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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:06
Ah ben voilà, faut encore s'attendre à une invasion de pauvres. Mais quand nous laisseront-ils enfin tranquilles?? Hein? Quand ils seront tous riches? Tu parles, y en aura toujours un plus pauvre que les autres pour venir gueuler qu'il a du mal à s'en sortir en ne mangeant que des biscottes aux sardines (sans beurre, ça coûte trop cher). Pourtant, on vit très bien avec des sandwichs biscotte-sardine. Ca me rappelle mes études.



Le 17 octobre donc, une nouvelle manifestation de pauvres. Sous prétexte qu'ils sont de plus en plus nombreux. Pourtant, ils devraient être content d'avoir de nouveaux copains. Mais non, ils veulent des sous. Comme tout le monde quoi. Seulement voilà, chez les pauvres, on est fier alors on veut en avoir avant les autres. On est pas assez bien pour attendre son tour. On accepte pas sa condition sociale. On essaye de devenir riche. Si c'est pas malheureux de se renier à ce point.
Et le pire, c'est qu'on essaye de tromper le public. Non contents de défiler à l'heure où les honnêtes gens travaillent (quoi? ils veulent un travail aussi?), ils demandent aussi aux autres de montrer leur soutien. Et pour ça, il faudrait accrocher un drap noué à sa fenêtre. Le moyen d'accès idéal pour aller dévaliser ceux qui ont fait des heures supp' pour s'acheter des nouilles. De leur piquer le pain d'hier. Faudrait peut-être voir à pas abuser, les gars. La compassion, faut voir, mais le cambriolage assisté, faut peut-être pas poussé. Comme si on ne subissait déjà pas assez la crise avec les actions qu'on n'a pas.

Et puis bon, après tout, ils n'ont qu'à demander des sous à leur sponsor. C'est à ça que ça sert habituellement, non? Surtout avec un slogan qui dit "Créateur de chance". Alors bon, ils ont qu'à réclamer à la Loterie nationale. Ils disent qu'ils apportent leur concours, c'est le moment de le prouver. Un jeu à gratter gratuit pour tout le monde, allez.
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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 15:39
C'est compliqué à définir, l'intelligence. Dans le sens de conscience, de sensibilité, hein, dans le sens de "Oh, mon lave-linge est vexé parce que j'ai dit que mon pull bouloche". Pour certains, il s'agit d'un niveau de calcul. Pour d'autre, d'une capacité à apprendre, voire à ressentir. Pour les scientifiques, il se trouve que c'est en fait beaucoup plus simple. L'intelligence se mesurerait à la conversation. C'est Alan Turing qui aurait défini ça au dernier millénaire et ce serait toujours d'actualité. Si ton micro-onde te parle mieux que ton boucher, c'est qu'il est plus intelligent.


Du coup, tous les ans, il y a des tests. De Turing, forcément. Un peu à la Blade Runner. Le principe est simple. Tu mets un gars dans une pièce. Tu lui colles un moyen de parler à 2 personnes en même temps. Ca peut être un trou dans le mur par lequel tu passes des messages, un écran d'ordi, ce que tu veux, du moment que ça ne fait pas appel à la voix. Et il cause. Alors bon, c'est mieux si tu mets un mec un peu affable. Genre moi, je cause pas aux inconnus, je risque d'avoir du mal à arbitrer ton test. Mais bon, le mec discute et un de ses interlocuteurs est une machine. On estimera que l'intelligence artificielle est au niveau de l'humanité le jour où on arrivera plus ou difficilement à deviner qui est l'ordi. Alors évidement, on répète l'expérience, histoire d'être sûr.
Par exemple, dimanche, on teste Alice. Ceux qui pensent à la blondasse fournisseuse d'accès, vous pouvez aller vous palucher ailleurs. Cette Alice là, son nom veut dire Artificial Linguistic Internet Computer Entity. Et ses concepteurs fondent en elle les mêmes espoirs que ceux qui avaient conçu Deep Blue pour battre Kasparov aux échecs. Autant dire qu'elle doit plus ressembler à un mètre cube qu'à une pétasse décolorée. Et même si c'était le cas, je vous rappelle qu'on parle ici d'intelligence artificielle. Elle serait brune.

