Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 00:00

Puisqu'aujourd'hui, c'est donc la fête nationale belge et que je suppose que la plupart de toi, lectorat, tu es français, ben on va essayer de répandre un peu de belgitude ici. Bon alors, déjà, première chose à retenir, ici on ne dit pas "vive le président" mais "vive le roi!". Tu me diras, les "vive le président", on les dit pas non plus en France, on ferme sa gueule de honte, mais bon, c'est pour l'info. On sait jamais, le net est lisible par tous après tout.

 

Donc, le belge parle presque français. Enfin des fois, il parle kreukreu, mais on va laisser tomber ceux-là pour l'instant. Certains belges iraient même jusqu'à dire qu'ils parlent mieux français que leurs voisins du sud, en pavoisant de parler un vieux françois du moyen-age. Ah ah, qu'il est joueur ce belge. Alors pour parler belge, c'est facile. Au niveau de la prononciation, c'est quasi pareil mis à part le ui qui se prononce toujours oui et le w qui se prononce toujours oué. En gros, ça donne: le ouagon a pris la fouite. Ah important, le belge ne dit jamais "une fois", ou alors c'est un kreukreuphone d'origine. Il utilise aussi quelques contractions différement. Par exemple, "ce que je dis" ne sera pas raccourci en "c'que j'dis" mais plutôt en "ce qu'je dis". C'est un peu déroutant, mais on s'y fait. On peut aussi utiliser certains adjectifs pour désigner un état de fait, comme dans la phrase "j'ai facile à me foutre de leur gueule".  Enfin, les deux armes ultimes pour se fondre dans la foule belge, c'est tout d'abord les 70 et 90 prononcés septante et nonante. Et la deuxième, c'est l'utilisation du verbe savoir en lieu et place du verbe pouvoir. "Je ne sais pas fermer mon manteau!", ça surprend la première fois et on comprend pourquoi ils passent pour des gens simplets aux yeux de la France. Sorti de là, le reste est du patois. Bon, y a bien quelques mots sauvages comme brol (=un truc), oufti! (= l'exclamation "putain!" mais en poli), kot (=appart d'étudiant), farde (=pochette)... mais rien de rhédibitoire pour qui voudra se faire passer pour un belge. Non, le truc le plus dur, ce sera surtout l'accent français à effacer, mais ça, je l'entends pas encore.

 

Bon allez, c'est pas tout ça, mais c'est la célébration des cent septante cinq ans de la royauté belge. Alors ce qu'je vais faire, c'est aller célébrer ça devant un ice tea pêche et en offrant des gueuzes. Ah j'ai facile de me moquer des pauvres français qui ont des brols à faire aujourd'houi mais ça me goute fort. Alors je vais profiter de la journée en attendant la nouit et le feu d'artifice.

Repost 0
20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 00:00

Ah vous vous moquiez la semaine dernière. Oui vous, les petits saloupiaux qui profitaient du 14 juillet en nargant le pauvre exilé bruxellois, obligé d'aller au bureau ce jour là. Mais je l'avais dit qu'il y aurait rétribution. Je savais que je pourrai manger mon plat froid, ce qui tombe plutôt bien vu le temps. Alors, histoire de savourer tout ça comme il se doit, je vais me faire un plaisir d'imaginer mon programme de demain.

 

Déjà, demain, j'ignorerai totalement le matin. Bon, je sais que par habitude, je serai sans doute réveillé vers 7h, mais rien à foutre, je reste au lit. Lecture bd jusqu'à midi, à la fraiche, les poils à l'air sous le velux ouvert. Après un ptit dej' léger (bien fait de remplir le frigo hier), je me ferai un vrai plaisir d'éviter consciencieusement le défilé militaire de la fête nationale. On notera au passage que les belges ont le bon gout d'organiser leurs défilés l'après-midi, histoire qu'on puisse les manquer avec déférence. J'en profiterai sans doute pour sortir et aller profiter d'une des terrasses qui s'ouvrent à moi. Je ne le fais que rarement, mais je crois que l'occasion mérite. J'irai peut-être même trainer du côté de Bruxelles-les-bains, prendre un transat et roupiller au soleil. Ou alors je m'aspergerais un petit peu sous les fontaines en pensant bien fort à tous mes amis français prisonniers de leurs bureaux. Et je lézarderai tranquillement en attendant le feu d'artifice royal du soir.

 

Vraiment, demain sera une belle journée. Bon, il y a des chances que je ne fasse rien de tout ça, à part suer sur mon canapé, ce que j'aime aussi beaucoup mais rien n'est moins sur. J'essayerai de faire un effort, pour toi, travailleur professionnel plein de conscience laborieuse. Et pour les autres qui sont en vacances, je vous conchie cordialement.

