Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 09:53
Bon, c'est vrai, j'aime pas spécialement les anglais. Surtout dans les domaines culinaire et rugbystique. Mais ils n'ont pas que des défauts. Par exemple, c'est un pays assez accueillant. Ils aiment bien les émigrés. Bon, peut-être qu'ils les aiment bien comme les français pour faire toutes les taches ingrates que les locaux ne voudraient pas faire et gueuler dessus ensuite qu'ils mangent leur pain, mais toujours est-il qu'ils accueillent. Mais des fois, ça passe par une phase d'éducation.

Par exemple, sur l'île de Wight, dans le sud de l'Angleterre, on reçoit beaucoup d'étudiants étrangers. Ils viennent faire des études linguistiques et apparement, tout le monde en est bien content. Sauf que voilà, ils ne savent pas faire la queue. En tout cas, pas à l'anglaise. La queue anglaise, elle doit être droite, bien en ligne, un peu rigide mais bien coiffée, et se contracter à la moindre approche. Ca fait partie de leur culture, c'est comme ça. Un peu comme les dentitions chevalines et le thé à 17h. C'est une tradition. Et là, les étudiants ne respectent pas ça. Le britannique a beau être flegmatique, il faudrait voir à pas pousser mémé dans les roses (on ne trouve pas d'hortie dans les jardins anglais).
Alors les autorités locales ont décidé d'agir. Puisque ces feignasses préfèrent faire ça à la barbare, dans la confusion et la promiscuité, ils ont décidé de les dresser un peu. Des heures supp' pour tout le monde! Tous les étudiants étrangers doivent désormais passer par des cours de queue. Je ne sais pas si on les éduque à coups de règle (l'éducation britannique est connue pour être austère), ni si on leur délivre un permis de pratiquer la queue à la fin, mais on ne plaisante pas avec le bien-être des citoyens en tout cas.

A mon avis, doit y avoir beaucoup de français dans le tas. On n'a jamais été doué pour l'ordre et la discipline. Surtout pour la queue. Dans tous mes voyages, je l'ai constaté. Partout où il y a une queue qui part en live, y a souvent des français impliqués dedans. Faut toujours qu'on cherche la merde.
Repost 0
25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 15:38
Il était une fois un loup. Un loup malheureux et miséreux. Un loup en fin de vie.
Il passait ses journées à se remémorer sa jeunesse perdue. Son enfance dans la meute avant que les hommes ne commencent à les chasser. Par peur de la concurrence et parce que la fourrure lupine était nettement supérieure à l'humaine. Son adolescence dans les bois, avec ses amis et sa famille, même si son cousin Goupil avait un peu trop tendance à le berner. Sa vie d'adulte dans les bois et même les champs, à chasser les cochons quand ceux-ci n'étaient pas encore apprivoisés. En effet, si le cochon a inventé la maçonnerie, c'est bien l'homme qui créa la serrurerie et ça, les porcs ne l'avaient pas vu venir.

Et de tout temps, la faim. En tout age, on l'a chassé à cause de ça. Il n'était pourtant pas juste de lui reprocher de vouloir manger. Et encore moins d'être un loup. Sa puissance faisait peur. Sa capacité à rester seul et son indépendance aussi. On lui reprocha de refuser l'apprivoisement, comme son cousin chien, bien plus prompt à oublier les liens qui les unissaient pour participer à la curée. Sa meute le laissa quand l'homme vint chercher les cochons pour en faire des rillettes, ne lui laissant que la paille pour pleurer. Et la grande communauté des animaux le bannit le jour où, désespéré et affamé, il quémanda un petit pot de beurre, révèlant ainsi aux hommes la capacité des autres mammifères à parler.

Aujourd'hui, le vieux loup est brisé. Il ne sert plus qu'à réchauffer les pieds de la grand-mère. Sa seule fierté est qu'elle ne l'ait jamais obligé à porter un collier. Mis à part ça, il est traité moins bien qu'un chien. Ses dents élimées à ne plus manger que liquide ne feraient plus de mal à personne. Il n'y a que dans ses yeux qu'on peut retrouver sa fierté.

