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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 11:07
Je le savais que je devais me méfier. C'est pourtant tout petit, une dent. Quand on la regarde, ça parait relativement innoffensif. Bon, sauf celles d'un requin ou d'un tigre affamé, certes. Mais une dent de gens, quand on la tient dans la main, c'est assez ridicule. Qui pourrait croire qu'un aussi pitit truc puisse faire aussi mal?

Et encore, moi ça va. C'est pas comme si elle jouait au trampoline sur un nerf. Mais c'est déjà suffisant. C'était pourtant rigolo de voir le dentiste attaquer la bête en la tenant dans sa main. C'était tout de suite moins drole quand il l'a replacé et qu'il la travaillait dans ma bouche, mais ça ne faisait pas mal. C'était juste désagréable. Je me souviens que j'aimais bien la citation qui dit "j'aime bien avoir mal quelque part. Au moins comme ça, je sais où j'ai mal.". En général, ça me convient comme principe. Sauf pour les dents. Parce que ça annihile tout le reste. Ca m'a même détruit l'appétit, tout obnubilé que j'étais à ne pas faire de faux mouvements de la machoire, histoire que ça ne fasse pas mal. Car oui, la douleur s'est réveillée. Bien sur qu'elle s'est réveillée. Elle se réveille toujours quand il s'agit des dents. Et maintenant, non seulement je n'ai plus faim mais j'ai du mal à manger. J'ai peur pour la survie de ma bouée abdominal.

Mais bon, tout ça est peut-être un peu ma faute. Déjà, je suis allé chez le dentiste volontairement, c'était un premier indice sur mes douleurs à venir. Et puis en sortant de là, j'ai profité de mon temps libre bruxellois (extrêmement rare en semaine) pour aller mater le nouveau film de Mickael Moore, Sicko. C'est sur le système de santé etazunien. Et même s'il y a quelques passages dont le seul but est de tirer les larmes (moins que dans Farhenheit quand même), et même s'il abuse sur ses exemples par moment (le couple français moyen qui touche 7, 8000 euros/mois, je pouffe), ça me l'a quand même collé, la rage dedans.
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 10:59
Cet après-midi, je vais aller affronter une de mes plus grandes peurs. Bon, pas la plus grande, pour ça, j'hésite entre les araignées, les piqures et l'ingestion forcée de ratatouille. Mais quand même. Une peur qu'aucun être sain d'esprit ne devrait avoir à confronter. Et pourtant, j'ai pas le choix. Cet aprem, je vais chez le dentiste.

J'imagine que la peur du dentiste, ça dépend surtout des premiers contacts qu'on a avec eux, quand on est petit. Sachant que ma première dentiste était un peu de la vieille, qu'elle s'amusait à me chatouiller les nerfs et qu'au bout d'un moment, ils devaient se mettre à 3 sur moi pour me garder la bouche ouverte, forcément, ça traumatise un peu. Pourtant, depuis, j'en ai vu des gentils. Même des qui faisaient pas mal. Ou alors c'était justifié. Mais même. Ca passe pas. Etre à la merci d'un ouvrier de la voirie dentaire qui veut t'attaquer à la perceuse et au marteau-piqueur miniatures, j'arrive pas à m'y faire. Surtout que tu ne peux pas te défendre, une fois que t'y es. Tout ce qu'il te reste à faire, c'est baver et gémir. Bon, là, normalement, ça devrait aller, j'y vais pour qu'il me colle un coup de mastic sous la couronne que je garde dans ma poche depuis 2 jours. Mais je me méfie. Le dentiste est fourbe. Quelqu'un qui peut te faire aussi mal sans que tu puisses vraiment réagir, il faut forcément s'en méfier. Ca commence par un coup de colle et après, c'est le détartrage et avant que tu t'en rendes comptes, il commence à faire tourner ses instruments de torture.

Bon, encore heureux, j'ai apparement réussi à en choisir un qui n'est pas kreukreu. Encore que finalement, je ne sais pas si c'est un avantage. En tout cas, ça me permet de prendre une demi-journée de congé médical. Faudra bien ça pour me remettre. Ca et le Blue Bayou (395 Chaussée de Louvain à Bruxelles, bon, copieux, pas cher) ce soir. La convalescence, ça se fait sérieusement.
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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 10:54
Il y a des jours où on ne réfléchit pas assez. Comme quand on se dit qu'on a envie de pisser et que ça empêche toute autre considération. Ou quand on se dit qu'on aurait du aller pisser plutôt que de prendre en compte ces mêmes autres considérations et que du coup, c'est trop tard. La semaine dernière, fringant et enthousiaste (ou presque), j'ai accepté la demande d'Everland me demandant de lui faire une sélection du dimanche. J'aurai peut-être du y réfléchir un peu plus avant.

