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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 09:30
A 7h62 ce matin, un corps atrocement mutilé a été retrouvé sur la place derrière l'église de Mougion, Groland du sud. Aussitôt, vers 11h12, la section spéciale de la police scientifique de Chimoux est détachée sur les lieux.

" Alors Jack, qu'est-ce qu'on a?
_ Euh, j'en sais rien Jörge, on arrive à peine sur les lieux. Tu devrais aller interroger la police locale. Enfin je dis ça, je suis juste chauffeur de bus, moi. J'y connais rien.
_ OK, très bien. C'est une bonne idée."

A peine arrivée, l'équipe déploie son savoir-faire.

" Officier? Agent spécial Jörge Hanné, police scientifique et accessoirement gourou mondial de la diététique. Que pouvez-vous me dire sur le crime?
_ Bonjour, je suis le shéraf Mc Atymakité. A priori, nous avons une victime avec des oreilles en chou-fleur, de la bave jusque dans les chaussettes, les yeux dans le vague et de la merde plein le cou. Le corps a été retrouvé vers 8h15. Bon, il arrête pas de pleuvoir depuis, mais on a 3 témoins qui sont venus se plaindre du bruit. Les 6 caméras de surveillance du quartier devraient avoir tout filmé et on a retrouvé un portefeuille à quelques mètres  et qui n'est pas celui de la victime. Ca devrait aller.
_Ouhla Shéraf, ne nous emballons pas. Un meurtre n'est jamais un cas facile. Vous pouvez rentrer à votre QG. Il est temps pour moi et mon équipe de faire notre travail. MARK! SOFY! Vous pouvez vous déployez. Merci shéraf, on vous rappellera."

Pendant que le shéraf s'éloigne un peu et commence à observer, admiratif, le travail des experts, Jörge va poser le pied sur la bitte rétractable bloquant l'accès à la place pour les voitures, enfile ses lunettes de soleil miroir et regarde intensément l'horizon qui s'étendrait face à lui si le mur du presbytère n'était pas là. Après quelques minutes d'intense concentration, il décide d'aller glaner les premières conclusions de son équipe.

" Alors Mark, que peux-tu me dire pour m'aider à coincer le fumier qui a fait ça?
_ Je dirai que la cause de la mort est multiple. La bave qu'on a retrouvé dans ses chaussettes semblent indiquer qu'on l'aurait affamé avant de lui mettre une raclette devant les yeux, sans possibilité d'y toucher. L'autopsie nous en dira plus sur la présence ou non de charcuterie.
_ Tu as parlé d'autres causes aussi?
_ Oui, oui, la fracture des tympans semblent indiquer qu'on lui aurait fait écouter du Patrick Fiori à fond les ballons. C'est assez caractéristique. Quant à la merde dans le cou, il semblerait que le meurtrier ait voulu lui chier dedans sans penser à le décapiter d'abord.
_ Je vois. Ce salaud était vraiment un pervers de la pire espèce."

Jörge est troublé par toutes les informations qu'on vient de lui apporter. Il s'éloigne un petit peu pour reprendre la pose et se concentrer sur ces nouvelles données. C'est alors qu'il l'aperçoit.

" SOFY! Viens par ici, je crois que j'ai trouvé quelque chose!
_ J'arrive! Qu'est-ce que c'est? Une crotte?
_ Le fait qu'elle soit à distance de la victime peut nous donner des informations sur le meurtrier. Peux-tu regarder un peu?
_ MMhh. A la couleur et à l'analyse gustative, je dirais qu'il ne s'agit pas d'une crotte humaine, mais probablement de celle d'un dogue allemand.
_ Mais regarde, on dirait une empreinte de pas dedans.
_ Mais tu as raison! MMhhh, d'après les marques et l'impression inverse, je dirai qu'il s'agit d'une pointure 38 et aussi..."

Jörge écoute attentivement Sofy et se voit obligé d'interpeller le shéraf.

"Shéraf! Vous pouvez abandonner l'affaire. On ne coincera jamais ce batard.
_ Quoi? avec l'adn, la video, le portefeuille?
_ Laissez tomber shéraf. Nos analyses indiquent qu'il a marché du pied gauche dans cette merde de chien. Il va avoir le cul bordé de nouille. On ne l'aura jamais. Damn!"

Jörge s'éloigne de nouveau pour poser le pied sur le dos d'une vieille un peu trop courbée. Il regarde le cimetière dans le lointain et des larmes coulent de derrière ses lunettes où se reflète le crachin qui tombe sur Mougion. La justice ne peut pas triompher à tous les coups.