La semaine prochaine, on devrait donc savoir si on va enfin pouvoir tailler le bout de gras avec des machines. Je suis sûr que mon frigo a des tas de choses à dire. En attendant, je me demande ce qu'on peut bien demander à un ordi pour le tester. T'as fait caca? C'était mou ou dur? Tu penses quoi de la faim dans le monde? Et de la star ac'? Décidément, l'intelligence, c'est pas facile à déterminer.
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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 10:33
Eh oui, imprévu. Pas parce que je ne comptais pas rentrer, mais parce qu'il n'était pas vraiment prévu que je parte, à la base. Du coup, les interrogations du vendredi soir pour savoir si je prendrais le train ou pas ont vite laissé la place à la chance. La sncb refusant de me donner un billet en ligne, j'avais décidé de laisser au hasard le choix de descendre chez les français. En gros, je verrai bien à l'heure que je me lève, si j'ai eu le temps de finir les trucs que je devais et que j'arrive quand même à prendre le train à la bonne heure.

J'ai eu mon billet 5 minutes avant le départ. Et j'ai donc fini par descendre pour le salon Blogs et livres. Et là, on peut dire ce qu'on veut sur les blogs, ça avait vraiment des allures de salon littéraire. En gros, à part les amis et la famille, y avait pas grand monde. Comme dans les vrais salons, où pour un ppda qui dédicace, tu vois 50 pitits écrivains qui s'emmerdent. Il manquait juste Amélie Nothomb à celui là.
A défaut, je me suis rabattu sur les auteurs désespérés. A tel point que la première que je suis allé voir n'était même pas à sa place. Et le respect du public alors? En plus, j'avais même ses livres. Mais non, ça y est, ça publie, ça fait les salons et après, ça fait la star. Enfin pas tant que ça. J'ai bien senti quand même un certain manque du chaland, quand je l'ai vu se précipiter sur mon sachet de vis, spéciales bois, pour y appliquer son paraphe.
Il y avait aussi Cécile, ce qui est étonnant quand on connait sa propension à mettre de la terre partout. C'est pas très propre dans les livres. Mais que voulez-vous, elle sort de sa Bretagne.
Et puis le barbu, occupé à garder le buffet, planqué à l'autre bout du batiment, avec le reste de l'organisation. Même pas il m'aurait présenté son collègue agronome, qui m'a quand même fait une dédicace. Avec un dessin, lui. Bon, en même temps, on voyait bien aussi que lui avait du temps à perdre, sans parler d'une certaine déconnexion avec le monde réel (il savait même pas que Sarah Silverman was fucking Matt Damon).

Enfin bon, même si c'était un peu compliqué à trouver, ça ressemblait à un évènement littéraire. Sauf que c'était des blogueurs. Enfin surtout des blogueuses en fait. Comme quoi, depuis le début de l'humanité, c'est toujours les gonzesses qui croient avoir des trucs à dire. Et quand on voit qu'une des blogueuses pré-citées a passé son week-end à me filmer les pieds, on peut craindre quoi.
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 14:37
Je me tate. Je sais, ça ne se fait pas en public, mais bon.
Il paraitrait que ce week-end, il y aurait, dans la capitale obscure d'un pitit état du sud de la Belgique, la première édition d'un festival avec des blogs dedans. Des blogs avec des lettres, et tout. Ca rentrerait dans le cadre d'un festival pour la lecture dans le XIème arrondissement de Paris. J'imagine qu'on peut très bien lire ailleurs aussi, mais bon.


Alors bon, à priori, c'est gratuit et y aura plein de blogueurs. Et même des gens qui savent écrire sans blog. Et même des gens qui savent bloguer sans écrire (genre, en dessinant). Alors je me tate. C'est ouvert à tous, mais du coup, ça n'a pas que des avantages. Ils vont quand même jusqu'à recevoir Planche-Woman (s'obstiner à ce point dans l'absence de seins, ça relève du super-héroïsme), Pervers pépère et à laisser la sécurité à un barbu, qui plus est roux. C'est dire si j'hésite.
Et puis leur site me colle encore plus le doute. J'affiche quoi moi?