Au départ, ça semble pourtant une idée sympa. J'aime bien ce qu'il fait et c'est toujours l'occasion de pousser des trucs qu'on aime bien et qui ne sont pas forcément très connus (même si on en oublie toujours en chemin). Et puis connaissant un peu Martin, je savais qu'il ne m'imposerait rien. J'y suis donc allé gaiment (rien de sexuel). Et pourtant, il y avait des signes que j'aurai du prendre en compte. Comme cette fausse dent qui s'est détaché de ma machoire samedi (ça fait bizarre de pas la sentir se détacher). Ou cette défaite méritée de l'équipe de France de rugby samedi soir. Ca sentait la cata.
Le truc, c'est que j'avais vaguement oublié que Martin commence à être connu. Après un excellent album (enfin, il en a sorti plusieurs mais j'ai pas encore l'occasion de trouver les autres) et des passages télés de ses patates, forcément, il devient progressivement une grosse star. Il a encore de la marge pour atteindre Maïté, mais quand même. Et me voilà avec plein de gens qui viennent vérifier qui c'est le bozo qui s'amuse à squatter pour rendre service. Et moi, je vous connais pas les gens. Vous me direz, on ne peut pas connaitre tous ses lecteurs, mais jusqu'ici, je m'efforçais de le croire. Là, avec l'explosion des stats (passagère, n'en doutons pas), je fais quoi? J'imagine bien le nouveau lecteur derrière son écran, dans l'attente ("attention, attention, il va sortir une connerie, ça va être rigolo").

Alors bon, moi, je sais pas quoi vous dire les gens. Pas "merci", parce que je ne vous dois rien. Pas "cassez-vous" parce que vous êtes assez grands, et que vous le ferez bien tous seuls quand vous en aurez marre. Et là, j'ai pas de blague en tête. Alors je sais pas, moi... Prout?
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 15:37

Lui, je me souviens que je l'avais pêché dans une ruelle. Il faisait un barouf pas possible parce qu'il n'arrivait plus à se lever, et ceux qui l'avaient manifestement jeté là se préoccupaient peu du fait qu'il ait de vieilles poubelles en fer à côté de lui. Le genre qui fait bien du bruit, pour peu que tu te sentes une âme de cymbaliste.

Et vu ce qu'il tenait ce soir là, il était prêt à reprendre la carrière de Rémy Bricka, là où ce dernier l'avait enterré. On pouvait voir et sentir (un sent et lumière) aux résidus chamarrés de sa chemise qu'il avait testé quelques mélanges alcooliques ce soir là. Et vu les traces qui lui restaient au bord du nez, il n'avait pas fait que boire. Pour l'heure, mis à part réveiller tout le quartier pour qu'on vienne le ramener chez lui, il se battait surtout pour essayer de rattraper son portefeuille qui était tombé à un mètre de lui. Un myopathe s'en serait sans doute mieux sorti. Comme le pauvre homme me faisait pitié, j'acceptais de lui vendre son adresse (les méfaits de l'alcool sur le gruyère intra-cranien). Et comme il était bien disposé de la carte bleue, je le ramenais même chez lui.
C'est là qu'il me raconta son histoire. C'est qu'il avait la cuite volubile, le gaillard. Ah c'est sur qu'avoir des siècles pour qu'on se foute de votre gueule et qu'on vous érige comme premier bênet du monde, y avait de quoi donner envie de se noyer l'orgueil. Evidement, ce petit con ne pouvait pas habiter un rez-de-chaussée. Il ne pouvait plus dormir au niveau du sol, qu'il me dit. Son appart était un vrai foutoir. Pas le genre ado attardé. Plutôt Beyrouth. Ca devait lui rappeler son premier logement. Enfin, ce qu'il était devenu depuis. Quel intérêt pouvait-il avoir pour les arts ménagers? Après tout, nous lui devons tout. Il pouvait bien nous laisser ça. Et puis il a été trop sérieux quelques siècles, depuis, il se lache. Les seuls trucs qui échappaient à la masse informe, c'était les tableaux au mur. Que des représentations d'Oedipe. Dans un grognement, il m'explique qu'Oedipe était peut-être un enculeur de maman, mais lui au moins, il a connu la sienne. Adam se considère un peu comme le premier orphelin du monde, dans le sens où il n'a qu'un père. Eve au moins a une cotelette comme génitrice. C'est toujours mieux que rien.