Cela ne lui servira pas beaucoup. Après avoir abusé, les hommes subissent aussi la faim désormais. Et si le loup ne sait pas encore pourquoi le bucheron accompagnera la petite fille de la vieille ce soir, il ne va pas tarder à l'apprendre. Il aura du s'en douter, à la voir toujours débarquer avec des assaisonnements dans son panier. Ce soir, quel ventre tendu elle aura. Ce sera d'avoir bien mangé, mon enfant.
Repost 0
24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 10:44
Le week-end dernier, Eric Fournier est arrivé à Paris en vélo. Non non, ce n'était pas pour la journée sans voiture, ça n'existe plus en France. J'espère que vous, amis vivants dans l'hexagone, avez entendu parler de lui. Pour ma part, je ne regarde plus la télé française (sauf les matchs de rugby en ce moment), donc j'ignore l'impact que son action a pu avoir médiatiquement, mais je doute qu'elle ait pu passer inaperçue. Hein, dites?

Eric Fournier est donc rmiste. Ca peut arriver à tout le monde, ce n'est pas sale. Et comme il aimerait bien avoir un emploi pour s'acheter des Panzanis au lieu des nouilles sans marque de chez Lidl, il s'est dit qu'il irait réclamer au premier employeur de France, à savoir le président. Alors il a pris son vélo, et il est parti. Comme il n'avait pas les sous pour les péages d'autoroute, il a mis un peu longtemps et il a fait beaucoup d'étapes. Mais du coup, il en a profité pour aller visiter les anpe sur la route, histoire de voir s'ils n'avaient pas un job pour lui. Surtout qu'il est mobile dans toute la France: il a un vélo. Une sorte de pélérinage quoi. Et en attendant les offres d'emploi qui doivent sans doute l'attendre chez lui pendant son criterium, il a décidé de montrer tout ça sur le web. On a donc pu suivre ses aventures via le site Droit d'agir où il racontait ses rencontres avec les élus sur le chemin. Bon, j'avoue que je n'ai aps trop suivi le périple, mais j'imagine qu'on a du lui fournir quelques spécialités locales à défaut d'un boulot. Et encore, pas sur, vu la place sur le vélo.

Et donc, samedi, il est arrivé à l'Elysée. Sauf que voilà, le pitit Nicolas n'était pas là. Ou en tout cas, il a fait comme si. Parce que bon, la France n'avait pas de match ce jour là, alors bon, on nous la fait pas. C'était le week-end pour tout le monde, hein. Il a préféré faire genre qu'il n'y avait pas d'abonné à la sonnette demandée et il a envoyé un conseiller technique à la place, autant dire un portier, qu'a écouté le gars pendant une heure avant de dire qu'il n'avait plus d'unités et qu'il passait sous un tunnel avec l'interphone. Dire qu'il aurait eu son permis ou même simplement un timbre, il aurait pu l'apprendre 10 fois plus vite. C'est pas facile, la misère.
Repost 0
21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 15:55
Cette semaine est celle de la mobilité. Normalement, cette semaine, tout le monde se doit de donner le bon exemple, vis à vis de la pollution automobile et d'encourager les transports en commun, le vélo, au pire le co-voiturage. C'est au niveau européen que ça se passe, si pas mondial d'ailleurs. Et je crois qu'en France, ils en ont profité pour virer la journée sans voiture au profit de cette semaine là. Quelle déchéance.

