Mines de rien


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Mardi 13 mai 2008
Qui a oublié sa pince à épiler? On m'y reprendra à inviter des filles, tiens. Même si pour certaines, c'était contre leur gré. Mais bon, heureusement qu'elles étaient là quand même. Parce que bon, les longs week-end ont déjà tendance à me larvifier, mais quand un coup de froid s'en mêle, j'ai tendance à me transformer en fantasme d'extrème droite: en gros, je deviens un bon à rien.

Déjà que ma blonde pense que je passe beaucoup trop de temps sur ma femme (rien ne pourra nous séparer) et pourtant, je n'ai fait qu'y consulter mes mails. Mais en plus, il ne m'était pas physiquement possible de l'approcher depuis dimanche. Assomé gentiment mais fermement par un courant d'air qui passait par là, à la faveur de l'insouciance liée au beau temps, j'ai déjà eu un mal de chien à rejoindre mon canapé. En plus, ma fièvre et ma gorge rétrécie (même pas moyen d'avaler plus d'un cubik's burger) se sont mises d'accord pour me pourrir les nuits en m'empêchant de dormir plus de 10 minutes d'affilée, elles-même déjà remplies de délires qui vous font regretter de n'avoir jamais tenté le lsd.
C'est comme ça que j'ai survécu au week-end, en essayant vainement d'oublier ces épisodes oniriques déconstruits qui me parlaient de chambrier (???), d'artefacts et de catalyseur, chacun étant inutile sans les autres. Le tout découpé en multiples morceaux colorés et disséminés à travers des pièces à tendance mouvante, comme prisonnières d'un rubik's cube. Ajoutez là-dessus un visionnage en accéléré X20 et sans le générique (va comprendre comment ça marche alors), avec une vague réminiscence de Zelda au milieu, sans doute liée au découpage des différents items, comme le moindre talisman démoniaque d'Hyrule. En plus, je crois que j'ai du choper des rediffusions plusieurs fois. J'ai le mal de mer en y repensant.

Alors forcément, le retour est difficile. Les hallus m'ont quitté pour l'instant, mais l'appétit n'est pas revenu. De toutes façons, ma gorge refuse encore d'entendre raison. Alors estimez vous heureux que seule ma blonde (malchanceuse) ait eu à subir ma faiblesse, qui me fait souvent dire n'importe quoi. Au moins, les squatteuses ont assuré. Vous pouvez leur dire merci. D'ailleurs, merci les filles (Charly's style).
par cubik publié dans : Le vide intérieur
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