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 15:29
Pendant que les stabilo boss et les téléphones sans fil, c'est pas toujours facile de s'occuper au bureau. Surtout quand on a peu dormi et qu'en plus, on vous laisse seul. Si j'écoute les avis habituels qui me disent qu'il ne faut pas rester seul, peut-être que je devrais attraper une jolie travailleuse (y en a quand même quelques une ici) et profiter du vide de mon bureau actuel pour l'initier aux joies de la preparation H, mais j'ai un reste de conscience professionnelle. La preuve, je suis encore à mon poste.

Alors on s'occupe comme on peut. Je travaille mes lancers à 3 points en crotte de nez. Je philosophe aux toilettes. Je me momifie avec les fils qui trainent sous le bureau. Mais bon, l'activité principale dans laquelle je me lance, c'est la somnolence. Et ça, c'est pas top parce que si quelqu'un débarque, il faudra que j'explique où sont mes collègues et c'est sans doute mieux si tu comprends la question. Heureusement que j'ai la voix de madame Nasco qui traverse le couloir pour me tenir en état d'alerte. Sans compter le vieux con d'à côté qui vient de rentrer et qu'aime bien gueuler dans son téléphone quand il comprend rien.
Alors je sollicite mes contacts en ligne. On me parle de la reformation des musclés aux dernières présidentielles (sait-on si Rémy a quitté Arianne pour un modèle plus jeune (au hasard, Florence Foresti ou une navette Discovery)?). On me dit d'évoquer les collections Atlas et autres assemblages à long terme (cette semaine, dans le premier numéro, le premier pilier du pont de l'Alma grandeur nature, à seulement 1,99 euros. Reconstituez vous-même votre assassinat paparrazzique à l'échelle 1 en seulement 436 numéros. Princesse non incluse mais cd d'Elton John offert). Je m'interroge sur les revenus publicitaires de certains blogs.

Mouais, c'est pas avec tout ça que je m'occuper tout l'aprem. Je crois que je vais fermer la porte et m'occuper de mes pokemons. J'en ai un qui a évolué hier soir et qu'a appris l'attaque Séisme. Je vais déchirer la face des pedzouilles qui se dresseront contre moi. Faut juste que je m'endorme pas.
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 11:01
"Vite, allume la télé sur France 5". C'est grosso-merdo le sms que j'ai reçu ce week-end, me permettant de découvrir ce formidable documentaire dont je viens de piquer le titre. Enfin les universitaires se penchent sur ce mets universel. Enfin on reconnait la patate à sa juste valeur. Ce week-end, je me suis culturé. Le champ de patates, bien sur.

Apprenez donc, lecteurs avides d'informations sur le plat sacré, que la pomme de terre nous vient des Andes. Dans ce pays lointain et escarpé, ils n'ont qu'un grand lac au nom rigolo et des cailloux. C'est assez misérable. Mais à côté de ça, ils ont 500 espèces de patates, au moins. C'est beau. J'ai appris qu'on doit la mondialisation du précieux tubercule aux espagnols et aux anglais. Paraitrait même que mes concitoyens auraient essayé de résister à son arrivée, considérée comme trop populaire. D'un côté, je comprends qu'on se méfie d'un produit arrivant par l'Angleterre, mais il ne faudra pas se demander pourquoi j'ai quitté le pays depuis.
Après tout cet arrière-plan culturel essentiel, il est temps de parler de la frite. Il semblerait donc que la première patate jeté dans l'huile est sans doute due à une espagnole. Les historiens ne sont pas tous d'accord là-dessus. Ce ne serait pas spécialement étonnant, avec leur habitude de la friture et de l'huile partout. Mais bon, ça n'en fait pas une frite pour autant. La frite, la vraie, la seule, l'unique, il semblerait qu'elle est bien belge. Les sciences humaines confirment ce que tout le monde savait déjà: merci la Belgique! Et le reste du monde commence à avoir un peu de respect pour le premier art belge. Il suffit de voir cette friterie belge qui s'est installée à Paris (metro Parmentier (forcément)). Et même cette japonaise qui a obtenu son diplome de frituriste en Belgique et qui va exporter son savoir-faire dans son pays natal.

L'union des frituristes belges est une des rares institution à ne pas être divisée en sections linguistiques au niveau national. Un musée de la frite se monte actuellement à Bruges. La frite est fédératrice. La frite est culturelle. La frite sera un jour étudiée à l'université. La frite est mondiale. Elle est croustillante et dorée grace à sa double cuisson à 2 températures différentes. La frite est grande. On ne la mérite pas. On est des merdes. Vive la frite libre (et belge)!
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 16:38
Ce matin, je les ai vu. Comme tous les ans, après l'épiphanie, voire même plus tôt pour les plus pressés, ils entament leur dure tâche. Ils ont commencé à nettoyer les symboles de fin d'année. Pourtant, on tait leur nom mais ils reviennent inlassablement. Ce sont les bucherons d'après noël.

