Mines de rien

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Lundi 8 septembre 2008
On le savait, l'indépendantisme a des fans en Belgique. Souvent en Flandre, c'est vrai, mais il paraît que 20% des francophones songent de plus en plus à un rattachement de la Wallonie à la France. La seule chose qu'on peut saluer dans ces histoires, c'est que ça ne se traduit jamais de manière violente. La Belgique n'a pas encore son E.T.A. et c'est déjà pas mal. En général, ça reste juste bête et méchant.

Le week-end dernier se tenait donc le traditionnel Gordel. Avant d'expliquer ce que c'est, il faut savoir que la région bruxelloise (traduisez "la ville de Bruxelles") est une enclave dans la région flamande. Bon, à son point le plus fin, il ne doit y avoir qu'une bande flamande d'une vingtaine de kilomètre séparant Bruxelles de la Wallonie, mais la ville reste encerclée. Le Gordel (traduisez "ceinture") est donc une manifestation annuelle typiquement flamande. Voire flamingante (traduisez "nationaliste flamand"). Il s'agit d'une course cycliste qui s'amuse à faire le tour de Bruxelles tout en restant en Flandre. En gros, les nationalistes défilent en jaune et noir (traduisez "les couleurs de la Flandre") et pissent autour de tout ce qu'ils aimeraient être à eux. Il y a longtemps que l'aspect sportif est passé au second plan et les chefs de parti "nationaliste" (traduisez "pour l'indépendance de la Flandre") n'hésitent pas pour participer.
Alors depuis des années, du côté des wallons et des bruxellois (traduisez "Bruxelles ne fait pas partie de la Wallonie" (c'est pour les français qui font constamment l'erreur)), on s'amuse à perturber gentiment le Gordel, en mettant des punaises sur la route ou en volant des panneaux de direction. Encore cette année d'ailleurs. Mais vu la situation de l'unité nationale, d'autres ont décidé de faire plus. C'est pour ça qu'en même temps que "la ceinture", cette année, on a eu aussi droit à la bretelle (traduisez "la bretelle"). En gros, c'est comme les autres, sauf que c'est à l'intérieur de Bruxelles, et un peu aussi dans les communes à facilité (traduisez "communes de la périphérie bruxelloise en Flandre,  à majorité francophone et disposant de facilités administratives à cet égard").

En gros, on a un concours de domination (traduisez "de celui qui pissera le plus loin ")  autour de la ville, prévu désormais chaque année. Le pire étant qu'ils peuvent effectivement se croiser dans les communes à facilité. De là à ce qu'ils en arrivent à se pisser dessus, on est qu'à deux pas, soit le franchissement de la frontière linguistique. Alors qu'il est tellement simple de régler le problème. Si vous avez peur de baisser vos frocs les gars, il existe des solutions. Comme ça:

Par cubik - Publié dans : Belgique, mon amour
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