Je l'abandonne dans sa décharge. Je me doute qu'après avoir cuvé, s'il ne s'est pas encore fait expulsé, il retournera faire la fête. J'ai pas osé lui parlé d'Eve. Je ne suis pas sur qu'il ait encore envie d'entendre parler d'elle.

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 10:42
Elle habitait sur la côte, un petit appartement face à la mer. Elle m'avait expliqué une fois que c'était le truc qui manquait en Eden. Et puis elle en avait un peu marre des jardins. Alors l'immensité bleue comme paysage, ça lui allait très bien. C'est un décor qui se mariait parfaitement avec son immortalité. Un horizon vaste et clair mais indéfini.

Je n'avais eu aucun mal à la repérer. Elle avait beau se mêler à toutes sortes de groupes, elle gardait toujours une certaine retenue. Comme ces mères qui laissent leurs enfants profiter des joies qu'elles ont déjà connues. Ou à l'inverse, comme ces gens qui savent qu'ils ont toute la vie devant eux pour profiter et que rien n'est urgent. Elle avait ce regard vague de la vieillesse, généralement aussitôt suivi par un sourire sage que l'on prenait souvent pour rieur, à cause de son absence de rides. Mais c'est surtout ses tenues qui m'avaient éclairé. Dans ce paysage méridional, elle était la seule à ne jamais se découvrir le ventre. Ce n'est pourtant pas les occasions et la chaleur qui manquaient. Mais difficile de s'exposer sans dévoiler la seule cicatrice commune au reste de l'humanité, celle de naissance.
Je l'avais donc suivi jusque chez elle où elle me laissa entrer sans rechigner. Quelle mère refuserait le logis à un de ses enfants? Son appartement n'avait rien de spécial. Si ce n'est le vivarium du boa dans un coin, et la corbeille de pommes sur la table. Sorti de là, elle avait évité toute forme de plantation, sauf les artistiques. Quelques photos animalières, des paysages exotiques et le tableau du jardin. Il était toujours sur son plan de travail, apparement jamais terminé et constamment repris.

Elle laissait aussi une boite de capotes en évidence dans chaque pièce. Quand on a engendré l'humanité, on prend ses précautions après. Faut dire qu'elle devait encore en voir passer du monde. S'il est vrai que tous les hommes sont amoureux de leur mère, comment ne pas l'aimer elle qui reprenait les qualités de toutes. Sans compter qu'elle a tout inventé ou presque dans les domaines du cul (et autre). Je la laissais alors qu'elle contemplait le coucher de soleil sur la mer. Je crois qu'elle ne s'en lassera jamais.
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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 16:10
Grmbl! Ouais, je marmonne dans mes dents. Ce soir, je fais des heures supp'. Et c'est même pas comme si j'étais débordé de boulot, non. Faut juste que je teste un truc quand tout le monde est parti, pour voir si c'est les autres qui mettent le souk. Merci bien l'admin qui m'a demandé ça. Comme s'il pouvait pas programmer un truc pour vérifier automatiquement.

En fait non, il peut pas. Mais quand même. Ca m'empêchera pas de grogner. Qu'est-ce que je vais faire jusqu'à ce soir? Bon, bien sur, j'aurai plus mes collègues d'ici 2h, mais bon. On ne sait jamais, un intrus est si vite arrivé. Et puis ma déontologie m'interdit de glander ouvertement en sortant un bouquin ou ma ds. Oui, déontologie, parfaitement. Bien sur que je connais le sens de ce mot. C'est une maladie, non? En tout cas, c'est tout comme, dans ces moments là.
Pas de dvd sous la main, pas de jeux, pas de video en ligne, pas de musique... Encore que la musique, ça doit pouvoir s'arranger ça. En espèrant que ça ne me fasse pas griller. Faut que je voie si je trouve pas un élastique pour jouer, c'est facilement dissimulable ça. Ou alors je piège un peu les bureaux des collègues? Naaannn...

