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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 14:49
Je le sais pourtant. Il ne faudrait jamais commencer sa semaine un mardi. Ni un lundi d'ailleurs. Mais à chaque fois, je fais l'erreur. Ca doit être la fatigue. Car on ne le dit pas assez, mais être bédéphile, ça peut être fatigant. Surtout quand on va à Angoulême.

Bon, là, ça allait encore. Pour une fois, j'y allais vraiment en pur touriste. Aucun objectif particulier en tête, aucune contrainte, un accès presse m'ouvrant toutes les portes et une tête tondue qui m'assure de nouveau un bel anonymat. C'est fou comme quelques cheveux en moins peuvent vous faire disparaître de certaines mémoires. Ca doit être ça, la magie vaudou. Donc voilà, l'appareil photo à la main (quelques photos sur Wart), je suis parti avec seulement ma bite et même pas mon couteau à l'assaut de l'évènement bd de l'année, sans doute le seul si on en croit les médias. J'aurais sans doute dû penser à prendre aussi mon bonnet, parce que même si pour une fois, il faisait beau à Angoulême (si si, c'est apparemment possible, merci le réchauffement climatique), les nuits sont tout de même bien fraîches.
Et donc, en tant que touriste, on se rend compte que le festival était à l'image de l'année écoulée en bd. C'est bien, c'est beau, et c'était sans doute la meilleure organisation que j'ai connue, mais c'est mou. C'est pas mal, un peu comme un sandwich sans mayo. C'est bon, mais il manque un truc. Enfin bon, j'ai au moins pu voir des gens que j'aime bien, même en rencontrer des nouveaux, voire mieux encore, en retrouver des anciens dont j'avais complètement perdu la trace (coucou Cath). Bon, j'ai l'impression d'avoir vu moins de monde que d'habitude, mais c'était des bons, alors ça va quand même. Les BD, elles, m'ont laissé sur ma faim. Alors je me suis fatigué dans les soirées.

Et je me retrouve donc au bureau, ce mardi, avec une floppée de mails en retard et du sommeil plein les paupières. J'ai fait un score minable au bowling ce midi. J'apprends que Dina, qui vient de passer 3 semaines en arrêt maladie, prolonge son absence d'un mois (les effets d'une non-augmentation). Parmi les intérimaires qu'on nous propose, il y a une dénommée Cindy. Et freakylady arrête son blog. Faudrait jamais commencer sa semaine un mardi.
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 15:58
Bon be il va être temps de se préparer pour le week-end. Ben oui, les pitis, c'est bientot le noël du bédéphile. Vous allez surement en entendre parler. C'est bien d'ailleurs la seule fois de l'année où on vous causera bd à la télé. C'est le festival d'Angoulême à partir de demain. Et forcément, j'y vais. Enfin vendredi. Après 3 ans d'absence.

Parce que bon, Angoulême, c'est loin quand même. Et puis c'est froid. Et à cette période de l'année, c'est plein de gens bizarres. Vous avez ceux qui viennent chasser la dédicace ("Alors? T'as eu quoi aujourd'hui? T'as un bon coin? Nous on vient en famille, avec la malle de bd à dédicacer. Heureusement que je garde à jour dans un classeur mon tableau de chasse"). Il y a ceux qui viennent donner des dédicaces ("Monsieur? _ HEIN? QUOI? C'est pas moi! J'ai fait mes 10h de dessin aujourd'hui, je peux plus, laissez moi tranquiiillllle... _ Non mais c'était juste pour dire que vous avez laissé tomber vos clés là...") et accessoirement, pour voir les collègues (c'est un peu un métier d'autistes) et se pinter la gueule aux frais de leurs éditeurs. Et puis il  y a ceux qui sont là parce que ça fait bien, c'est incontournable, comme acheter le Goncourt de l'année ou aller au salon de l'agriculture pour un président. Avant, il y avait aussi les curieux et les amateurs, mais il semblerait que ces espèces soient définitivement éteintes. En tout cas, au festival d'Angoulême, on n'en a plus vu depuis longtemps.

Pour ma part, j'y serai en tant que parasite, à voir des gens que j'aime bien, à dépenser des sous pour les nouveautés en avant-première, à me la pêter en passant devant tout le monde avec mon badge presse (je ne suis pas journaliste, hein) et à discuter avec des auteurs qui se demanderont ce que je suis venu foutre là. Il y a pas à dire, c'est beau, la gloire virtuelle.