Repost 0
20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 00:00

C'est une surprise pour personne, surtout en ces temps de canicule, le problème environnemental le plus inquiétant est le réchauffement planétaire. Pourtant, moi j'ai rien contre la canicule et je serai pas contre voir arriver la plage à Bruxelles, mais là n'est pas la question. La planète se réchauffe, des milliers d'animaux se voient rejoindre le dodo au paradis des espèces éteintes et sahara-plage commence à venir titiller la dune du Pilat. Il était donc temps d'agir et c'est pour ça qu'a été créé le World Jump Day et si je t'en parle (on se tutoie, c'est plus sympa, tout ça), c'est parce que c'est aujourd'hui.

 

En gros, le principe est simple. Des scientifiques allemands auraient déterminé que si suffisament de personnes sautent tous en même temps sur une zone donnée, ça peut modifier légèrement l'orbite terrestre, histoire d'agrandir légèrement l'ellipse autour du soleil pour retrouver un climat un peu plus tempéré. Pour que ce soit efficace, il faut un minimum de 600 millions de sauteurs. Et si j'en crois leur site web, ce chiffre est déjà atteint et même dépassé. Enfin en tout cas, pour ceux qui ont bien voulu s'enregistrer. On vous donne même l'heure précise à laquelle il faudra sauter ce midi (car oui, c'est bien ce midi qu'on change la face du système solaire) selon l'endroit où vous êtes (votre fuseau horaire en gros). En tout cas, il est bon de voir qu'autant de gens se mobilisent pour l'avenir de la planète, histoire qu'on puisse polluer tranquillement de nouveau. Et puis d'ici à ce qu'on rejoigne l'orbite martienne, il nous reste encore un peu de marge. C'est dommage aussi pour les éclipse. Jusqu'ici, on peut dire qu'on avait un peu le cul bordé de nouilles avec notre lune qui est 400 fois plus petite que le soleil, mais placée à 400 son diamètre de l'astre ce qui fait qu'on a droit à des eclipses parfaites, avec un belle couronne quand le satellite vient nous faire de l'ombre. Là, ce sera moins ça mais faut savoir ce qu'on veut dans la vie.

 

Bon, bien évidément, ce site est une grosse supercherie. Je crois qu'il est relancé tous les ans. Et j'ai comme un doute sur les 600 millions d'inscrits. Mais je suis sur qu'il doit quand même y en avoir quelques un, et ça fait plaisir de voir qu'il y a des gens prêt à se réunir pour sauter tous ensemble. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour certains, ça veut dire beaucoup. Sans doute des vieux craignant la canicule. En tout cas, c'est courageux, parce que je peux vous dire que sauter avec un déambulateur au risque de se casser une hanche, c'est pas facile.

Repost 0
19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 00:00

Alors que je luttais vaillament pour virer Milly Vanilli et leurs épaulettes géantes de mon paysage mental, je me suis fait subitement msn-iser par Yannick (que Christian Blachas lui prête force et inspiration), toujours bien informé sur ce qu'il se passe dans la blogosphère, notamment au niveau marketing, pub et autres infos intéressantes. Il m'a donc renvoyé vers le blog de Jean-Marc Morandini.

 

Etant un téléphage repenti ou presque, les dernières images que j'ai du bonhomme, c'était son fameux Tout est possible où l'on pouvait voir du tout et du n'importe quoi, mais surtout du pire ("Ce soir, l'informaticien au petit sexe en forme de clé usb, mis en accusation par Dell pour avoir tenté de violer son unité centrale"). Je me souviens aussi qu'il était depuis passé par la radio où il parlait télé, en invitant des gens qui venaient lacher des "scoops", dont notamment Bernard Montiel qui en avait profité pour bien cracher sur tout le PAF. Donc, pas vraiment une image glamour, le Jean-Marc, même si j'avais lu que son émission de radio était quand même d'un meilleur niveau, moins racoleuse, tout ça , tout ça.

 

Je commence donc la lecture des dernières notes du blog, reprenant à priori le principe de l'émission de radio (parler de télé donc). Et je tombe sur ces 2 news qui, si elles n'en sont pas moins savoureuses, ont plutôt tendance à laisser croire que le racolage a toujours la côté chez Jean-Marc. Tout d'abord, on apprend qu'une chaine généraliste anglaise va diffuser une grande compétition de masturbation. Encore un pic d'audience qui sera arraché à la force du poignet.