" ou "

C'est pas facile. Parce que bon, c'est que je suis célibataire ce week-end, je peux faire ce que je veux (wouh ouh, à moi le ronflement nocturne). Et puis ce serait l'occasion de réclamer une dédicace à Francis, lui qui m'en extorque une chaque année au festiblog. Mais en même temps, je crains que la sncb n'ait pas encore compris le concept de tarif de dernière minute.

Rhaaaaa c'est pas facile. Mlle Gima, je ne te remercie pas!
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 10:22
Je suis l'outil d'expression individuel dans l'ensemble.
Je peux te parler de marketing.
De buzz.
D'entertainment.
De conscience.
De rien.
De moi.
De toi.
De toi à travers moi, ou l'inverse.
De vie.
De vies.
De passion.
D'ennui.
I can speak english (et même d'autres langues, c'est encore plus mieux).
Je peux te laisser faire ma star.
Je peux croire que j'en suis une (d'ailleurs, j'en suis une).
Je peux te laisser espérer que tu sais utiliser un clavier.
Un appareil photo.
Un album.
Te faire miroiter une vérité.
En déformer quinze autres au passage.
Etre marseillais.
Etre intolérant et réclamer justice.
Me moquer.
De moi.
De toi.
De lois.
Me draper de différents costumes.
Croire qu'ils sont tous légitimes et les immaculer.

Le blog, c'est un peu le couteau suisse de l'ego.

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 14:18
Non, ce n'est pas une note sur Jacques Brel. Manquerait plus que ça, oh! Oui, ça fait 30 ans qu'il est mort. Mais il est pas le seul. Et puis il était belge quand même. Pire, bien que bruxellois, il se réclamait d'origine et d'un tempérament flamand. Le fils de bourgeois qui a émigré vers des contrées plus riches. Le héros des pas beaux qui voudraient réussir aussi. Le grand cheval maigre et vomissant des scènes d'Europe. Le poète des bars à bière, et le père fouettard des femmes infidèles qui n'ont pas fini de s'essuyer. C'est trop facile, grand Jacques, de faire semblant. De se réclamer anti-bourgeois quand on finit enterré à côté de Gauguin, sur une île paradisiaque. Qu'on vend ses possessions pour plus d'un million d'euros. Et même pas il nous aurait apporté des bonbons, rien. Et après, ça vient nous faire des grandes leçons. C'est facile de dire que la bêtise, c'est de la paresse. Ou d'aller chercher des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas. A force de piels, y en a beaucoup qui y arrivent.

Et puis d'abord, elles sont où, les ripailles de l'enterrement? Et les chansons du paradis qui nous promettaient d'être beaux (et cons, certes, mais beaux)? Et l'inaccessible étoile qu'on doit atteindre, hein? Même les 3 faisans, on ne les trouve plus, même pour montrer son cul. C'est pas faute d'avoir cherché. Et les flamandes se font mollissantes.

Non, il vaut mieux célébrer un anniversaire tout au moins aussi important, si ce n'est plus. Une révolution de l'entertainment. Trente années de fun. Aujourd'hui, paraît que c'est les 30 ans du slime. Ouais, le même jour que la mort du Jacques. De là à dire qu'il serait réincarné, je ne crois pas, mais la coincidence est troublante. En tout cas, parait que c'est facile à faire, j'ai même trouvé la recette et tout. Et avec lui au moins, j'arrive à faire l'ombre de ma main. Alors poupoune, le Jacques. Tu vas encore donner de sales idées à Florent Pagny.
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 16:12
Cet après-midi, je m'intéressais aux voitures. J'y connais pas grand chose, mais depuis bientôt 15 ans que j'ai mon permis, je me dis qu'un jour, ce serait bien que j'ai la voiture qui va avec. Alors je regarde ce qui se fait ou se prépare du côté des voitures électriques. C'est comme ça que j'apprends qu'elles sont mortes en Californie. Et au détour du documentaire, je découvre deux pitits vieux qu'ont l'air bien sympathiques (pour des vieux hein).


