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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 00:00

Ah ben voila, il y a un peu plus d'une semaine, je parlais de l'oeil bionique et du fait qu'on aurait bientôt des Steve Austin à tous les coins de rue. Ben ça commence. Je pensais bêtement que ça prendrait quelques années, pendant lesquelles on aurait eu encore droit à quelques exo-squelettes, des robots ridicules pour porter le plateau d'apéricubes et des grosses prothèses sur la face. Et bien non, le premier homme bionique vient de sortir.

 

Le premier homme bionique ne s'appelle donc pas Steve Austin, ni Lee Majors (oui, parce qu'en fait, tout le monde l'appelait Steve mais son vrai nom, c'est Lee), ni Super Jaimie. Non, le premier homme bionique s'appelle Jesse Sullivan. Après un électrocution sévère, le petit Jesse (54 ans quand même) a été amputé des deux bras, ce qui peut constituer un handicap gênant, surtout quand vous avez le nez qui vous gratte, du fait de la brulure au 3ème degré. Alors Jesse s'est fait greffer deux nouveaux bras, pas très beaux mais fonctionnels et bioniques. Le principe est assez simple (enfin, à dire en tout cas): on lui pose des électrodes sur la poitrine qui vont détecter les impulsions nerveuses qui correspondraient par exemple à "attraper ma canette de coca" et hop! le bras bouge. Bon, c'est pas demain qu'il fera du macramé ou du point de croix mais c'est déjà pas mal pour aller pêcher, tondre la pelouse ou attraper ses petits enfants.

 

A côté de ça, je vois que les japonais ne sont pas en reste puisque Toyota vient de développer une jambe robotique qui arrive à se déplacer à cloche-pied. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais au niveau équilibre, c'est très fort. Et niveau communication, NTT Docomo vient également de créer une espèce d'écouteur qui fait vibre les os du crane, ce qui fait qu'on entend mieux en milieu bruyant. En gros, quasiment un téléphone intégré au crane.

 

Bon, le cyborg, c'est fait. Reste plus qu'à attendre les androides. Finalement, ils sont forts ces scientifiques. Ils se sont loupés sur l'an 2000 où tout le monde attendait la voiture volante et a hérité d'une trotinette métallisée à la place, mais ils vont quand même réussir à nous faire vivre dans des séries télés. C'est beau.

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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 00:00

Aujourd'hui est un jour important. Et donc, aujourd'hui, hommage. Il y a très exactement 61 ans aujourd'hui, naissait à Liège (ils sont forts, ces belges) une de mes icônes, un de mes concitoyens grolandais, j'ai nommé Noël Godin. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais si je vous parle d'entarteur, de gloupier, d'attentats patissiers ou de BHL, je sens bien que la fibre chantilly frétille à l'intérieur de vous.

 

Ce grand homme s'est donc réinventé en gloupier, entarteur de personnalités arrogantes et enfatuées. Noël, si vous passez par ici, je tiens à vous faire cette déclaration solennelle: j'aime beaucoup ce que vous faites. Réussir à attaquer les egos à coup de crème fouettée (qui aura donc plus souffert physiquement que vos cibles), je trouve cela très beau. Et en plus, pousser la modestie jusqu'à encourager les encrèmeurs de tous poils, y compris ceux qui vous prennent pour cible quand ils pensent que vous abusez, je trouve cela très noble. Noël, vous êtes beau. Réussir à faire sortir la racaille qui sommeillait tranquillement dans le philosophe de St Germain des prés, amateur de cantatrice blonde à forte poitrine, c'est grand. Surtout au risque de votre vie, menacée d'écrasage à coups de talon. Réussir à monter, épaulé par l'incorruptible Internationale patissière, le débarbouillage d'un des hommes censément les plus puissants de la planète, depuis qu'il a mis son système dans les 3/4 des ordinateurs du monde, c'est tout simplement énorme.

 

Noël, frère grolandais, j'espère sincérement que l'exposition à la tarte à la crème favorise la longue vie, car je crois qu'on n'a pas fini d'avoir besoin de vous. Je sais bien que vous avez déjà entarté le petit Nicolas, mais vous nous avez déjà montré avec BHL, le nouvel ami de Vinvin, qu'une deuxième couche, voire plus, peut toujours s'avérer utile. Puisse votre tartapulte fonctionner encore longtemps. Gloup gloup!

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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 00:00

Non, ceci n'est pas une note pro-pantalons pour cacher les jolies jambes des filles. Ce n'est pas non plus un appel à la censure de Basic Instinct. Ce n'est même pas une requête désespérée pour obtenir une poussette grandeur nature spéciale faineant, avec 2 infirmières de playboy pour pousser le tout (un jour peut-être). Non, la grève des jambes, c'est le nouveau moyen de lutter contre la violence urbaine et le trafic de drogue.