Et puis on apprend aussi le retour de la roue de la fortune, bientot sur tf1, avec aux commandes Christophe Dechavanne. Mais surtout, on apprend que la remplaçante d'Annie Pujol est une certaine Victoria Silvstedt, jeune bombe anatomique suédoise, ex-athlète de ski, ex-Playmate Playboy, ex-présentatrice d'Eurotrash. C'est là qu'on se rend compte à quel point on a pu sous-estimer Annie Pujol, pour que des jeunes femmes comme Victoria se battent pour avoir son job.

 

En tout cas, tout ça ne m'incitera pas à rallumer ma télé. J'ai l'impression d'avoir déjà vu tout ça, jusqu'aux potiches qui tournent les lettres à la télé en faisant fantasmer dans les chaumières (ahhh Annie). Je crois que je vais plutôt aller me changer le paysage mental en allant écouter, pour changer des 2 zouaves du début de note, un vrai artiste qui chante, Plastic Bertrand (La justice a tranché, c'est bien lui qui chantait Ca plane pour moi. La preuve? Ben c'était son nom sur la pochette du disque).

Repost 0
19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 00:00

Je sais qu'on me prête généralement une réputation, au mieux, de goujat et au pire de misogyne. Tout ça parce que je refuse la galanterie au profit de la politesse mutuelle et que je n'hésite pas à envoyer chier les demoiselles au même titre que n'importe quel autre humain. Comme disait l'autre, je ne suis pas misogyne, je n'aime personne. Et pourtant, hier, je me suis fait avoir.

 

Quand elle m'a demandé de la porter, aussi légère soit elle, j'aurai du me douter que ça commencait mal. Et pourtant , je l'ai portée.  Ensuite, quand elle m'a réclamé des canards, j'ai sombré un peu plus. Et au point où j'en étais, le service à thé made in china n'a pas vraiment fait résonner de résistance en moi. Quand elle a fini par réclamer le gros camion américain et la voiture de sport, j'étais déjà vaincu. Je n'en ai même pas profité moi-même. Je me suis contenté de la regarder tourner, alors qu'elle observait bien la route en jouant du klaxon. J'ai même souri alors qu'elle faisait des oeillades au garçon en jeep derrière elle. Mais de toutes façons, je ne crois pas qu'on m'aurait laissé monter sur le manège.

 

"J'étais chien méchant

elle me fait manger dans sa menotte

J'avais des dents de loup

je les ai changé pour des quenottes..."

 

A même pas encore 4 ans, elle m'a fait faire ce qu'elle voulait. J'ai même bu de son faux café, moi qui n'en prend jamais, et j'ai tartiné son pain. Va pas falloir que mes amis se reproduisent de trop, parce que je crois que je vais finir en paillasson.

Repost 0
19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 00:00

Mon alimentation ayant pour base principale, la pomme de terre, je croyais en connaitre jusqu'ici toutes les formes mangeables qui sont toutes, on peut le dire, fort succulentes (à l'exception notable du gnocci qui est une invention du diable et sans doute l'aliment le plus fadasse qui soit). Mais s'il est une vérité en ce bas monde, c'est bien qu'on apprend à tout age. Et grace à Folie Privée (que les frites pleuvent sur elle et lui prodiguent force et longue vie), je viens de découvrir une nouvelle forme de plat à base de patates que jusqu'ici j'ignorai: la poutine.

 

 

 

Alors pour faire simple, la poutine (du moins, la version de base) est un plat à base de frites molles, de fromage en grains (???) et de sauce brune qui ressemble fort à du jus de viande. Les frites sont entourées de fromage sur lequel on verse la sauce brulante pour qu'il fonde légèrement. Une espèce de mélange entre les frites et la raclette, recouvert de jus de cuisson. Rien que de l'écrire, la sueur s'empare de mon front et mes papilles se réveillent. Ayé, j'ai bavé. Une recette québéquoise simple et qui s'annonce comme efficace.

 

Pourtant, jusqu'ici, je me méfiais des québéquois, culinairement parlant. Un de leur représentant m'avait parlé des creutons qui sont, si j'ai bien compris, des rillettes servies chaudes sur un roti. Etant moi-même issu du pays de la rillette (loué soit son nom), j'avais été assez choqué. Mais là, la gastronomie québéquoise remonte d'un bond dans mon estime. Sans même l'avoir gouté, je crois que le plat va se frayer une bonne place dans mon panthéon culinaire. Je ne pense pas qu'il ira jusqu'à bousculer la sacro-sainte raclette (Halleluiah!), mais quand même, me faire baver à un océan de distance, il fallait le faire. Ayant déjà prévu des vacances outre-atlantique en Septembre, je crois que la recherche de la poutine va devenir une de mes priorités sous peu. Rhaaaaaaaaaa lovely.