Je sais pas qui a inventé les heures supp', mais c'était vraiment un con celui là. Encore un de ces salauds de bourgeois qui croient que d'autres pates à tartiner que le Nutella, ça n'existe pas. Ca devait être un Seillière que ça ne m'étonnerait qu'à moitié. Je crois que c'est génétique chez eux. Faut dire qu'un enculé, ça ne peut sans doute engendrer que des sous-merdes aussi. Putain, encore 3h...
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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 11:13
Non, il ne s'agit pas d'un nouvel album, les Tintinophiles, restez assis. Bon, je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de ce petit personnage de bd qu'est Tintin, mais je peux vous dire qu'il a eu son petit succès le siècle dernier. Récemment, il avait de nouveau fait parler de lui parce que certains novices qui ignoraient l'age d'une de ses aventures, la trouvaient raciste. Ce qui n'est pas complètement dénué de sens, sauf qu'à l'époque où l'album est sorti, il avait le droit.

Enfin bon, vous voyez, c'est pas facile d'être un peu connu. Plutôt que d'éduquer et d'informer les gens sur ce que vous avez été, ils préfèrent interdire ce qui reste de vous. Un peu comme si on refusait les femmes à poil dans les musées, quoi. Heureusement, il y a des gardiens du temple. Ou en l'occurrence, des gardiens du chateau. La veuve d'Hergé (l'auteur de Tintin donc) et son nouveau mari sont là pour protéger les intérêts de leur héritage. Et c'est pas un petit boulot. Si vous saviez tous les gens qui veulent parler de Tintin à tort et à travers, c'est presque trop. Toute cette ferveur, tout cet engouement, il faut controler tout ça. Et c'est ce que ces chers héritiers s'emploient à faire. Ohla toi, le lecteur fan, tu parles pas de Tintin dans ton fanzine, hein. Ohla, toi le webmaster passioné, tu nous as demandé l'autorisation de faire ton site sur Tintin là? Non? Ben alors tu l'enlèves. C'est un travail de tous les instants. On ne peut quand même pas laisser dans la nature des centaines (au moins) d'afficionados afficher leur passion sans même reverser des droits à Moulinsart. Mais ça, y a des gens qui ne le comprennent pas. Comme ces journalistes de la Rtbf qui ont fait un reportage sur Tintin. Je suis sur qu'ils n'ont même pas demandé la permission. Et en plus, ils voulaient jeter le discrédit sur ce personnage innocent en parlant de tous les spécialistes sauvages qui essayent d'en parler sans avoir le tampon Moulinsart Approved. Heureusement que la justice fait bien son travail.

Heureusement qu'il y a encore des gens pour canaliser certaines passions. Surtout les innocentes qui ne paient pas de droits. Et heureusement qu'il y a des gens pour éviter qu'on en parle. C'est pas que c'est pas bien de parler d'un héritage, c'est juste qu'il faut demander la permission avant. D'ailleurs, je me rends compte que j'ai utilisé le mot Tintin en titre de ma note sans envoyer un recommandé à Moulinsart pour avoir l'autorisation de le faire. Bon be si ce blog disparaît, vous saurez pourquoi.
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 15:12
Hier, je rentrai chez moi, bien chargé à l'ice tea pêche sous la drache nationale belge. On n'a beau parler des difficultés qu'ils ont à former un gouvernement, il y a des trucs qui restent immuables ici. J'allongeais donc le pas car depuis mon rationnement capillaire, j'ai tendance à goutter assez rapidement sur la face et j'avais l'essui-glace fatigué. Sans compter l'effet diurétique de ma boisson préférée qui commençait à faire son chemin. C'est dans ces moments là que je me dis qu'il doit pas être facile tous les jours d'être belge.

Parce que bon, le thé, même de synthèse et qui sent pas le thé comme l'ice tea pêche, ça fait pisser, c'est un fait. Mais si j'en crois les habitués du Blue Bayou (395 chaussée de Louvain à Bruxelles, bon, copieux, pas cher) et quelques alcoliques de mes connaissances, la bière aussi. Alors je me dis que le bon belge, qui carbure à la pils, qui vit au bord d'un cours d'eau ou de la mer et qui subit la pluie la moitié du temps, il doit avoir un sacré courage face à l'incontinence.
Il y a déjà l'eau qui tombe inlassablement du ciel. Avec leurs mauvaises isolations, la plupart du temps, on l'entend couler le long des toits. Tout ces glougloutements le longs des gouttières, ces ruissellements le long des façades, le déferlement du voisin du dessus qui n'aura pas réussi à se contenir, lui... Et ça, c'est si vous n'êtes pas dehors avec les flaques, les plic-plocs sur la tête, cette impression d'être en larme pour peu que vous ayez oublié votre parapluie... Si en plus, vous avez la mer en face de vous comme une immense piscine sans plongeoir, l'envie monte forcément. Alors ajoutez là-dessus les différents liquides ingérés qui vous tombent sur la vessie tout en la comprimant un peu, et là, vous avez un vrai challenge.