En tout cas, pour ceux qui souhaiteraient suivre le festival au jour le jour, faut aller voir chez Wart. On va être une super équipe de détachés losers de chocs sur place. Ca va farter.
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 11:04

...

...


hum!



* gratte gratte *


Du dudum dumdum dumdumdum duuuuum
Du dudum dumdum dumdumdum douummm
dum duuum...



Mwooooooooh



Mais qu'est-ce que..??



...



Hein? Non, rien.



MMh? De? J'ai pas prévenu, peut-être? C'est la pause.
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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 15:39
Alors que je rentrais d'un week-end mou en Espagne avec ce qui semble être un début de gastro (on ne devrait jamais manger de fausses knakis, surtout espagnoles (en même temps, c'est ma faute, j'avais réclamé)), je me demandais pourquoi il y avait surtout des filles à venir lire ici (j'inclue dans ce troupeau cette femme à barbe de Francis). Je sais, je me le demande souvent, mais ça m'intrigue beaucoup. Alors j'ai repensé à mon week-end avec des donzelles et j'ai peut-être trouvé des pistes.

Déjà, je ne dis rien sur leurs activités féminines. Bon, des fois, je me moque, mais c'est mérité. Faut dire que c'est facile, elles manquent un peu de couille. Mais bon, j'ai (encore) rien dit sur le tricot par exemple. Pourtant, y aurait moyen. Rien qu'en pensant à tous ceux qui doivent porter le résultat (qui pique en plus) de ce temps perdu, les aiguilles en main, les feux de l'amour aux yeux et la bave aux lèvres, ça me donne des frissons.
Je ne cache pas non plus mon gout pour certaines activités pourtant typiquement féminines comme la confection de gateaux ou la dépense monétaire inconsidérée. Rien que ce week-end, on m'a réclamé mon fameux gateau de savoie sarthois. J'ai même gouté les super bon pralinés belges qu'elles avaient dans leur frigo, et je n'ai rien dit quand on regardait pour leur faire plaisir, des hommes grands et musclés couverts d'huile en train de catcher. Il y avait même une version féminine avec certaines combattantes en cuir rose (ahhhhh la Glamazone... Tu peux aller te rhabiller, Xena!) mais je n'ai pas insisté pour qu'on change de chaîne.
Je les laisse aussi aller à leurs bas instincts, car il faut le dire, la nana aime bien laisser résonner ses fonctions naturelles quand on n'exige pas d'elle d'être une princesse.

Et puis surtout, je parle de rien. Alors ça, je crois que c'est le plus gros appat à gonzesses sur ce blog. Ah ça, pour babiller sur le futile, y a du monde. Je crois que ça doit être une invention de fille, en fait.Faut dire qu'elles ont de quoi faire pour s'entrainer. Rien que ce week-end, elles ont essayé de me faire acheter Cosmo. Je me demande s'il va pas falloir que je commence à parler de trucs importants ici, histoire que ça s'équilibre.
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 15:32
Hier soir, je suis un peu parti à l'aventure pour découvrir une des créatures si mystérieuses qui trainent parfois dans les allées du net. Pas facile à dénicher, l'alcool l'avait égaré sur mon mail. C'est ainsi que j'ai pu étudier d'un peu plus près (mais pas trop quand même, elle avait la crève), cette espèce à la durée de vie éphémère et aux gouts incompréhensibles: une fan. Oui, oui, je sais, moi aussi j'aime bien la façon dont ma veste moule mon crane sans craquer.

Une groupie donc. De ce blog. Comment cette mutation a-t-elle pu apparaître chez des personnes que rien ne prédisposent à l'anomalie génétique? Pourtant, rien ne la distingue apparement de l'internaute moyen. Je sais que tous les mauvais goûts sont dans la nature, mais quand même. Et pourtant, elle avait l'air gentille. Et même drole parfois (me demander si ce truc serait un jour édité, ahlalala, j'en pleure encore de rire). Bien sur, elle a prétexté ses microbes, mais elle s'était déjà épanchée en ligne avant de les rencontrer.
Il m'a fallu du temps pour commencer à comprendre cette anomalie. Au moins 3 Sprites. Et je pense avoir trouvé une piste possible. Comme beaucoup, la pauvrette est tombée ici par hasard et la faineantise aidant, elle n'est pas allé plus loin pour trouver mieux. Et pourtant, il y a mieux. Il suffit de cliquer dans ma liste de liens, bande de larves! Des gens qu'écrivent bien et qui en plus ont le mérite d'être drole, y en a des très bien. Comme Agapi, Raph (même s'il est suisse et qu'il a eu un prix à Romans), Francis (même s'il est barbu), Kir (même si elle écrit plus (vous avez qu'à lire les archives) sous couvert d'excuses fallacieuses comme un mariage) ou encore Princess Klopobek (même si elle est belge et pauvre). C'est quand même pas compliqué.