 

A Pereira, en Colombie, le maire en avait marre de voir que les femmes idéalisent les hommes en treillis et fusils mitrailleurs. Le bad boy fait toujours recette là-bas. Toujours est-il qu'il a décidé de lancer une campagne visant à ramener sur terre les demoiselles, en leur faisant comprendre qu'un chef de gang traficant, c'est pas forcément le meilleur des maris. Et apparement, ça a porté ses fruits. Les demoiselles de Pereira ont donc décidé de faire la grève, les jambes croisés. Fini la bourrée entre 2 chargements de dope ou 2 guerres des gangs. Va falloir se la mettre sur l'oreille. Et en plus, c'est tout par amour. Elles ne veulent plus être veuves à 30 ans, ou élever des orphelins. Alors tout le monde se calme ou c'est transformation de la ville en couvent jésuite. C'est les chiens de la ville qui vont être contents.

 

Je ne sais pas si ça fonctionnera, mais c'est une grande idée. Pour peu qu'elles se décident à faire de la bouffe anglaise, et là, c'est imparable. Tenir les guerilleros par les couilles et par le ventre, je crois qu'ils vont vite se calmer. Vraiment, les femmes sont impitoyables.

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 00:00

Il y a 26 ans, cette dame italienne a eu la grippe. Ca arrive à tout le monde mais a elle, ça lui a fait peur. En fait, ça l'a même rendu phobique vis à vis des microbes. Du coup, elle a décidé de se la jouer à l'autrichienne avant l'heure et elle s'est barricadée dans sa maison, allant jusqu'à scotcher les bords de fenêtre. Hier, les pompiers l'ont enfin sorti de chez elle, et c'était pas beau à voir.

 

Après 26 ans d'enfermement phobique, la dame ne pesait plus que 30 kilos et avait des cheveux de 2m de long. L'odeur qui reignait chez elle était tellement pestilentielle que les pompiers ont du utiliser les masques à oxygène pour pouvoir entrer. L'histoire ne dit pas comment elle s'approvisionnait en bouffe, ni si on a retrouvé son chat. En tout cas, le truc qu'on sait, c'est ce qui a amené les pompiers à intervenir. On pourrait croire que ce sont des voisins, par l'odeur répulsés, qui auraient prévenu les services d'hygiène, voire la police en croyant trouver un charnier. Mais en fait non, elle a été "secouru" grace à son frère. Le monsieur, au bout de 23 ans, il s'est dit que ça faisait longtemps qu'il avait pas vu sa soeurette. Peut-être qu'il voulait lui emprunter ce 33 tours de Tino Rossi qu'il aimait tant. Bon, peut-être que c'est lui qui l'apprivisionnait, je ne sais pas. Mais il lui a quand même fallu 26 ans pour s'inquiéter de l'état de santé de sa frangine. Heureusement qu'il reste des valeurs sures en ce bas monde comme l'esprit de famille.

 

Ce week-end, j'ai réunion familiale sous forme de mariage. J'espère que le même esprit de famille ne viendra pas s'inquiéter de mon embonpoint (gagné pour ceux qui m'ont pas vu depuis longtemps, un peu perdu pour ceux vus plus récemment), de ma tonsure naturelle, de mon accent belge inexistant ou du fait que j'espère les quitter le plus rapidement possible samedi soir. Ca m'ennuierait qu'on m'empêche de devenir un vieil ermite entouré de ses chiens, avec plus de poils que de cheveux et qui fait peur aux enfants. C'est triste ces familles qui brisent les rêves d'enfants.

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 00:00

En ce moment, j'aime bien me faire des plaisirs culinaires bouyaves. Je sais bien que ce mot ne veut rien dire, mais pourtant, je trouve que c'est ce qui décrit le mieux la sensation fournie par ce genre de gastronomie. En gros, le bouyave, c'est un magma assez informe et collant, de préférence sucré qui vous emplit la bouche de bonheur.

