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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 14:53
Je me suis rendu compte dernièrement que depuis quelques mois, je suis de plus en plus coupé de la vie politique française. Bien sur, il y a toujours des morceaux qui passent. Le filtre belge est beaucoup plus permissif que celui français à l'égard de ses voisins. Mais il y a quand même quelques trucs que je découvre avec retard, genre Edvige. Alors ce matin, c'était rattrapage, en particulier sur le NPA.

Le NPA (j'explique pour les non français et les ermites) est donc un parti qui n'existe pas encore. D'ailleurs, ce n'est pas son vrai nom. NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) est un logo utilisé en attendant que le parti devienne officiel et se choisisse un nom. A la base de ce parti, on trouve la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) censée disparaître dans le futur mouvement et c'est donc tout naturellement qu'on retrouve son porte-parole, Olivier Besancenot, à la pointe de la représentation sur le futur parti.


OB-NPA
envoyé par oziel1996

Il faut dire ce qui est: il le vend bien. Alors je sais, ce que je viens d'écrire va totalement à l'encontre des idées qu'il exprime, mais tout comme il utilise ses mots pour mettre en avant sa future formation, je le dis comme je le sens. Déjà dans la forme. On sent la rage sourde qui l'habite, dès qu'il commence à s'enflammer dans ses discours. Tout en étant totalement controlée, ça se met soudainement à sortir plus fort et plus vite. Sans forcément une cohérence par rapport au propos d'ailleurs, mais ça sort. Il ne s'arrête d'ailleurs pas face aux applaudissements qui viennent ponctuer tout discours politique actuel. Même si la communication est forcément travaillée, ça sent la conviction.
Mais sur le fond aussi, il peut séduire. Sans doute l'effet du temps. Tout comme certaines notions et questions d'extrême-droite se sont déplacées vers les partis plus présentables situés plus à leur gauche sur l'échiquier politique avec le succès qu'on connait, les questions sociales se sont également déplacées plus vers la gauche, emmenant avec elles les déçus par les tenanciers socialistes actuels, qui, il est vrai, n'ont plus de socialiste que le nom. Et puis il est aussi une réponse directe et pas forcément voulue aux discours sarkozystes de campagne qui se voulaient fédérateurs. Relancer le goût de l'effort et du travail, il disait? En voilà l'application sur le terrain politique. Parce que c'est ce que ce NPA appelle pour l'instant. A la prise en main de chacun des enjeux politiques quotidiens. A se mettre les mains dans le camboui. A faire de la politique plutôt que de la laisser à des spécialistes de la spécialité (même s'il y en aura sans doute aussi dans ce futur parti, n'en doutons pas).

Alors comme le dit le porte-parole, tout cela ne sera peut-être qu'une utopie. Il parle de prise en main personnelle pour éviter une bureaucratie élitiste. Mais rien ne dit que ça ne tombera pas dans une bureaucratie populaire et le terme qui fache, ça reste bien bureaucratie. Il parle de se regrouper pour éviter de s'épuiser et faire front commun, mais la volonté d'initiative qui est demandée peut aussi amener à une somme d'individualités difficile, voire impossible à gérer. Il parle d'espoir, pas de promesse et comme il le dit dans un autre discours, la meilleure façon de dire, c'est de faire. Mais peut-être n'aura-t-il jamais moyen de le faire. Après tout, il demande aux gens de quitter la politique de canapé pour agir eux-même, et ça, c'est toujours très difficile, surtout dans ces temps où l'apathie et l'individualisme sont roi.

N'empêche, il est séduisant politiquement, cet Olivier et ce qu'il amène avec lui aussi.

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commentaires

agota 16/09/2008 17:46

Merci merci merci (maintenant je m'en veux pour Salt n Pepa)

Francis 16/09/2008 11:01

Y m'font trop mal, change de chaîne ! Y m'font pitié, j'vais leur montrer moi, à la prochaine A la prochaine élection on s'bougera, Enfin si la saison de F1 est d'jà finie d'ici là !

Phil 15/09/2008 20:01

AH AH !