Enfin bon, elle aura eu le mérite de me faire penser à gueuler un peu sur tous ces lecteurs qui restent plus longtemps que le temps de s'apercevoir qu'ils se sont perdus. Et aussi de me faire sortir de chez moi, ce qui me permettra de calmer les amis qui m'incitent à sociabiliser en local. C'était pourtant pas facile. Elle doit déjà regretter.
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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 11:56
Nous nous sommes rencontrés au supermarché et tu m'as tout de suite plu. Tes grands yeux, ta petite robe... Une sorte de coup de foudre. Comme quoi, les rayons fruits et légumes peuvent servir à quelque chose, finalement.
Je t'ai acheté du fromage et du saucisson. Tu as accepté de me suivre malgré ça. Nous étions définitivement fait pour nous entendre.
Je t'ai promené un peu partout. Dans la voiture de mon frangin, je t'ai fait découvrir un peu d'où je viens. Nous avons fait le tour de mon bled. Ce n'était pas folichon, mais tu ne m'en as pas tenu rigueur.
Je t'ai même présenté à mes parents, ce qui n'arrive quasi jamais. C'est dire si j'étais sûr de moi.
Chez eux, je n'ai rien caché, alors qu'ils ne savent pourtant rien de moi. Je t'ai même frotté le dos et je t'ai préparé un bain.
Mais c'est là que ça a commencé à déraper.
Tout allait trop bien entre nous, c'était forcément louche. Ce n'était pas normal.

J'entends encore tes petits cris vaporisés lorsque je t'ai déposée encore trempée sur la plaque en métal bouillant. Tu m'implorais, mais je ne t'ai pas écouté.
Je t'ai violemment déshabillé avant de t'enduire et de te mordre à pleine dent.
Je sais, c'est cruel après tout ce que nous avions vécu.
Mais il ne faut pas se leurrer, Charlotte. Tu n'étais qu'une pomme de terre et les lois de la raclette sont indiscutables.
N'empêche, tu étais vraiment à croquer.
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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 21:55
Le même rituel, inlassablement ou presque.
Tout commence vers 19h. On ne mets plus la table dans le salon, et on n'allume plus la télé dans la cuisine. Il parait que ça tue l'ambiance.
On se donne les cadeaux tout de suite. Il y a longtemps, on s'interrogeait sur le fait d'attendre la fin du repas, voire Noël, à minuit. Mais rapidement, personne n'envisageait de prolonger la soirée jusque là.
La boite de 100 boules pralinés accompagnée de son (petit) billet arrive donc tout de suite.
Et le menu invariable peut commencer.
Le foie gras et le saumon fumé en entrée, selon qu'on aime l'écoeurant ou la marée. Le tout accompagné de toasts, on a sorti le grille-pain pour l'occasion.
La mère commence à s'agiter dans tous les sens. Pas le temps de se poser, il faut faire le service. Rapidement tombera un "mais arrête donc, on n'est pas pressé, c'est Noël". Quasiment la même excuse qui servira à la présence des chiens sous la table: "Pour eux aussi, c'est Noël.".
Ensuite, enchaînement de volaille aux marrons, plateau fromage, buche au beurre et au café.
Bourrage d'estomac avant d'aller comater devant la télé, en espérant un dessin animé d'Asterix en attendant les bêtisiers.
Le point culminant de 5 jours d'inexistence cérébrale, bruxelloise, bancaire et mondiale. Cinq jours pour la même heure et demi que tous les ans.
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 09:43
Se sentir submergé.
Littéralement.
L'impression d'avoir la tête sous l'eau.
D'être dépassé par tout et n'importe quoi.
Que la plus petite action devient soudainement insurmontable.
Même le minimum vital devient excessif.
Et s'enfoncer.
Juste retourner au foetus.
Au chaud.
Sans contact, sans lumière.
Juste le coma et la chaleur.