 

En ce moment, ma gaterie bouyave du soir, c'est le quatre-quart au nutella. J'en vois déjà crier au sacrilège, à l'étouffe-chrétien, au scandale nutellisé. A ceux là, je dis en toute sérénité et avec la bonhommie qui me caractérise: je vous emmerde. Pour les autres, j'explique la recette, somme toute très simple. Il faut d'abord se procurer un quatre-quart, le genre bien ouvert sur le dessus et bien brillant et doré grace au beurre. Celui qui déjà vous cale bien la machoire rien qu'en bavant devant son emballage sous vide au supermarché. Pour le nutella, c'est facile, il suffit de prendre le seul et unique ferrero. Là où les choses se compliquent, c'est au niveau de l'équipement pour étaler. Un bon quatre-quart supporte mal la pression et aura tendance à se réduire facilement en miette. Il convient donc d'y aller prudemment. Du coup, on évitera tout de suite l'accessoire de prédilection pour le nutella, à savoir la petite cuillère. C'est bien pour du pain, ou pour manger dans le pot mais le quatre-quart ne supportera pas. Et un bon 4/4 de chez carrouf, ça se respecte! Pour les pros, on choisira plutôt un couteau spécial à tartiner. Le modèle de compet' chez moi, c'est le couteau à tartiner en plastique de couleur pastel de chez Läger Haus (magasin du plastique à Stockholm). Avec ça, vous ne pouvez faire qu'un sans faute à l'exercice du poser-tartiner, que même la juge russe vous met un 9 minimum. Sinon, un couteau à bout rond en inox  fera l'affaire (mais c'est moins drole).

 

Et après, c'est gavage. Débranchez votre téléphone, parce que ce ne sera pas le bon moment pour répondre. Avec un bon quatre-quart sur-nutellisé, vous en avez pour un bon quart d'heure à terminer votre part qui ne fait pourtant que 4 bouchées. On mastique, on se décolle les chicots, on les recolle à la pate à tartiner, on s'étouffe un peu, mais c'est que du bonheur. Prévoyez quand même une boisson claire avant de sourire à votre dulcinée, si vous ne voulez pas être privé de bisouilles pour le reste de la soirée.

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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 00:00

Le lundi, il y a toujours des trucs super gais dans le journal. Des trucs pour te mettre de bonne humeur et te motiver pour continuer ta semaine plein de joie et d'entrain. Donc ce matin, dans la feuille de chou, ça causait suicide.

 

On apprend donc que le taux de suicide en Belgique, France, Finlande et Danemark est largement au-dessus de la moyenne mondiale. Là où le reste du monde plafonne a 14 morts pour 100 000 habitants, dans nos paradis occidentaux, on va taper dans les 21 à 23 personnes. C'est la première cause "externe" de mortalité chez nous. Et si l'homme et la femme sont censément égaux en droit, ils ne le sont pas devant le suicide. Autant en tentatives, les femmes explosent tout en étant 14 fois plus nombreuses que les hommes à essayer de se raccourcir la vie. Autant en suicides "réussis", on retrouve 3 fois plus d'hommes que de femmes. Quand on vous dit que la mort est notre métier. Enfin bon, je préfère ma méthode de suicide à moi, à savoir attendre et vivre. Je sais qu'elle est imparable. Tous ceux qui ont essayé pourraient vous le dire: c'est lent mais on finit tous par mourir. Une méthode pour faineant donc. Ca tombe bien.

 

A côté de ça, j'apprenais également qu'on venait de réussir à éradiquer la dépression chez des souris génétiquement modifiées. Apparement, la génétique permettrait de les rendre vaillantes et de bonne humeur, des vrais blindés du moral. Je me demande ce que ça donnerait, une personne qui ne pourrait pas déprimer. Un clown avec un cintre dans la bouche? Ca doit être assez effrayant en fait. En tout cas, ça devrait aider ceux qui souffrent en permettant la recherche de nouveaux anti-dépresseurs. Et vu le taux de suicide dans le coin, je crois que ce sera pas du luxe.

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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 00:00

J'ai toujours été super pas chanceux. Oh, pas la grosse malchance qui fait que vous passez votre vite à l'hosto, que vous finissez clodo ou que vous naissez dans une famille de militants frontistes. Non, juste une petite scoumoune mais persistante. Le genre qui met du retard dans tout. Surtout quand ça vous arrange le moins.

 

Ce week-end, je devais donc récupérer mon pc portable tout neuf, qu'il est beau et que c'était l'affaire de l'année. Tout content, j'ouvre le carton et je commence à attraper les papiers expliquant comment démarrer rapidement, même si j'en n'ai pas vraiment besoin. Pour démarrer rapidement, 2 étapes: Brancher le cordon d'alimentation. Allumer sur le bouton On. Ouais, super c'est facile. Ah ben tiens, l'étape 2 fonctionne pas. Le genre de truc dont je sais pour l'avoir déjà expérimenté ailleurs, que c'est du à un rien du tout, un clips mal fixé, un fil mal enfoncé ou un truc du genre. Sauf que là, c'est vente par correspondance, retour à l'atelier à Montpellier, tout ça. Et donc, je n'aurai probablement la possibilité de faire joujou avec mon nouveau pc avant un bon mois, vu comme c'est parti. C'est reparti pour un tour de poisse à retard. D'habitude, j'y ai systématiquement droit quand j'arrive à une caisse de magasin ou que je dois prendre un train, alors là, ça change. Mais c'est pas plus agréable pour autant.

