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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 10:17

Demain, c'est la St Valentin. Bon, pour les gens comme moi, c'est-à dire mécréants, pas joueurs ou célibataires (au choix), ça n'a aucun intérêt. Mais pour beaucoup de couples, il parait que c'est important. Une occasion de se retrouver, de se célébrer en tant qu'union. Ou pas.

 

Je suppose que vous avez déjà entendu parler de ces sociétés qui permettent de vous fournir un alibi. Une des plus grosses, Alibi Network, vient d'annoncer que ses affaires faisaient un bond de 30% pour ce jour là. Ahhh la beauté du mariage, de l'engagement d'être deux, du couple roi, bonheur  et but de la plupart des gens de la planète. D'un coup, tous ces gens qui vous poussent à trouver quelqu'un perdent de leur verve. Ah il est joli l'idéal du couple. Surtout quand on voit que certains font appel à ce genre de société plusieurs fois: ue fois pour le conjoint, une fois pour l'amant. Ah elle a une drole de gueule, la fidélité. Bon, elle se porte un peu mieux quand on voit que la tendance de cette année au niveau alibi est plus de trouver une excuse pour éviter les amours illégitimes que ceux sanctifiés. En gros, aux usa cette année, c'est les hommes et femmes mariés qui vont se fêter, moins les amants. En tout cas, c'est intéressant d'entendre parler le boss de cette société. De voir les moyens, les méthodes, les habitués, la différence entre les sexes face aux alibis...

 

Décidément, on est tombé bien bas pour éviter les jets de porcelaine. Etre obligé de faire appel à une multinationale de l'alibi, quand même. Dire qu'avant, on faisait ça soi-même, à la mimine, avec du coeur et de la bonne volonté. Encore un de ces petits artisanats qui se perd. Il va être temps que Jean-Pierre Pernaud en parle, pour sauver les derniers petits menteurs amateurs de France.

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 13:56

Il n'est pas faux de dire que je suis un enfulte. Voire même un adulecscent. J'aime à retrouver ces instants de nostalgie qui faisaient ma joie étant petit. Les dessins animés, les dinosaures oranges et gentils, les Barbapapas protéiformes... Ah que de souvenirs. Mais faudra quand voir à pas abuser du DHEA hein. Aujourd'hui, j'ai mal.

 

Oui, j'ai mal. A mes souvenirs. J'apprecie me rappeler de Casimir, du village dans les nuages, d'Isidore et Clémentine et même de Dorothée. Surtout dans RécréA2 et un peu (pas longtemps) ensuite, quand elle s'est faite racheter par tf1. Seulement voilà, autant j'aime bien recroiser la bonhommie d'un Casimir dans une pub l'opposant à Nounours (vraiment n'importe quoi!), autant il y a certaines choses qui devraient rester enterrées. Passe encore que les musclés reviennent pour s'amuser à profiter de la campagne électorale. Mais là, je dis non. Le retour de Pas de pitié pour les croissants, c'est définitivement pas possible. Si encore, c'était à la télé, on se dit que ça passerait à 7h du mat' et qu'au bout de 2 émissions, le public et la chaîne en auront marre et annuleront les diffusions. Mais non, c'est au cinéma. Des gens nostalgiques, inconscients, presque béats avant d'entrer vont payer pour aller voir ce truc dont ils se souviennent à peine. Je sais qu'il y a des gens qui aiment ça, mais je crois que la plupart des spectateurs auront quand même quelques hémorroïdes.

 

Je n'ai conservé quasi aucun souvenir de Pas de pitié pour les croissants. Je crois que j'ai du être traumatisé et je dois faire un blocage mémoriel, pour conserver un minimum de santé mentale. Mais je n'ai pas oublié ceux qui animaient. Et leur déchéance, au travers des années. Sachant qu'en plus, le script doit être écrit par le créateur d'Hélène et les garçons, je souffre d'avance. Il y a des jours où il ne fait pas bon avoir de la mémoire.