Je me souviens de ma première journée sans voiture. C'était au Mans. On avait bloqué deux rues du centre à la circulation et c'est tout. Evidement, personne n'était content. Les piétons parce que c'était trop limité et les automobilistes parce que ça faisait faire un détour.
Quand je suis arrivé en région parisienne, je ne me souviens même pas d'en avoir vu une. Ou alors à la télé. Je crois qu'on fermait une voie sur berge et c'était tout. Forcément, personne n'était content. Les piétons parce que ça manquait de sable et les automobilistes parce qu'ils voulaient justement prendre cette voie là ce jour là.
Et puis je suis arrivé à Bruxelles. Stupidement, j'étais toujours en voyage lors de la journée en voiture. Je ne profitait que de la fin, en rentrant le soir. Suffisament pour écouter le calme de la ville en tout cas. Car oui, ici, la journée sans voiture, c'est pour toute la ville. Seuls tournent les bus, les taxis et les ambulances. Et c'est calme, mais calme... S'il y a des mécontents, on les entends même pas. Ils doivent être trop loin. Faut dire aussi qu'ils font ça le dimanche. Et c'est ce dimanche. Ma première vraie journée sans voiture complète. Je vais pouvoir profiter de la ville en marchant au milieu des rues comme nulle part ailleurs.

Bon, sauf que ce sera dimanche et qu'il y a peu de chance que je sorte de chez moi. C'est bien gentil tout ça, et j'aimerai vraiment en profiter, vu que ça ne doit existe nulle part ailleurs, mais bon. Le gromanche, je suis désolé, c'est sacré. Allez, éventuellement, j'irai jusque la friterie. Mais c'est bien pour être solidaire hein. D'ailleurs, tant qu'à l'être jusqu'au bout, j'essayerai d'éviter de pêter sur mon chemin. Si ça c'est pas du civisme...
Repost 0
21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 10:33
hin hinhin hinhin wah wah waaaaah...

Une boule de poussière traverse le couloir. Elle engendrera surement une mise à pied dans les rangs des femmes de ménache mais pour l'instant, elle installe surtout l'ambiance. L'air est sec. Le soleil brille (enfin, je crois). Et la tension est à son comble.

Généralement, ils ne se croisent jamais. Chacun dans son coin, chacun son turf. Les autres locataires de l'endroit l'ignorent mais ils ont chacun leur territoire et tout ceux qui l'occupent n'y sont que tolérés. Ils dirigent d'une main de fer, dans l'ombre. Du moins, c'est comme ça qu'ils le voient. Sans eux, les autres resteraient dans le noir et l'humeur ambiante commencerait à ramasser sa pelle pour creuser. Ils apportent la joie et la lumière, ainsi qu'une douce odeur citronnée. Les laveurs de carreaux règnent sur les bureaux. Au moins ceux qu'ont une fenêtre en tout cas.

Et les voilà face à face. Je ne sais pas qui a eu l'idée de poser cette paroi en verre pour diviser le couloir, mais il aurait du le voir venir. Inévitablement, il aurait du prévoir que deux techniciens d'éclaricissement vitral se retrouvaient opposés par sa faute. Peut-être qu'il en a fait exprès. C'est vrai qu'ils font un peur quand ils parcourent les couloirs avec leurs raclettes dans leurs étuis, accrochés à la ceinture, chevauchant leurs échelles qui leur permettent de poursuivre les traces jusqu'aux plus hautes vitres.

Et maintenant, ils sont prêts à dégainer. Personne n'ose passer dans le couloir. En fait, personne ne sort de son bureau, mais je la sens quand même, la tension du duel. Ils n'attendent plus qu'un signal. Le moindre fremissement et l'affrontement commence. Tout à coup, un passant bruyant avec le téléphone à l'oreille: "Ouais? tu vas manger? J'arrive!".

A peine passé, les duellistes se dirigent à sa suite vers la cantine. Décidément, les westerns, c'est plus ce que c'était.
Repost 0
20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 15:38

Chaque jour, dans le monde, des drames touchent un pitit peu n'importe qui. A chaque instant, quelque part sur la planète, des gens vivent des tragédies. Certaines anonymes, certaines publiques. C'est triste, mais c'est comme ça. Et ça peut nous toucher tous, tout le temps, partout.