Repost 0
18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 00:00

Aujourd'hui, j'ai entendu le mot laché pour la première fois: canicule. Bon, on ne peut pas dire que je suis vraiment les nouvelles, donc peut-être qu'on est dedans officiellement depuis plusieurs jours, j'ai pas suivi. En plus de régler le problème des retraites en France (en Belgique, le vieux est plus accroché à son bar qu'un fonctionnaire à ses acquis sociaux), ça donne plein d'envie. Limite, ça change les gens.

 

Envie de lunettes de soleil alors que j'aime pas en porter.

Envie de ne porter que mon caleçon alors que je n'aime pas exposer mes poils (par pure bonté à l'égard de mes con-citoyens).

Envie de ma baignoire alors que je suis généralement fidèle à ma douche (et tendre).

Envie de plages alors que je suis fort urbain.

Envie de sortir de ma grotte alors que je suis un ours.

Envie d'arrosage collectif dans la joie alors que je suis généralement misanthrope.

Envie d'une terrasse de bar plutôt que mon canapé trempé de sueur.

Envie de sable entre les doigts de pieds, nus et libres, alors que je suis pudique.

Envie de ZZzzzzzz....

Repost 0
17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 00:00

Mais non, c'est Superman bien sur. Ce week-end, j'ai de gros efforts pour sortir de chez moi, et donc, j'ai réussi à atteindre une salle obscure pour mater le retour du big blue.

 

Ben il y a pas à tortiller du cul pour chier droit: il est fort, ce Bryan Singer. Je bouffe du comics depuis que je suis tout petit, et ça reste encore mes lectures principales. Et faut reconnaitre que comme adaptateur de comics au ciné, il est très doué. J'avais déjà bien aimé ce qu'il avait fait sur les x-men, alors que la rumeur disait qu'il connaissait pas trop les persos à la base, mais là, ce qu'il fait à l'ancien, c'est fort.

 

Pourtant, j'étais septique en voyant l'acteur qui avait été retenu. On peut pas dire qu'il a le charisme d'un Christopher Reeve, à première vue. Il n'a pas l'air non plus d'avoir trop la stature d'un Superman quand même. Et ben je ne sais pas si c'est les effets spéciaux, mais il en impose, le Brandon Routh. Par moment, on pourrait même lui reconnaitre un air du Christopher. Et à côté de ça, le Bryan lui a pondu une histoire sur mesure. On voit qu'il en a bouffé du Superman, le petit gars. Déjà, il s'est bien intégré dans la suite du premier film (apparement, il a rien repris des suites), en reprenant pas mal de morceaux, surtout ceux avec Marlon Brando en Jor-El. Ensuite, pour les connaisseurs, y a plein de scènes qui sont tirées directement du comics. Ca n'a aucun intérêt pour l'histoire, mais les afficionados apprécieront (pour l'exemple, la scène où Superman sauve la nana dans sa voiture, c'est une mise en image de la couverture du tout premier numéro de Superman, datant de 1938). Et à côté de ça, l'histoire tient debout. Le retour de Superman, 5 ans après qu'il ait quitté la terre sans prévenir personne, pour aller inspecter les restes de Krypton. Vraiment bien vu, bien pensé, bien fait. Le casting s'en sort pas mal du tout, en particulier Kevin Spacey en Lex Luthor, bien dans la droite ligne de Gene Hackman (même si le Luthor des comics est aujourd'hui bien moins primesautier). Bon, on y trouve des longueurs, mais au final, quand on se rend compte qu'on sort de la salle après plus de 2h30 et qu'on n'a pas vu le temps passer, on se dit que vraiment, il est fort le Bryan.

 

En tout cas, rien que le générique avec le thème archi-connu, ça m'a plus foutu le frisson qu'un épisode de Star Wars. Et même si elles sont peu nombreuses (et on appréciera le fait que le film ne soit pas basé que là-dessus), les scènes d'action sont véritablement impressionantes, à la hauteur du titan kryptonien. En tout cas, ça m'a bien donné envie de revoir les premiers films.

Repost 0
17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 00:00

Je ne sais pas si je peux dire que je suis heureux. En tout cas, satisfait, non, ça, on ne peut pas. Et pourtant, je crois que je suis assez content. Dans le sens où, pour l'instant, je me contente de ce que j'ai.