Franchement, je ne sais pas comment font les vieux ici. Le temps de boire, le contrôle moins sûr de certains canaux, les spasmes musculaires incertains... Ils ont tous les obstacles possibles dans cette lutte pour la sécheresse sous-vestimentaire. Ou alors les couches pour senior doivent faire fortune dans le coin. En tout cas, ils évitent d'être cool. Un accident est si vite arrivé.
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 10:15
Dans la vie, y a des gens qui l'ont pas facile. Des gens pour qui le destin a été cruel. Regardez Chabal par exemple. Incompétent en langues, pas foutu de se raser ou de s'attacher les cheveux, on vient encore le chercher pour se faire pousser par des gros au rugby alors qu'il sait même pas tenir un ballon. Et y a même des gens pour l'encourager, en croyant qu'il doit sa masse à ses steacks. C'est pas facile pour tout le monde, la vie.

Mais on peut trouver pire cas. Regardez les aveugles par exemple. Ca doit quand même être difficile leur vie. Tu sais jamais si tu pisses bien dans la cuvette sans en mettre à côté, tu sais jamais si tu commentes bien chez Boulet ou chez Laurel, t'arrives jamais à voir quel est le coupable désigné par Derrick... C'est vraiment pas une synécure. Vous me direz, ça pourrait être pire. C'est vrai que Ray Charles aurait pu être noir et Gilbert Montagné aurait pu voter à droite. Mais quand même. Il y a encore des gens pour s'acharner sur eux. Comme la ligue braille belge. Elle vient de lancer une campagne baptisée "a blind call". Le principe est de placer en premier dans le répertoire de son téléphone portable, un numéro spécial dédié aux aveugles. Comme ça, chaque fois que vousne  verrouillez pas le clavier du gsm et que ca lance un appel par inadvertance, ça sonne chez eux. On peut aussi appeler volontairement bien sur. Alors j'imagine bien le pauvre aveugle qui reçoit l'appel hein. Déjà que ça doit pas être facile de trouver le téléphone, il peut même pas voir le numéro qui l'appelle et hop! Il entend des gens qui regardent la télé ou qui font caca (tout est possible). Et si jamais ça devient malgré tout intéressant, ça coupe au bout de 30 secondes. Y a vraiment des pervers.

C'est comme ce badge que j'ai reçu par la poste. Parce que dans les défavorisés de la vie, y a les aveugles, mais il y a aussi les femmes. Eh ben Médecins sans frontière n'hésite pas à les pointer du doigt aussi (c'est pas poli). Ils viennent de lancer une campagne Women are heroes. Alors que je suis sur que la plupart de celles auxquelles ils pensent n'ont même pas les moyens de se payer l'opération pour devenir des hommes. Ni même de regarder la série du même nom. Cruauté, ah cruauté.

Ca doit vraiment pas être facile tous les jours en ce moment, pour certains. La femme aveugle doit souffrir ces temps ci. Pour peu que certains soient vicieux, je suis sur qu'elle doit se faire appeler soi-disant par inadvertance et que les mecs au bout évoquent le badge "Women are heroes" alors qu'ils vont lui envoyer un pins parlant de Thierry Roland. Il n'y a plus de charité en ce bas monde.
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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 15:14
La molesse est de retour. J'me sens tout mou (mou, mou, mou). Mou, si mou. Et pourtant, j'élimine beaucoup avec la bonne Vittel du robinet. Mais rien n'y fait.

J'ai pourtant arrêté de baver du nez. Et j'ai mangé plein d'eau. Je vais même faire dodo tôt. Mais rien n'y fait.

Quand j'avance dans les couloirs du bureau, j'ai l'impression de me trainer.
Je sens que mes jambes vont arrêter de me porter. Que je vais avancer sur mes genoux. Avant de finir allongé, et de commencer à ramper. En bavant bien et beaucoup devant pour que ça glisse mieux. Comme un gros asticot ou un gros scout coincé dans son duvet. Ahhh duvet. Je m'étire déjà de tout mon long sur ma chaise qui se rapproche dangereusement du sol. Mais rien n'y fait.

J'ai même pas mangé de frite hier. Et j'ai pourtant bossé. J'ai même préparé mon week-end. Mais rien n'y fait.

Même pas une petite révolte contre les méchants, ou une envie pour les gentilles. J'ai le mou du mou blues.


(Et on dit merci à Francis pour la musique)
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