On a tendance à les oublier parce que le sapin périmée, ça ne fait pas trop pleurer dans les chaumières. Il y en a pourtant qui pensent à eux. Tous les pitits qui kiffent à donf Noël. Qui aimeraient que le gros revienne toutes les semaines. Et qui restent attachés aux symboles, en espèrant que ça fasse durer cette période de fête le plus longtemps possible. Ils ont bien entendu parler du père Fouettard, mais ça reste un personnage très abstrait, vu qu'il n'apparait quasi jamais. Alors que les bucherons, ils les voient venir.
Tous les ans, ils viennent faire leur sombre besogne dans les foyers du monde entier (en tout cas, ceux qui fêtent noël). Ce matin, c'était sur la Grand Place. Ils sont venus décapiter le grand sapin au niveau du sol. J'ai pas bien regardé si c'était à la hache ou à la tronçonneuse, mais le bel arbre était couché. Demain, ce sera peut-être chez vous. Et adieu les conifères. Juste quelques aiguilles comme témoignage sur le sol. Et les larmes des momes qui appellent aussitôt grand papa Noël à 4 euros/minute pour se plaindre.

Ah ils ne font pas un métier facile. Mais il faut bien que quelqu'un le fasse. Comme disait l'autre, c'est pas tous les jours Noël. Bon, ils se remonte un peu le moral en détruisant les crèches au passage, mais quand même. Il faut bien fournir la demande en petits triangles qu'on accroche aux retro des voitures et qui couvrent l'odeur de merde comme le sapin au fond des bois. 
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 09:54
Ca fait plusieurs fois que certaines personnes cherchent à me pousser à la sociabilisation. Malheureusement pour moi, c'est des gens que j'aime bien et que j'écoute parfois. Pas toujours, mais des fois, elles ont raison. Au bout de 3 ans à Bruxelles, ne connaitre personne sur place, c'est vrai que c'est pas glorieux. Alors bon, comme l'occasion se présentait, j'ai essayé hier.

Sortir de chez moi un gromanche, c'est vraiment pas facile. Heureusement qu'il faisait à peu près beau. Je me suis donc dirigé d'un pas pas très alerte, mais décidé, vers le dehors. Et le dehors, c'est grand. Pourtant, j'avais un objectif en tête. Je voulais aller à ce vernissage. Seulement voilà, cette expo est dans une rue impossible à trouver. Après une bonne demi-heure à tourner dans un quartier, certes très vivant mais du coup plein de gens, j'ai décidé d'appliquer la bonne vieille méthode, celle qui fonctionne à tous les coups: décider de rentrer chez moi pour finalement retomber sur la rue par hasard. Et forcément, ça a fonctionné.
L'expo se tient dans ce qui m'a été présenté comme la plus pitite galerie de Bruxelles. Pourtant, y a quand même trois niveaux. Mais bon, je veux bien le croire. Surtout parce qu'on m'avait appaté en m'annonçant galette, ice tea pêche et jolies filles et que tout s'est révélé vrai. En tout cas, même si c'est la plus pitite galerie locale, ils étaient une dizaine à exposer dedans. Et c'est bien, parce que c'est varié. De la photo, du dessin, de la peinture, des montages originaux, y a de quoi voir. Et y a de quoi acheter aussi, puisque le principe de l'expo est "Petits formats, petits prix". J'imagine que tout le monde doit pouvoir y trouver son bonheur. En tout cas, j'ai vu des trucs très chouettes.

Pour ma part, j'en suis reparti sans rien, si ce n'est des compliments que je ne comprends toujours pas et auquel je crois n'avoir même pas dit merci, dans ma goujaterie habituelle. Mais bon, j'avais besoin des 3 euros qui me restaient pour une mitraillette. C'est quand même pas tous les jours que je sors de chez moi, il aurait été dommage de ne pas en profiter. Surtout après une belle expo.
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 15:14
Dina, notre administratrice projet (prononcez secrétaire), ne cesse de m'étonner. Je savais déjà qu'elle n'avait pas une vie d'ado de 53 ans très facile, mais chaque jour un peu moins que la veille. Et comme elle aime bien s'épancher (comprenez: être la seule à produire du son dans le bureau), on est au courant d'un peu de tout. Y compris sa vie amoureuse.