 

Je ne sais plus qui j'avais entendu dire: "j'aime avoir mal quelque part, comme ça, je sais où j'ai mal". Je suis assez d'accord avec cette phrase. En ce moment, même si ce ne sont pas encore des douleurs lancinantes, je sais où j'ai mal. C'est toujours mieux qu'une douleur diffuse. Au moins, on sait d'où viennent les coups. Mon asociabilité me pèse parfois. Mon boulot m'emmerde profondément et j'aimerai m'approcher du milieu de la bd. Je sais que mes jours de déprime, je les dois surtout à ces 2 raisons. Du coup, je cesse de m'en faire. J'ai une vague idée de ce qu'il faudrait pour changer tout ça, même si je n'ose pas pour l'instant prendre les choses en main. Mais bon, du coup, ça me permet d'apprécier tout le reste.

 

Et je ne peux pas vraiment dire que je sois à plaindre. Comme on me l'a rappelé récement, j'ai une santé de fer. A part pour des radios et des séances de kiné, je n'ai jamais mis les pieds dans un hopital comme patient. Je suis toujours étanche, scalpelement parlant. Je mange comme un porc et n'ai toujours pas subi de malaise cardiaque ou d'obesité flagrante. J'habite la meilleure ville qui soit, à mon gout, dans un très bel appart, en plus. Je gagne plus que bien ma vie et je peux m'acheter autant de pots de mayo, bd et chocolats que je veux. Alors je sais que je ne suis pas totalement heureux. Et quand ça me pèsera trop, il faudra agir. Mais pour l'instant, je suis content.

Repost 0
15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 00:00

Hier, j'ai cité mon amie Peggy. Et elle, toute contente d'être heureuse, de me réclamer aussi sec une note consacrée rien qu'à elle parce qu'elle est, je cite, "une personne géniale". Alors comme je suis pas un gars contrariant, je m'y colle. Mais faudra pas venir se plaindre après.

 

Donc voilà, Peggy (ou Perry comme ils disent en Espagne, ou Blue quand elle a commencé le web), c'est comme ma soeur. En tout cas, comme la soeur que j'aurai aimé avoir. En mieux, parce qu'elle a évité l'époque tirage de couette, j'ai évité son pays de vieux, et elle évité les rillettes familiales. La petite Peggy vient donc du pays du vieux, aussi parfois appelé pays du soleil ou Côte d'azur. En bref, elle est niçoise. Ah c'est sur, ça prédestine pas tout de suite à la grandeur. Surtout quand on voit que Nice est aujourd'hui devenu élevage officiel pour télé-réaliteurs. Enfin bon, elle s'enfuit de là pour aller s'exiler quelques années en Angleterre (franchement, quelle idée?), avant de revenir en France, puis de repartir en Espagne où elle va surement pas rester toute sa vie non plus. C'est ça qu'est bien avec elle, c'est qu'elle voyage. Et des fois, on voyage ensemble, c'est rigolo. Parce que Peggy est aussi rigolote.

 

Comme tout sudiste qui se respecte, Peggy aime le tape à l'oeil. Pire, elle aime le kitsch. Elle est fan d'Abba, des droles de dames, du rose, de Robbie Williams, de Gunther et de Chips. Mais attention, fan digne. Elle se rend bien compte que c'est complètement pourri (mais si, je te dis) mais elle assume. Et ça, c'est bien. Faut assumer. Du coup, quand on voyage, on va pas voir les musées tout de suite. On commence par les magasins de plastique (on vous conseille le Lager Haus à Stockholm), les supérettes, la télé locale. Et on rigole, tout heureux d'être un peu cons mais d'aimer ça. Parce qu'elle rigole beaucoup. Aujourd'hui, on peut le dire, elle a beau nier, Peggy est bon public. C'est une des rares à rire à mes bêtises, ou en tout cas, bien plus souvent que la moyenne. Avec un rire franc et bien sonore qui te fait ressortir le milkshake du nez si tu t'y attends pas. Et quand sa soeur s'y met aussi, on a la stéréo, c'est impressionant.

 

Enfin bon, même si on se voit quasi jamais (on habite rarement le même pays), on rigole. Ou en tout cas, on s'évite mutuellement de déprimer. Elle en rigolant à mes conneries, moi en étant content d'arriver à faire rire quelqu'un, même si c'est un peu facile. Donc voila, ami bôgoss, mon amie Peggy est libre en ce moment. Et comme t'as pu lire jusqu'ici, c'est une fille bien alors saisis ta chance. Tu peux m'envoyer ton mail, ton cv et ta photo, je transmettrai. Mais saisis la bien, parce que sinon, je te pête ta gueule. En toute fraternité bien sur.

Repost 0