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 11:00

Ne te laisse pas tromper par le titre de la note. Le sport, c'est mal. Le sport, c'est un peu comme la clope. Une fois que tu t'y es mis, t'as du mal à arrêter. Et si jamais t'arrêtes, tu grossis. Non vraiment, le sport, c'est pas bien. Ca devrait être marqué dessus dans un gros cadre blanc. Mais bon, à regarder, ça peut être pas mal.

 

Genre hier, il y a eu un super match de rugby. Irlande-France, qu'ils appelaient ça, dans le tournoi des 6 nations. Bon, je vais pas trop parler du jeu, j'ai pas envie de Kuk vienne se moquer. Mais en tout cas, c'était plaisant. Les petits gars en bleu étaient super motivés et ils bougeaient beaucoup. Et les ptits mecs en vert n'étaient pas en reste. On sentait l'orgueil. C'était la première fois qu'ils jouaient au rugby là, dans un stade qu'a inspiré U2, alors bon, la classe quoi. Du coup, dans mon canapé, j'avais un peu l'impression de participer. Entre les encouragements, les insultes à l'écran, les levages soudains devant une accélération inespérée, les serrages de poings et de dents, les allez-retours jusqu'au frigo, tout ça, y a eu de l'animation dans mon salon. Ah c'était intense. A un moment, j'ai même craint l'entorse. Et puis non, la préparation était bonne. Je m'étais bien échauffé avec les deux matchs de la veille. Le télémoustique était bien rangé. Un beau match sans encombre. Mes plaques de chocolat (celles du frigo) ont pris, sévère.

 

Somme toute, une magnifique performance où j'ai du lever les bras plein de fois. Sans même compter les changements de position sur le canapé, histoire de pas toujours être couché du même côté et d'éviter d'être ankylosé. Comme quoi, le sport, c'est mal mais des fois, ça se laisse regarder. Ca m'a même évité la sieste dominicale. C'est dire si je vais me reposer cette semaine.

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 14:25

Puisque la mort a décidé de nous visiter le moral, amusons-nous. Enfin, pas trop et pas trop près quand même parce qu'un accident de faux est vite arrivé. En plus, je suis sûr qu'elle est mauvaise joueuse. Voire qu'elle triche.

 

Donc, ces derniers jours, un peu de son travail nous revient aux oreilles. Il paraît donc que Bézu a été retrouvé mort chez lui mercredi, alors qu'il serait mort samedi dernier. De l'autre côté de l'Atlantique, c'est Anna-Nicole Smith qu'on a retrouvé mystérieusement décédée dans sa chambre d'hotel. Et d'un autre côté, une amie chanteuse m'affirme sa certitude du temps encore long restant pour Barbara. Une sorte de Pythie en quelque sorte. Bon, elle baigne un peu dans les vapeurs d'eucalyptus chez elle, ceci expliquant peut-être cela. Mais comme je suis un garçon simple et que sa conviction me plait bien, j'ai décidé de la croire. Mieux, j'imagine même un système pervers de vases communicants entre condamnés plus ou moins importants. Quitte à faire de la peine aux amateurs de la queu leu leu et aux mamellophiles abonnés à Playboy, je me dis que c'est pas mal que ces deux has-been soient morts si ça peut rajouter un peu de temps à ma copine. Du coup, tel un Dupontel créateur chassant le breton pour retrouver l'inspiration, je crois que je vais partir à la recherche des célébrités fanées pour m'assurer de la longévité de ma Folie préférée. Coup de bol: c'est pas les losers médiatiques qui manque.

 

Donc, si vous avez des adresses d'ex stars des podiums, participants de l'Eurovision, animateurs télé, je prends. Gary Coleman, Danièle Gilbert, Chantal Goya et autre David et Jonathan, envoyez. Si en plus, ça peut faire oeuvre d'utilité publique, tout le plaisir est pour moi. Je commence ce week-end. Je sais où travaille Benny B.