Déjà, il y a son ex qui habite 3 bureaux plus loin. Autant son deuxième mari avec qui elle a vécu 17 ans, elle l'estime, autant ce mec là, elle le déteste. Elle l'a pourtant supporté beaucoup moins longtemps, mais là, un Léon (prononcez nettoyeur) bon marché passerait dans le coin, elle serait tentée d'investir son budget cosmétique dedans, et c'est pas rien. Et ça, c'est pas bien. Elle s'en rend bien compte. Elle veut sortir de la haine. Parce que la haine, ça lui donne pas envie de rencontrer quelqu'un. Et elle veut rencontrer quelqu'un (prononcez un homme, un vrai).
Du coup, elle s'est inscrite sur Meetic. Et aussi MSN Rencontres. Et encore un autre site conseillé par son fiston, mais elle a arrêté celui là parce que c'était que des messages de cul. Il faut  dire qu'il parait qu'elle attire les hommes. Bon, ici, on le voit pas trop, mais en ligne, ça a l'air de fonctionner. Là, elle vient de recevoir un message d'un bel homme. Elle en gloussait rien qu'à voir le mail arriver. D'après sa description, un gars comme il faut et très romantique. Et puis il est beau. Elle se sent déjà tomber amoureuse avant de l'avoir rencontré. Ca la rend toute heureuse.

Je me demande si elle a un skyblog. Sans doute un truc un peu gotho-pouf où elle parle de ses sorties, de ses copines et de ses rencards. Avec des photos de son chat aussi. Si ça se trouve, c'est une fan d'Izbul. Ce soir, elle écrira sans doute en rose dans son carnet intime que c'était une bonne journée. Et peut-être qu'elle rajoutera quelques paillettes, avant d'aller rencontrer son nouveau prince charmant.
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 10:34
Bon, je sais, normalement, la galette, c'est le 6 janvier, tout ça. Mais bon, vu qu'elles sont en vente depuis mi-décembre (au moins), j'aurai eu tort de me priver. Cette semaine donc, en passant au Blue Bayou (395 Chaussée de Louvain à Bruxelles, bon, copieux, pas cher), c'était soirée galette. D'habitude, c'est le genre de jeu où je gagne jamais. Et là, pour une fois, si. Bon ok, j'avais pris la plus grosse part, mais c'est un hasard.

J'aurai du me douter du truc quand j'ai vu que je ne respectai pas la tradition qui dit qu'on tombe toujours sur la fève en découpant la galette. Enfin bon, grace à ma fève qui est aussi un insigne du ministère de la magie, j'ai obtenu tout à fait légitiment ma couronne Harry Potter. Le roi, c'est moi.
J'ai donc décidé d'abolir cette tradition stupide qui dit que celui qui obtient la fève doit payer la prochaine galette. Faut être con quand même, pour vouloir se faire destituer. Mon prochain décret sera de faire mutiler les nutritionistes qui veulent nous imposer 5 fruits et légumes par jour. Je suis la preuve vivante qu'on peut très bien vivre sans. Pas vieux, sans doute, mais vivre quand même. De toute façon, entre le bon pain plein de céréales, la tranche de tomate et la feuille présents dans un de mes burgers, j'en suis déjà à la moitié. Sachant que j'en prends généralement deux, je suis tranquille, si jamais ils avaient un peu raison quand même. Sinon, j'imposerai que les filles soient jolies, les fontaines pleines d'ice tea pêche, le droit de puisage dans les gains de l'euromillion pour la couronne et que les balais volants polluent moins.

En tout cas, faut que je me dépêche, je sens qu'il y a plein d'aspirants au trone qui se préparent. Encore des arrivistes attirés par la possibilité de faire la couv' de Point de vue ou de faire un tube météorologique. Décidément, la monarchie, c'est plus ce que c'était.
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 16:22
Je vais vous parler d'une conne que les moins de 20 notes ne peuvent pas connaitre. Pour les deux , trois qui ont beaucoup trop de temps à perdre en passant sur mon blog depuis bien trop longtemps, madame Nasco est de retour. Je me croyais tout à fait débarassé de la harpye harpie. Elle s'était même fait offrir des vacances à l'autre bout du monde aux frais de son projet, mais non, ce n'etait pas suffisant. Fallait encore qu'elle arrive en face de mon bureau.

Bientôt un an que j'étais débarrassé. Bon, pas totalement non plus, c'est pas comme si elle avait changé d'entreprise. Mais elle pouvait trainer sa bêtise ailleurs, je pouvais l'ignorer en paix. Mais les grosses entreprises sont joueuses, et comme dans toute grosse entreprise qui se respecte, ici ne faillit pas à la règle. On a donc récemment joué à un jeu très en vogue dans les grosses boites: le déménagement. Régulièrement, sans doute quand on a un budget à perdre, l'entreprise décide que ce serait plus mieux super chouette si l'équipe du projet toto (en informatique, il y a beaucoup de projets toto) n'occupait plus les 3 bureaux du 2eme, mais plutot un bureau et demi au troisième. Vachement super. Les vraies raisons restent obscures mais le besoin est impérieux.