 

Il parait que ce qui ne tue pas rend plus fort. Ah ben c'est sur que je n'ai pas eu d'autre choix que d'apprendre la patience. Mais bon, ça tue mon sens du caprice et ma spontanéité, si j'en ai eu une, un jour. Et j'ai aussi peur du jour où je craquerai et que je mangerai le gens qui prend part à mon retard (pauvre caissière). Désormais, quand je dois prendre un train pour aller choper un avion, ou que je suis attendu quelque part, je prends de l'avance. Et je fais bien puisque le train que je veux prendre est systématiquement en retard, voire annulé. Je ne m'étonnes plus des arrêts sur voie systématiques des trains que je prends, quand je suis attendu (mon train quotidien ne l'est jamais, sauf si je me dépêche pour pouvoir le prendre, bien sur).  Vivement la retraite tiens. Encore qu'avec ma chance, elle sera sans doute en retard aussi.

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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 00:00

S'il y a bien un truc que j'ai au bureau, ce sont des habitudes. J'arrive le matin, je lis les mails de travail quand j'en ai et si c'est le cas, ça me fait bosser 5 min. Je regarde mes mails perso, je fais le tour des forums que je suis, puis celui des blogs. Je fais une note et ainsi de suite. Et donc, une de mes habitudes de bureau, c'est d'aller me libérer un peu aux toilettes, pendant que mon pc s'éteint le soir, histoire d'être tranquille dans le train. Et c'est là que la perverse entre en scène (je vous vois trépigner d'impatience, petits coquins).

 

Alors je vous arrête tout de suite, la perverse en question n'est pas vraiment une bombe. S'il est vrai que toutes les femmes sont des sirènes, elle a quand même réussi à se faire thon des mèches à la nageoire. Cette dame pas forcément gatée par la nature (mais qui suis-je pour juger avec mon physique de radio?? un enfoiré? c'est vrai aussi) est donc agent d'entretien. Elle est chargée de nettoyer partout et y compris dans les toilettes. Sauf que l'étage où je réside n'est pas celui où elle travaille. Elle vient juste prendre un café de temps en temps avec ses collègues de l'étage. Mais pourquoi perverse alors? Eh bien tout simplement parce que j'ai remarqué qu'il lui arrive souvent d'entrer dans les toilettes des hommes pour venir ouvrir un robinet ou récupérer un torchon, ou un bout de pq, justement lors de ma vidange pré-départ. Quand ça arrive une fois, on n'y prête pas attention, ça fait sourire. Quand c'est souvent, on commence à se poser des questions. En tout cas, je m'en pose.

 

Et en particulier, je me demande, mais pourquoi moi? Des mecs qui vont aux toilettes, à toute heure, c'est pas ce qui manque. Je crois que je n'ai tout simplement pas de chance. Il faut croire qu'elle éprouve un besoin compulsif d'approcher des urinoirs (chacun son truc), et le seul moment de la journée où elle peut le faire, c'est pile quand je me soulage avant de partir. Décidément, la vie est injuste. Je crois que je lui offrirai une pissotière miniature pour ses étrennes.

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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 00:00

C'est donc la journée de l'alphabétisation. Aujourd'hui, on célèbre ce bon vieil alphabet de 26 lettres (en tout cas pour les francophones) et son usage. Et on doit essayer de propager la connaissance des signes et leur apprentissage. Aujourd'hui donc, je vais essayer de m'adresser aux déficients linguistiques. A toi, le gen qui par radinerie ou pauvreté, n'utilise pas toutes tes lettres, aujourd'hui, c'est jour de paie chez l'alphabet.