Et puis les petits flotteurs arrivent.
Pas la bouée, ni la canot de sauvetage.
Juste des flotteurs.
Futiles et inconscients de leur valeur.
Mais en nombre.
Juste assez pour remonter doucement.
Tout en évitant la décompression violente.

J'aime bien mes petits flotteurs actuels.
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 15:36
Il y a quand même des moments où je me demande quelle tête les gens voient quand j'arrive quelque part. Par moment, c'est assez étrange. Par exemple,  quand j'étais à la fac, je sais qu'on me prêtait beaucoup une tête de Stéphane. J'ai jamais compris pourquoi mais c'était assez universel. Des gens qui ne se connaissaient pas entre eux, m'appelaient toutes Stéphane.

Dernièrement, une serveuse de Quick était persuadé que je portais des lunettes et m'avait décrit comme tel à sa collègue qui m'amenait mon supreme giant en retard. J'ai l'impression  que les gens me voient différement de ce à quoi je ressemble vraiment. Enfin, surtout les gens qui me connaissent pas ou peu. Ma tête doit avoir un drôle de pouvoir déformant. Et le truc, c'est quand on finit par s'habituer à ma tête et à me regarder vraiment, c'est d'autres trucs que ça déforme. Comme ma voix.
Récemment, je suis passé sur RFI (il parait, j'ai pas encore écouté (non, je ne donnerai pas le lien et c'est pas la peine de chercher)). Ceux qui me connaissent me disent qu'ils ne me reconnaissent pas. C'est exactement le même genre de réactions que j'obtenais quand je faisais de la radio. Ou quand j'ai fait cette vidéo sans queue ni tête ici (là, vous pouvez toujours chercher si ça vous amuse). Apparement, quand elle passe par le filtre du micro, ma voix n'est plus la mienne. Comme si les gens m'écoutaient beaucoup avec leur yeux. T'enlèves ma tête du paysage, et ma voix prend soudainement un timbre qu'on ne lui connait pas.

Je devrais peut-être faire agent secret ou kidnapeur. Je suis un peu le parfait incognito. Pourtant, il me semblait que ma fiole était assez remarquable. Faut dire qu'une face de fausse couche, on n'en voit pas tous les jours. Mais pour demander des rançons par téléphone et partir sans se faire repérer, ça devrait aller. A moi la fortune.
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 16:20
Dernièrement, je me suis rendu compte d'un truc bête: j'ai souvent vécu au troisième étage. C'est même pas conscient, mais je me retrouve souvent à ce niveau là, je sais pas bien pourquoi. J'ai peut-être une prédisposition génétique au troisième étage. Ca mériterait peut-être une étude.

Bon, j'ai pas vécu qu'à ce niveau là, mais la plupart des endroits où j'étais bien, c'était souvent au 3ème. A commencer par le hlm où j'ai vécu mon enfance. Depuis que mes parents ont déménagé dans une maison, c'est vrai que j'y vais moins souvent. Bon ok, j'ai bien du vivre 7, 8 ans dans cette maison, mais quand même.
Après, il y a eu des chambres pourries lors de mes études avant d'arriver finalement dans ma résidence étudiante, au 3ème. Même qu'on me connaissait comme le mec du 3ème. Même que 6 mois après mon départ, on venait se plaindre que le mec du 3ème pissait dans l'escalier. Ok, c'était peut-être pas moi, le mec du 3ème en fait.
Quand j'ai eu mon premier appart, ça a failli changer. J'étais au premier. Sauf que la porte qui ouvrait sur la rue, celle par où tout le monde rentrait, elle était au -2.
En région parisienne, c'était différent, j'avais pas trop le choix. Mon rez-de-chaussée était pas si mal, si on ne tient pas compte de la moisissure et de la tuyauterie en plomb. Et maintenant, Bruxelles, au 3ème sous les toits.

Je me dis que si je dois chercher un appart, je devrais peut-être spécifier l'étage. Surtout que le 3ème, c'est le seul sport que je m'autorise, en évitant l'ascenceur. Après le pétage de ventre de ce midi, c'est peut-être pas du luxe.
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