Regardez ce chinois, mort d'avoir trop joué. Il était là, tranquille. Depuis 3 jours sur sa partie de démineur, il était bien. Et tout à coup, c'est la mort. La faucheuse qui passe sans prévenir et qui décide qu'il avait qu'à manger et dormir, que cette fois, c'en est trop. La vie est injuste, mais la mort encore plus parfois.
C'est comme ces députés européens qu'on empêche de manifester à Bruxelles. Bon, on les avait avertis qu'ils n'avaient pas le droit de faire leur manif anti-islam. Mais si on ne peut plus montrer qu'on peut être cons, tous ensemble, au niveau européen, alors qu'on prone chacun l'enfermement chez soi, où va-t-on? En prison? Même pas en fait, c'était juste des arrestations administratives, mais quand même. Un tel élan de communauté d'idée pour des nationalistes qui en ont généralement peu, même si c'est pour être encore plus cons que d'habitude, ça ne devrait pas se réprimer aussi violemment. Vous ne vous rendez-pas compte de la violence de l'arrestation alors que des flashballs et des fumigènes auraient sans doute suffi. Voire un peu de tendresse à la matraque. Ca n'aurait été que de l'amour. Les forces de l'ordre sont injustes, parfois.
Il y aussi ce drame du cinéma. On recherche encore des figurants pour tourner avec LE philosophe marquant de la fin du dernier millénaire, Jean-Claude Van Damme. Il revient à Bruxelles pour faire un film qui porte son nom, et on n'a pas assez de monde. Bon, je comprends que les candidats soient découragés par le fait qu'il sera impossible d'approcher leur idole. Mais c'est quand même la moule de Bruxelles, the muscle from Brussels. Un petit effort, que diable. Le showbiz est injuste.

Heureusement, parfois, il reste un peu de compensation, face à tout ça. Hier, j'ai repris un soupson d'espoir en la justice de mon pays quand un juge a décidé de condamner l'éditeur qui avait foiré le tirage de la bd Vilebrequin et qui refusait de l'admettre. Les auteurs ont du se battre, et ont gagné, c'est beau. Surtout que le bouquin est bien. C'est l'occasion d'aller l'acheter si vous l'avez pas encore fait. Des fois, la justice fait son boulot. Ca soulage.

Repost 0
20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 10:29

On se calme, les français, pas de panique. Je sais bien que quand vous regardez avidement le journal de Jean-Pierre Pernaud, vous avez l'impression que le royaume est au bord de la guerre de sécession. Mais bon, pour tout vous dire, ça me fait un peu penser à fin 2001, quand les candidats à l'élection présidentielle française parlaient d'insécurité et que de l'autre côté de l'Atlantique, on parlait déjà de guerre civile et d'effondrement de la France.

Non, c'est sur que ne pas avoir de gourvernement, c'est un peu gênant (surtout pour les associations qui n'ont plus de subsides), mais bon. Je n'ai pas trop de doute sur l'avenir de la Belgique. C'est pas avec mes maigres connaissances que je peux éviter de dire des conneries à ce sujet, mais je crois qu'ils sont déjà passés par ce genre de désagrément et le résultat a été un statu quo de l'unité nationale. Non, ce n'est pas ça le vrai problème en Belgique aujourd'hui.
Ce n'est pas non plus cette vente aux enchères du pays sur eBay. D'ailleurs, elle a été annulée. Qui aurait acheté un pays en kit, je vous le demande. Surtout qu'au bout de quelques enchères, on était déjà à 10 millions d'euros. Ca fait un peu cher quand même, un euro par habitant. Le site d'enchères explique le retrait par le fait qu'ils n'autorisent pas les ventes d'items virtuels ou irréalistes. Pourtant, je la trouve très réelle et réaliste, la Belgique. C'est sans doute que l'enchérisseur à 10 millions ne devait pas être solvable, en fait. On nous cache tout, on nous dit rien.
Et puis regardez, les belges se découvrent un renouveau de leur citoyenneté. Et ça se traduit par l'explosion des ventes de drapeaux belges. J'entendais ce matin à la radio que les ventes étaient même multipliées par 10 chez certains vendeurs. Peut-être qu'ils demanderont à Amel Bent de chanter la Brabançonne. Ou de parler des nouveaux belges.