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 20:43
Vu qu'elle tient à ce qu'on se fasse une soirée déprime, allons-y. Comme si la note précédente suffisait déjà pas.

Alors imagine (oui, un peu comme chez elle). Imagine que demain ta femme, ta meilleure amie, ta mère, ta soeur, que sais-je encore, ta plus proche t'annonce sa mort. Tout proche, palpable, peut-être demain. Avec toute la conviction qu'elle peut avoir, sachant qu'elle a toute ta confiance. Et des médecins derrière elle pour te dire qu'ils voient pas d'autre issue. C'est déjà dur.

Mais tu encaisses. Et tu tiens, parce que tu sais qu'elle a besoin de toi. Que c'est maintenant ou jamais qu'il faut que tu sois le super-héros qu'elle croit que tu peux être. Et tu soutiens. Tu t'arqueboutes. Tu étayes comme tu peux. Probablement maladroitement, de façon un peu trop brut, mais tu y mets toute ta force. Y compris celle que tu ignores. Tu te dépasses pour la ressuciter avant même qu'elle ne succombe. Tu as la foi. Et comme en plus, tu sais qu'elle est ultra forte, tu te dis que ça passe.

Et pendant un temps, ça marche. Tu crois que tu arrives à recadrer les petits débordements, les déprimes passagères. Même les grosses. Tu la fais se souvenir de ses muscles de l'espoir qu'elle croyait avoir perdu. De son acharnement à enculer les statistiques. De ses performances face à la science. Et ce sans l'aide de personne. Et avec la tienne maintenant, tu te dis qu'elle est immortelle. Que tu mourras avant elle. Enfin, peut-être pas, mais qu'elle aura une vie, enfin normale après toutes ses épreuves.

Et puis viens la fatigue, l'épuisement. Pas les tiens évidement. Tu peux encore tenir des années. Tout ce qu'elle a toujours battu et qui font enfin brèche. A se demander si c'est pas ta faute finalement. Jusqu'ici, elle s'en sortait pourtant bien. Mais ta mission est là, être debout pour deux, quitte à porter. Et cette fois, ça ne fonctionne plus. Et tu lui en veux.

Oui, tu lui en veux. Un peu en tout cas.

Parce qu'elle réussit à te convaincre. Pas complètement, mais elle commence. Là où tu sais que tu dois être fort, elle te colle ses certitudes dans la gueule. Jusqu'ici, tu combattais ses doutes. Elle ne doute plus. Elle attend. Elle devient patiente. Tu n'es plus une partie de sa base. Elle ne s'appuie plus que sur sa conviction. Alors il faut aller encore au delà.

Barbara, je t'aime. Oh, je sais, on n'a pas envie de se faire des bisoux dans les fesses, mais je t'aime quand même. Je crois pas l'avoir dit plus de deux fois dans ma vie. Mais quand il faut, il faut. Et je sais plus quoi te dire d'autre pour essayer de convaincre ton vaisseau récalcitrant de te foutre la paix encore quelques années. Ou qu'au moins toi, t'y crois. Et si je le fais en public, c'est parce que je sais qu'il y aura d'autres gens pour y croire avec moi. Je crois pas en dieu. Mais j'ai foi en la volonté, individuelle et collective. Je sais que la tienne commence à faiblir. Et la mienne suffira sans doute pas. Alors si au moins, j'arrive à convaincre d'autres gens que tu peux encore une fois dépasser l'espoir de tes docs, je me dis que ça vaut peut-être le coup finalement, ta soirée déprime à la con.
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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 16:59

Barbara et moi, on a un lien. Une connexion. Ca s'explique pas. Enfin, on essaye quand même. Et pour l'instant, la seule explication probable, quoique pas très logique puisque je suis bien plus jeune qu'elle, c'est qu'on était siamois du ventre à la naissance. Je ne vois que ça.