Voici Stan et Iris Ovshinsky. Toujours dans le documentaire (c'est pas un truc sur eux, on les y voit peu hein), ils expliquent comment ils ont participé un peu à la course aux batteries rechargeables et comment ils ont réussi à en produire une qui permet une autonomie suffisante pour une voiture urbaine. Ils parlent même d'une amélioration de ces batteries qui permettrait d'atteindre les 500km d'autonomie.
On les voit aussi causer un peu de l'énergie solaire. Montrer très très rapidement ces trucs qui ressemblent à ces panneaux goudronnés qui ont aujourd'hui remplacé les tuiles, et qui sont en fait des panneaux solaires. Flexibles, résistants et bon marché. C'est étonnant de voir des gens que tu t'attends plus à voir baver devant Derrick ou sa version américaine, Matlock, en train de te montrer des innovations importantes.

Et renseignements pris, il semblerait que le couple serait en terme d'inventions l'équivalent d'un Edison. C'est à eux qu'on doit notamment l'invention des piles au nickel rechargeables, qui constituent la majorité de celles qu'on trouve aujourd'hui. Ils ont fait beaucoup dans le domaine des batteries, aujourd'hui utilisées dans les pc portables ou les véhicules propres. Et évidement, beaucoup dans le photovoltaïque. Leur entreprise est dans un énorme batiment solaire. Et ils continuent de vouloir apprendre et inventer, toujours au service du bien être général sans négliger les aspects pratiques.

Enfin ils continuaient, Iris étant décédée depuis plus de 2 ans. Stan aurait depuis pris sa retraite, à 81 ans, sans doute démotivé par le travail en solo. C'est dommage qu'on ne connaissent pas plus les génies actuels. Du moins, ceux qui pensent également aux aspects pratiques des choses. Ca me laisse peu d'espoir de gloire, suite à la création de mon oreiller en pq, pour les siestes cachées qui ne laissent pas de trace.
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 11:16
En cette époque un peu trouble où l'économie se fait un peu rugueuse, surtout derrière les fesses, voire de plus en plus souvent dedans, il est peut-être bon de rappeler un peu comment marche le monde. A l'instar du sieur Largentula, maître es vents, je crois qu'il est bon de parler de l'essentiel. A savoir que le monde, fut-il économique, ne tourne pas, il roule. Comme un cul, oui.

En ces temps de crise et de (osons le mot (tant de rebellitude me chavire)) récession, que voyons nous? Comme l'indiquait mon collègue économiste de canapé ci-dessus, les bourses craquent. Et dans ces cas là, on se retrouve bien souvent avec une couille, voire deux, dans le potage. Alors, même s'il reste des amateurs de la soupe aux couilles, doit-on envisager l'avenir comme une vaste enculade? J'aurai tendance à penser que oui.
Voyez-vous, l'inflation augmente, le pouvoir d'achat baisse et même les prix des produits de première nécessité comme le pain sont en pleine croissance, ce que tout étudiant ayant réussi à rester éveillé lors d'un premier cours d'économie vous confirmera comme étant généralement plutôt craignos. Quand on en est à ce point là, on observe un phénomène de mauvaise augure: l'effet salaire. Rapidement, on voit qu'il s'affiche un peu partout. A la télé, dans nos journaux, sur nos murs, dans Playboy, mais principalement dans les devantures de nos magasins. Et si on peut voir l'effet salaire dans les vitrines, brusquement, les queues augmentent devant les échoppes. Le taux de merde de chien au km² et l'effet domino aidant, on aboutit rapidement à une orgie sans nom, un empalage en règle ou pour parler techniquement, la chute du système économique.

Encore une fois, on constate que l'effet salaire peut créer des civilisations mais aussi les détruire. A force de vouloir jouer au gros kiki pour pouvoir lustrer sa ménagère de moins de 50 ans, on finit par se faire tailler un short, puis une string et au final, c'est les fesses à l'air qu'on est bien emmerdé pour payer le pack de kro. On n'a pas fini d'être dans la merde, donc.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 15:50
Ce midi, je fuyais tranquillement l'univers complexe de la cantine d'entreprise, pour aller chercher une nouvelle relance pour ma carrière juridique. Las, je ne trouvais aucun nouveau dossier espéré et je me rabattis donc sur une pile de dvd à pas cher. A croire que le bras de la justice fait le trajet depuis la France à dos de taupe en faisant un détour par la Suisse. Tant pis, je devrais me contenter de mes carrières de chirurgien et de jedi dans le train ce soir.