Non, le vrai problème de la Belgique, je l'ai découvert hier soir. Je savais déjà que mon cablo-opérateur était incompétent, mais là, il a apparement décidé définitivement que je n'avais pas droit à Eurosport France, la seule chaîne qui diffuse les matchs de la coupe du monde de rugby. Faudrait que je vérifie mon abonnement, à tout hasard. Du coup, je suis allé au pub. Eh ben dans les pubs belges (en l'occurence, il était même irlandais), on ne diffuse pas les matchs non plus. Juste ceux de l'Irlande. Si c'est pas honteux de voir. Je crois qu'on va droit dans le mur.

Repost 0
19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 13:45
J'étais dans le train, tranquille, finissant une partie de sudoku sur ma DS. Oui, je sais, c'est un peu gaché d'avoir une DS pour faire du sudoku mais oh, je suis pas un amish. Le papier, c'est dépassé. Enfin bref, j'étais là, tranquille, pas spécialement heureux d'aller au bureau, mais pas de mauvaise humeur non plus. Et puis on est arrivé à un des quais qui marque un des arrêts de notre périple. Et c'est là que c'est arrivé.

Tous les matins en semaine, mon train s'arrête dans cette gare. Tous les matins, ici comme ailleurs, je regarde les gens sur le quai. En l'occurrence, le quai d'en face, car il n'y a quasi personne pour monter dans mon train. Il est toujours assez peuplé. Des gens qui vont vers Bruxelles. C'est l'heure des employés. Sauf que ce matin là, personne. Mais alors vraiment personne. Ce quai toujours très animé respire le vide. Alors je ne sais pas si c'est parce que je suis encore suffisament dans le paté, mais d'un coup, la peur me prend. Ce n'est simplement pas possible que ce quai soit vide. Tout à coup, j'ai l'instinctive sensation que ce train, mon train contient les derniers humains sur Terre. Le reste de la population a disparu mystérieusement. Je ne vois pas d'autre explication. Il y a toujours quelqu'un sur ce quai. Surtout à cette heure là. Seuls les voyageurs de mon train ont-ils été épargnés? Allons-nous tombé subitement en cendres à la descente du train? Sommes-nous condamnés à tourner sur le réseau ferroviaire belge pour l'éternité?

Et puis le cycliste apparait. Au bout de 30 secondes d'interrogations métaphysiques et d'une peur tenace, l'humanité m'apparait dans toute sa splendeur sous la forme pas folichone d'un amateur de 2 roues. Puis vient le groupe d'ouvriers. A ce moment là, je sors de ma torpeur et je me dis qu'un train a du passer juste avant notre arrivée en gare, c'est aussi bête que ça. N'empêche que ça fait peur. Je sais même pas s'il y avait des jolies filles pour perpétuer l'espèce, dans notre abri roulant.
Repost 0
18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 16:18
Au final, qu'est-ce que je retiens de ce voyage? Ben pas grand chose, j'y suis un peu resté que 2 jours et demi. Ca fait peu quand même. Mais ça ne m'a jamais empêché de faire des jugements hatifs alors allons-y.

Globalement, j'ai bien aimé Dublin. Ca m'a fait penser à Bruxelles en concentré. A savoir, un village avec les avantages d'une capitale. Sauf que ça m'a paru beaucoup plus petit. Et pour le coup, bien plus vivant. Forcément, comme tout est rapproché, t'as plus vite fait de voir des gens s'activer. Et ça vaut pour à peu près tout. Comme la cathédrale St Patrick qui me fait l'impression d'une grosse église, tout au plus, mais qui est très chouette à visiter (les vitraux sont très beaux). Ou leurs musées qui se limitent à quelques salles. Tu fais le tour en 2h, ce qui est le temps optimum que j'aime passer dans les musées. Tout est un peu ramassé sur soi-même mais du coup très riche. Comme les dublinois qui ne doivent sans doute s'accorder que deux soirs de détente par semaine (je n'ai pas vu le jeudi soir) mais en profite à fond. Limite trop quand même.
Et puis j'aime bien le fait que ce soit totalement dépaysant, que je n'y reconnaisse rien, pas même les magasins ou les fast food (je vous conseille les Eddy's rocket avec leur ambiance de vieux diners américains et les trucs sur les tables pour choisir la musique qui fonctionnent). Et aussi, ça me fait plaisir qu'ils aient le système métrique, l'euro, la gentillesse en prime.

