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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 15:09
Au cas où vous l'ignoriez, aujourd'hui, c'est grève générale en Belgique. Celle du genre qui vous paralyse un pays tout entier. Celle qui, à Paris, prendrait des allures de catastrophe nationale. Faut dire que là-bas, on habite rarement près de son boulot et on n'a pas encore pensé à équiper tous les ingénieurs d'ordinateurs portables pour les asservir à domicile. En tout cas, en dehors de toute considération politico-sociale, j'aime bien la grève. En tout cas, en Belgique.


L'avantage du pays, c'est que les gens font ce qu'ils disent. La grève est prévue pour aujourd'hui. Il y a peu de chance qu'elle déborde jusqu'à demain. Alors qu'en France par exemple, emportée par l'enthousiasme d'une mobilisation peu attendue, elle s'étire souvent. Non, ici, on se croise les bras, oui, mais dans le temps qu'on a dit. Sans doute l'effet d'une syndicalisation bien plus marquée qu'en France. Du coup, les gens sont bien préparés et malgré le désagrément, ils font avec, sans stress et sans soucis.
Pour ma part, c'est le pied. L'entreprise pour laquelle je bosse a des bureaux bruxellois. C'est pas faute d'avoir demandé ma mutation ici, mais ce n'est pas à l'ordre du jour. Sauf les jours de grève. Du coup, j'ai pu venir tranquillement au bureau à pied ce matin, même si habituellement, j'aurai pris un tram pour ça. Les bureaux sont neufs, il n'y a personne ou presque. Et je me suis rendu compte que je pouvais partir de chez moi 2h plus tard que d'habitude. Et je ne vous parle même pas de ce midi où j'ai pu aller tester une baraque à frite chez qui je n'étais encore jamais passé. Ah ben si tiens, je vous en parle. Même si leurs moustaches écrues par le soleil cachaient mal les origines ibériques des 3 générations de femmes tenant le fritkot, y a pas à dire, elles savent faire des frites.

Alors la grève, les gars, c'est quand vous voulez. Et même si je ne pouvais pas me déplacer dans ces bureaux bruxellois, je prends aussi. Je dois pouvoir bosser un minimum de chez moi. Au pire, contrairement à ces ingénieurs belges qui se servent de leurs gros revenus comme excuse au non-débrayage, ça ne me dérange pas de perdre une journée de salaire. J'ai encore des friteries à visiter.

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commentaires

erienne 06/10/2008 15:35

faudrait une pénurie de pomme de terre ou une grève des friterie pour réussir à stresser un belge :-)