 

En tout cas, via ce lien, on partage. Nos goûts gastronomiques d'abord. Oui, parfaitement, gastronomiques! Mais pas que. C'est plus fort que ça. Par moment, ça devient télépathique. On pense "patates!" en même temps à des milliers de kilomètres géographiques de distance (les kilomètres web étant nettement plus réduits). Elle sent aussi mon regard noir quand elle tend (par accident bien sur) la main vers un légume. Ca nous fait rire, mais par moment, c'est troublant. Et même par moment, j'ai l'impression d'y croire. Comme en ce moment, où je la sens dans mon ventre. Je n'ai pas faim, alors que je ne déprime pas spécialement en ce moment. Et je sais qu'elle ne mange pas. Je sens son angoisse. Ca me tire les boyaux. Ca remonte même un peu jusqu'à la tête, même si je sais que ce n'est qu'un écho lointain de ce qu'elle doit subir. Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est que je ne sens pas la peur, la rage. Je ne sens que l'attente, l'angoisse et le renoncement. Et ça, ça me la colle bien la peur. Alors tout ce qu'il me reste, c'est d'espérer que le canal fonctionne dans les deux sens. Je me gave de frites, en espèrant que ça la nourrit un peu et que ça lui redonne un peu le goût des choses. Essayer de lui faire partager un peu d'envie, de faim. Un peu de force aussi.

 

Je ne sais pas si ça marche, j'ai un peu le bide en vrac en ce moment. En tout cas, si ça fonctionne dans les deux sens, je suis bien content de ne pas avoir eu de gastro à lui faire partager cette année. Et puis si les frites suffisent pas, ce soir, ce sera un suppo et au lit.

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 11:48

Mister snowman

Bring me a dream

 Pom pom pom pom

Make her the cutest that i've ever seen

Pom pom pom pom...

etc, etc.

 

Comme un con, j'ai bravé la neige ce matin. Evidement, mon train n'a eu aucun raté contrairement aux autres. Et je suis resté seul une bonne partie de la matinée. Comme par hasard, les équipes de France et d'ailleurs ont plein de boulot pour moi. Et j'ai pu faire mon premier pipi de la journée, il y a à peine 5 minutes.

 

Alors je crois que je chanterai dans la neige ce soir, ça me fera peut-être des vacances demain.

 

Bon, je suis sur de ne parvenir qu'à pourrir mon week-end, mais on fera avec.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 15:49

Et pas de la Golden hein. Je sais pas ce qu'ils mettent dans la peinture qu'ils sont en train de badigeonner dans le couloir devant mon bureau, mais ça fleure bon la pomme. Bon, et fort en fait. Au bout d'un moment, on se sent un peu tout chose. Je sais pas comment font les peintres qui trempent dedans toute la journée.

 

Du coup, j'ai chaud. Et je commence à voir des trucs bizarres. Je crois que la nouvelle fausse plante verte qu'on nous a installé hier essaye de me dire des trucs. Mais elle fait sa timide, y a trop de monde dans la pièce. D'habitude, je gère bien la drogue au bureau pourtant. Faut dire que j'arrive à me limiter avec le Veleda. Un ptit coup sous le pif, une grande aspiration et c'est fini. Là, impossible d'y échapper. Et ouvrir la fenêtre n'est pas une option à cause du froid. Entre mourir gelé ou être un peu stone, on a choisi. Du coup, après une exposition d'une journée, avec une porte comme écran, on est déjà joyeux avec des yeux bien rouges. Je vous raconte pas l'état des ouvriers qui peignent sans masque. Je comprends mieux comment ils font pour supporter Rires et chansons tout le temps. Je crois même qu'ils suivent le championnat de foot belge, c'est dire. Je comprends mieux aussi pourquoi je supporte bien la journée.