A côté de ça, les choses que j'ai pas aimé là-bas, bizarrement, c'est un peu tout ce qui me rappelait l'Angleterre. Les voitures qui roulent à gauche, les prix élevés, le mauvais goût vestimentaire pour sortir, l'abus de boisson... Là dessus, on peut dire qu'ils ont gardé des habitudes toutes britanniques et franchement, voir les momes torchés à 19h le samedi soir, ça dégoute un peu.

Toujours est-il que j'y retournerai sans doute. Déjà parce que Ryanair ne dessert plus Stockholm au départ de Charleroi et ça, ça fait mal, faut compenser. Et puis aussi parce que j'ai énervé quelques nains à distance et que je sens bien qu'ils vont finir par y aller aussi. Sans compter que ma co-voyageuse s'est trouvée être généreuse en visite de magasins tuturels (même si on voyait toujours les mêmes choses) ou en don de milky way. Il faudrait voir si cette générosité chocolatée est renouvelable.
Repost 0
18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 10:10

Allez hop! C'est samedi matin. Aujourd'hui, on décide de s'y mettre. On va bouger et tout. Même qu'on va visiter un peu, fini la glande. On n'est quand même pas des touristes amateurs. Alors on regarde le plan bien détaillé qu'on nous a donné à l'auberge et on choisit les trucs qu'on veut voir. Ma co-voyageuse est plus musée, je suis plus commerces en tout genre, on négocie. Et c'est parti.

Alors pour bien tout faire, on choisit l'option du touriste qui ne veut rien louper d'important sans trop se casser le cul: on prend le bus. Le double-deck avec commentaires et tout, qui fait tous les monuments des cartes postales. Et comme on est des oufs et qu'on n'a peur de rien, on prend la version en dublinois. Ouais, on est des rebelles, on ne choisit pas la grosse compagnie présente dans toutes les capitales d'Europe et qui a le commentaire dans toutes les langues. On prend du local, nous. Alors évidement, on ne comprend pas tout, mais c'est pas grave. Et c'est parti.

Ooohhh la jolie Spire (une haute pointe en métal en plein milieu d'un carrefour (bon ok, on est passé azmil fois devant, vu que c'est à côté de l'auberge mais vu du bus, c'est pas pareil)). Ooohhhhh les jolis batiments (impressionantes les colonnades pour ce... ah c'est un cabinet dentaire? ah ok). Ooooooh le joli pont en rénovation et le joli dôme sur la rivière au loin (c'est?? les douanes? t'es sûre? ah oui, c'est sur le plan, j'avais pas compris dans le commentaire). On continue comme ça jusqu'à Trinity College, soit 4 arrêts plus loin. Comme nos billets sont valables toute la journée, on n'hésite pas à descendre. Surtout pour aller voir la grosse rue piétonne et marchande juste à côté au départ, mais puisqu'on est là, autant jeter un coup d'oeil dans la fac locale. Mouais, y a surtout des touristes, des jolis batiments victoriens avec une belle arche et une belle pelouse. Direction les commerces. Et c'est parti.

Ce qu'il y a d'assez surprenant, c'est qu'on ne reconnait quasi aucune enseigne. Bon, on trouve bien McDo, Burger King et Spar (?), mais pour le reste, c'est que du nouveau. Et c'est pas comme si c'était des épiceries de quartier, certains font vraiment magasin de grandes chaînes, y compris les grandes surfaces culturelles, mais non, on ne reconnait aucun nom. A force de chercher, on reconnait un Lush (marchand de savons, dont le fameux Caca noir (qui existe aussi en brun, et autres couleurs qui font envie)) et un Starbuck bien caché. Enfin bon, on traverse plus qu'on ne visite et on se dirige vers les musées. Et c'est parti.