Enfin bref, toujours est-il que je retournais vers le bureau honni, déçu mais pas les mains vides. Et c'est là que je suis tombé dessus. Une affiche pour la loterie nationale. C'est déjà assez grave en soi, le jeu étant une perversion qu'il conviendrait de bannir de nos contrées civilisées. On sait bien que c'est à cause de trucs comme les sims, tetris ou pokemon qu'on a ensuite des fusillades dans les lycées.
Mais au démon du jeu, les publicitaires infames avaient rajouté l'abomination du stupre. Un slogan affiché en gros annonçait "Plus de boules, plus de fun". Et comme si ça ne suffisait pas, pour ajouter le geste à la parole, on voyait une succube barbotant vicieusement dans une piscine de... de... de boules! Le tout affiché en gros, à hauteur de caddie, à la sortie des établissements scolaires placés sous la sainte protection de la vierge pondeuse. Une honte. Une infamie!

Et encore, je vous passe les pitits caractères qui parlaient de gratter plus longtemps. Décidément, on ne respecte plus rien de nos jours. Pas étonnant que le bon dieu nous ait infligé Adamo et la crise boursière. Je suis sûr que les gens de la loterie nationale mangent des pitits enfants. C'est pas encore comme ça qu'on va s'en sortir.

N'empêche qu'il faudrait pas que j'oublie de faire mon Euromillions quand même.
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 15:09
Au cas où vous l'ignoriez, aujourd'hui, c'est grève générale en Belgique. Celle du genre qui vous paralyse un pays tout entier. Celle qui, à Paris, prendrait des allures de catastrophe nationale. Faut dire que là-bas, on habite rarement près de son boulot et on n'a pas encore pensé à équiper tous les ingénieurs d'ordinateurs portables pour les asservir à domicile. En tout cas, en dehors de toute considération politico-sociale, j'aime bien la grève. En tout cas, en Belgique.


L'avantage du pays, c'est que les gens font ce qu'ils disent. La grève est prévue pour aujourd'hui. Il y a peu de chance qu'elle déborde jusqu'à demain. Alors qu'en France par exemple, emportée par l'enthousiasme d'une mobilisation peu attendue, elle s'étire souvent. Non, ici, on se croise les bras, oui, mais dans le temps qu'on a dit. Sans doute l'effet d'une syndicalisation bien plus marquée qu'en France. Du coup, les gens sont bien préparés et malgré le désagrément, ils font avec, sans stress et sans soucis.
Pour ma part, c'est le pied. L'entreprise pour laquelle je bosse a des bureaux bruxellois. C'est pas faute d'avoir demandé ma mutation ici, mais ce n'est pas à l'ordre du jour. Sauf les jours de grève. Du coup, j'ai pu venir tranquillement au bureau à pied ce matin, même si habituellement, j'aurai pris un tram pour ça. Les bureaux sont neufs, il n'y a personne ou presque. Et je me suis rendu compte que je pouvais partir de chez moi 2h plus tard que d'habitude. Et je ne vous parle même pas de ce midi où j'ai pu aller tester une baraque à frite chez qui je n'étais encore jamais passé. Ah ben si tiens, je vous en parle. Même si leurs moustaches écrues par le soleil cachaient mal les origines ibériques des 3 générations de femmes tenant le fritkot, y a pas à dire, elles savent faire des frites.

Alors la grève, les gars, c'est quand vous voulez. Et même si je ne pouvais pas me déplacer dans ces bureaux bruxellois, je prends aussi. Je dois pouvoir bosser un minimum de chez moi. Au pire, contrairement à ces ingénieurs belges qui se servent de leurs gros revenus comme excuse au non-débrayage, ça ne me dérange pas de perdre une journée de salaire. J'ai encore des friteries à visiter.
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