Du seul fait de mes gênes français (c'est pas ma faute), je n'ai que peu d'attrait pour les anglais. Bon, ça touche plus certains domaines que d'autres, mais il faut bien reconnaitre que la bouffe
ou le rugby, c'est des sujets de première importance. Et pourtant, force m'est de constater qu'ils se sont pas mal débrouillés sur des secteurs mineurs de l'intérêt général. La musique bien sur
(bon ok, pas si mineur), mais également l'église.
C'est peut-être dû au fait que l'église anglicane doit sa fondation non pas à des questions religieuses mais à une bête histoire de kiki. Henri VIII, empressé d'aller se noyer la nouille dans un
autre calice que celui légitiment autorisé par les liens sacrés de son mariage, voulait quand même rester en règle vis à vis du très haut. Comme le pape n'était pas très disposé à revoir son
contrat marital, ça ne lui a pas pris longtemps pour comprendre que quand on est roi, c'est quand même mieux quand on est maître chez soi. Et hop! une jolie église tout neuve qui autorise le
divorce.
Alors ils auraient pu s'en tenir à ça, ça n'aurait pas volé très loin. Mais bon, la fougue de la jeunesse, tout ça, l'anglicane s'est emballée dans la réforme. Du coup, ça donne une église qui
autorise le mariage des prêtres, qui autorise l'ordination féminine, voire même qui accepte les homosexuels dans ses rangs. Forcément, on se dit que y a du mieux par rapport aux romains. Parce que
bon, même s'il paraîtrait que les curés catho aient le droit à la masturbation contrairement aux moines (oui, moi aussi ça m'a surpris comme info), à force de se baratter, ils font du beurre, et on
sait maintenant qui finit par se faire tartiner. C'est pas très joli tout ça.
Mais bon, on a beau être anglais, c'est à dire un peu foufou ou alcoolique, on ne peut pas se déclarer catholique, même réformé, sans que ça vous revienne un jour ou l'autre dans la gueule. En ce
moment, c'est la crise chez les anglicans. Parce que
2 prêtres homo qui se
marient, c'est encore un peu trop tôt, même pour eux. Il était temps. Parce que bon, si on ne peut même plus rire de la rigueur souvent ridicule des dogmes, je ne sais pas où on va, mais
ce sera moins foune.
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