Evidement, le premier qu'on tente est fermé. Mais au moins, ça nous aura permis de découvrir l'ambassade française qui n'était pas indiquée sur le plan. Les musées suivants seront ouverts, gratuits, pas trop grands et bien remplis. Des musées comme il faut quoi. On reprend le bus pour voir le reste des attractions dont la fameuse brasserie Guiness où on décide de ne pas rentrer, ou le plus grand parc d'Europe que ma co-voyageuse ne verra qu'en songe (quelle feignasse quand même). Nous reste juste le temps d'aller faire du shopping de souvenirs, y compris pour les frustrés qui sont restés au pays et qu'il est trop facile de dégouter par sms. Et ensuite, dépôt des achats à l'auberge avant d'enchaîner avec une pitite sieste histoire d'être en forme pour le match. Ce soir, c'est l'Irlande qui joue. Ca va donner. Un repos bien mérité plus tard, on se met en chasse d'un endroit où mater les hostilités. Ce soir, c'est party.

Forcément, ce soir, les rues sont pleines. Et on décide en plus d'aller dans Temple bar, le quartier piéton avec tous les pubs. On passe devant plusieurs établissements sur-bondés de gens debouts, la bière à la main avant de nous décider pour un truc assez grand où on peut s'assoir. Ca se remplit rapidement, tout le monde attend le match. On a bien choisi, les serveuses sont prévenantes et pas toutes désagréables à l'oeil. Y a de l'ambiance pendant le match, mais les locaux serrent les fesses. Faut dire qu'ils sont pas passés loin d'une défaite face à une pitite équipe. Enfin bon, c'est passé, la bière continue de couler à flot, j'ai même gouté une Guiness (obligé! (c'est dégueulasse)). Et là, Carnaval commence. Ils étaient bien partis.

Des jeunes filles, beaucoup de boudins malheureusement (j'ai le droit d'être cruel, j'ai été traumatisé), beaucoup en robes ultra-courtes en lamé bleu, ou pire. Je crois qu'il n'y qu'un seul mot pour décrire ces demoiselles: vulgaire. Bon ok, je comprends, elles s'amusent, tout ça, elles se lachent, c'est rigolo. Ce qui est dommage quand même, c'est que pour un pays qui m'était jusqu'ici sympathique, elles apportent d'un coup une ambiance anglaise. Elles me rappellent ces photos que les ingénieurs du monde entier aiment à s'envoyer, celles où on voit ces anglaises complètement fracassées qui se retrouvent le cul à l'air à dormir dans le caniveau, ou en train de pisser sur une voiture. Quand je vois la bande de jeunes (14 ans maxi) dont deux essayent de se battre dans leur brouillard alcoolisé, je me dis que les filles en lamé bleu vont surement finir dans un très sale état. Alors on est parti.

Couchés tôt, lever pareil. Bizarrement, la ville est assez vivante pour un dimanche matin. On réussit à trouver l'entrée (cachée) du Starbuck pour le pitit dej', et on décide d'aller attendre l'heure de l'aéroport dans un parc. Il y a des supporters partout en ville. Mais vraiment partout. C'est assez impressionant. Sur le chemin de l'aéroport, n'y tenant plus, j'interroge le chauffeur du taxi à ce sujet. Il parait que c'était la finale de foot gaelique. N'empêche que c'est impressionant, pour un dimanche matin. Je laisse ma co-voyageuse à l'aéroport où il lui reste quelques heures à attendre son avion. Je rentre chez moi et je finis le week-end irlandais en matant du rugby. C'était pas mal Dublin. Il faut que je prévoie la prochaine fois que j'y repars.

Repost 0