 

J'avais pourtant essayé de ne pas plonger, mais bon, on nous a forcé au shot nasal. Et maintenant, mes mains sont super cools, avec des chouettes couleurs. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour avoir des employés heureux de bosser, hein? Je me demande si je vais pas faire un peu de peinture chez moi bientôt. S'ils en ont couleur et odeur pêche, faut voir.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 10:23

Hier, il a neigé. Une façon un peu brutale pour l'hiver de se rappeler à notre bon souvenir. Vu la température, ça devait faire quelques jours que les nuages étaient constipés. Ben là, ils ont tout laché. Et pas qu'un peu. Des flocons gros comme des chips en abondance.

 

Ca fait bizarre comme d'un coup, ça nous rappelle l'hiver. Ca fait plusieurs jours qu'on se les pèle pourtant, et pas qu'à Romans, mais non, on n'y pense pas trop. Et puis là, c'est Noël. Manque plus que des momes à étouffer dans leur bonhomme de neige et c'est bon. Bon, ça ne passera sans doute pas la journée, mais c'est déjà joli. C'est un peu la seule chance de Charleroi d'être un peu jolie d'ailleurs. Enfin pour l'instant. D'ici quelques heures, tout ce qui nous en restera, ce sera la gadoue (la gadoue, la gadoue, dou la gadoue...). En tout cas, c'est bizarre comme la neige peut tout changer en une journée. Les paysages sont jolies, le moral remonte (je sais pas bien pourquoi mais on va pas s'en plaindre), et les pensées profondes affluent. Comme quand hier soir, depuis mon bus, j'observais cette neige qui tombait à flot, avec un grande tour dans le fond. Et l'impression que la neige ne tombait qu'au ras du sol, au niveau des réverbères en épargnant cette tour. C'est là que j'ai pensé que c'était aux petits d'en bas la gadoue, et aux grands d'en haut les paysages immaculés et les vins chauds aux sports d'hiver. C'était beau, presque comme du Jean-Pierre Raffarin.

 

Décidément, c'est fort la neige. Bon, ça craint parce que c'est froid et mouillé, mais c'est fort. Pas encore assez pour me bloquer à Bruxelles cependant. A se demander à quoi ça sert de payer des impots. Misère, misère...

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 14:19

Ils sont partout. Il parait même qu'ils sont de plus en plus nombreux. On en voit même de plus en plus à la télé. Tout ça, c'est la faute de la science et compagnie. A part en cas de canicule, c'est fini. Les vieux ne partent plus.

 

Personnellement, j'avais pas grand chose contre les vieux, du moment qu'ils ne me bavaient pas dessus. Faciles à ranger (surtout en fauteuil), pas propres sur eux mais avec les moyens de s'offrir ses couches, avec un peu de chance, aveugle en plus d'être sourd. Non, les vieux ne me dérangeaient pas. Et puis un jour, je suis passé par Cannes. A moins que ce ne fut Nice. Enfin un de ces hospices qui remplacent certaines communes du sud de la France. Je faisais mes courses, peinard, à la fraiche (pas trop détendu du gland quand même, ça fait tache au supermarché). Je me souviens très bien, j'étais au rayon conserves, devant les petits pois, à me demander comment les gens pouvaient manger des trucs pareils. Quand tout à coup, je me prends un bon coup de canne dans les mollets. Et puis en fourbe hein, venu de l'arrière sans que je le vois. C'est sur que la charentaise, c'est un peu la tenue ninja du grison, y a pas mieux pour le mode furtif. Et donc, tout en pleurant ma mère, je vois passer le vieux dans toute sa splendeur, avec la canne et le bêret, le cliché vivant, celui qui venait de me frapper et qui ne me jette même pas un regard. D'après ce que j'ai pu comprendre, il allait tout droit et j'étais sur son chemin. Ca lui aurait écorché la trachéo de tousser ou de me demander de me pousser, faut croire.

 

La patte encore vacillante, le coup de grace m'a été porté par un couple de vieilles qui m'a grillé la place dans la file du mcdal. Décidément, aucun respect. Depuis, je frappe des vieux. Ca ne guérit pas mon traumatisme, mais ça m'aide un peu. Surtout en fin de mois.

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