C'est comme ça que je me retrouve avec madame Nasco de l'autre côté du couloir. J'étais venu reprendre le rythme du bureau ce matin, légèrement comateux et désireux de le rester jusqu'au week-end. Eh ben non. Elle a commencé par venir vérifier le merdier qu'elle a pu laisser dans nos armoires. Elle a taxé une alimentation d'ordinateur portable, vu qu'elle a oublié la sienne. Et depuis, je l'entends. Entre les racontages de vacances et ses inepties habituelles, je suis pris par une crispation soudaine à chaque éclat de voix qui me donne un soudain réflexe de serrage de poing. L'année de bureau commence pas bien.
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 09:58
Quand t'es en vacances ailleurs que chez toi, il y a bien un seul endroit où tu peux te sentir généralement assez à l'aise, c'est là où tu peux t'enfermer. Ca se passe habituellement dans les toilettes ou la salle de bain. Je sais pas vous, mais moi, je vois ça comme un petit espace de liberté. Ce qui est assez paradoxal quand on est enfermé.

Partout dans le monde, se faire cloisonner, c'est plutôt pas bien vu. Bon, sans doute parce que ce n'est souvent pas volontaire, bien sur. Alors que chez nous, ce sont des instants privilégiés. Verrouillé dans une salle de bain qui n'est même pas à toi, tu peux faire des grimaces, dire des bêtises, rire tout seul ou au contraire pleurer. Tu  peux même te foutre à poil en chantant des trucs honteux, c'est la liberté. Tu peux même faire caca en lisant VSD, Paris Match, Entrevue ou un autre magazine scientifique. Et tout ça à quelques mètres à peine de gens que tu estimes et qui n'ont aucune idée de tes frasques. Peut-être qu'ils t'imaginent tel un dieu grec, en train de te huiler légèrement la peau. Ou bien comme un Chuck Norris des temps moderne, ils pensent naïvement que ce n'est pas l'eau qui te mouille, mais bien toi qui la Chuck-Norrise. Qui sait ce qui peut passer dans l'esprit de ces jeunes gens innocents et avinés.

Et tout ça grace à la magie d'un pitit verrou. Dire qu'il y en a pour se plaindre qu'on les enferme. Les gens sont ingrats. Il faudrait peut-être que j'en installe un pour ma salle de bain. C'est peut-être pour ça qu'on ne voit rien d'intéressant sur les enregistrements vidéo que j'ai, de cette pièce là.
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 17:39
Alors que le tabac devient persona non grata en France dans les lieux publics fermés comme les cafés, certains songent déjà à compenser en préparant l'année 2000-cuites. Pour ma part, j'ai décidé que 2008 sera l'année de la frite.
Je sais que certaines préfèreraient sans doute une année 2008, année de la bite, pour rester dans la continuité de 2007, année de la quéquette, mais bon, chacun son truc.

Alors bon, les résolutions, c'est bien gentil, sauf que voilà, c'est pas le bon moment de l'année pour les prendre. Bah oui, c'est mal foutu le calendrier français, l'année démarre pendant l'année scolaire. Par exemple, je m'étais dit que je me remettrais bien au badminton (ce qu'on peut raconter comme conneries quand il faut prendre des résolutions). Ben là, les inscriptions, c'est en septembre. Obligé d'oublier tout ça jusque là. C'est ballot. Mais c'est le jeu, ma pauvre Lucette.

C'est comme pour les fringues. Après les kilos des fêtes, j'aurai bien fait une descente au Décathlon pour vérifier que j'ai bien pris encore 3 tailles de pantalon cette année. Eh be nan, c'est les soldes. Ca veut dire qu'on ne trouve plus rien à sa taille, mais c'est beaucoup moins cher. Merci les soldes.

Enfin bon, c'est l'heure du repos après les gueuletons de réveillon, le profitage des cadeaux et le non cherchage d'excuse pour éviter de sortir de chez soi. En ça, la nouvelle année n'est pas si mal que ça. Ca donnerait presque envie de se faire une fin de note à la miss France. Allez, soyons fous: je vous souhaite une bonne année à tous, la paix dans le monde, la fin de la faim pour ceux qui n'ont rien eu à vomir aux réveillons et à l'an prochain pour mon calendrier au poil.
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