 

Je vais donc m'adresser plus particulièrement aux romanciers sur téléphones portables. Oui, toi, téléphoneur (c'est aussi ça la magie de l'alphabet, on peut inventer des mots), c'est à toi que je m'adresse. Je sais que tu n'es pas habitué mais aujourd'hui, tu me lis (enfin normalement) depuis un ordinateur. Je sais, ça parait fou comme ça, on pourrait croire à un gros téléphone pas très portable, mais non, c'est bien un ordinateur. Tu as du en entendre parler, on en voit beaucoup sur tf1 dans les films de science-fiction à gros budget. Et donc, l'ordinateur qui est face à toi, c'est un peu un téléphone du riche. Il ne faut pas hésiter à en profiter. Normalement, pas loin de tes doigts, tu devrais trouver un clavier avec plus d'une centaine de touches. Ca te change de ton clavier à 10 touches, je sais, c'est le luxe. Alors profite. Quand on t'offre une nuit dans un 4 étoiles avec jacuzzi, tu n'hésites pas à le remplir, même si tu as déjà pris ton bain de la semaine. Là, c'est pareil. La débauche dépensière des concepteurs du clavier a même été jusqu'à mettre une seule lettre par touche, tu vois l'énormité de la chose.

 

En plus, l'écran (oui, celui là même que tu lis en ce moment) n'est même pas limité en taille!! Vraiment, on est à deux doigts du gaspillage. Enfin bon, tout ça pour te dire, cher téléphoneur, que tu peux prendre ton temps pour savourer toute cette profusion. Et écrire des mots en entier et éviter ce qui est censé être des raccourcis. Ecrire "sa va" n'est pas plus rapide qu'écrire "ca va" (je t'épargne la cédille). En plus, tu as ton temps, tu es sur un appareil bourgeois, profite. Tu peux même écrire "c'est bien" plutôt que "C bi1", c'est fou.

 

Je sais, je sais, tu n'oses pas. Toute cette exagération d'un coup, ça ressemble à de l'abus. Mais c'est la journée de l'alphabétisation, il n'y en aura peut-être qu'une dans l'année en plus, il faut en profiter. Je comprends que ça choque ton instinct de rebelle, ta volonté sociale et tes soucis d'économie. Mais pense à tous ces gens qui manquent de lettres et aimeraient en avoir à écrire. Fais un bon geste. Tu peux même faire des fautes (et moi aussi), on t'en voudra pas. Pour tous les kikoo-lol du monde.

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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 00:00

Ce matin, premier jeudi du mois, vers 10h, l'alarme incendie a gueulé. C'est assez habituel et tout le monde attend généralement patiemment que ça s'arrête. Sauf que là, ça ne s'est pas arrêté. Au bout de quelques minutes de questionnements métaphysiques, il est apparu comme évident à beaucoup (mais pas à tous) qu'on voulait nous faire sortir. Aujourd'hui, c'était exercice d'évacuation incendie.

 

L'exercice d'évacuation, c'est un peu comme un sport collectif. Il faut bien avancer en file indienne, réprimer ses instincts et bien se concentrer sur sa technique de descente de l'escalier pour jouer collectif et ne pas basiquement courir et marcher sur la gueule des collègues et autres managers. Ca aide à maintenir l'attention également, car on ne sait jamais quand la partie commence. Pour tout dire, depuis que je suis ici (près de 2 ans), c'est la première fois qu'on a droit à une évacuation.

 

Dans ma mission précédente, en France, c'était tous les 3 mois. Et peu importe le temps, il fallait rester vigilant et être prêt à sortir à tout moment. Ce qui m'amène à cette terrible expérience que je peux enfin, avec le recul, confesser aujourd'hui. Ce jour là, je philosophais tranquillement dans les toilettes de l'entreprise. De chouettes toilettes privatives avec une porte entière qui empêche qu'on voit tes pieds comme ceux que je pratique maintenant. En bref, j'étais content. Et c'est alors que le fruit de mes réflexions commençait à me sortir d'entre les fesses, que l'alarme sonne. Alors évidement, ça m'a fait chié, enfin justement non en fait. J'ai espéré pendant 2 petites secondes qu'il ne s'agissait que d'un test de sirène, mais je savais déjà au fond de moi que je n'aurai jamais cette chance. Et je peux vous assurer que de retrouver sa concentration poussive en plein exercice d'évacuation, c'est pas facile. Et pourtant, il a fallu pousser. Je ne pouvais décemment pas mourir incinéré, même dans un incendie virtuel. Et je craignais qu'un supporter chargé de l'évacuation ne vienne m'encourager. Je crois que ce fut un des moments les plus longs et pénibles de ma vie.

 

Finalement, j'ai réussi à sortir dans les temps pour ne pas mourir dans les flammes, mais je peux dire que j'étais assez mécontent. J'avais baclé mon oeuvre pour éviter la mort et je me retrouvais sous la pluie. Ca m'avait même coupé l'envie d'y retourner pour refaire les choses correctement. Donc méfiez vous des sports d'entreprise et ne négligez pas les entrainements. On peut vous appeler à tout moment, surtout quand il ne faut pas.

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