Bon, puisqu'on me confirme que j'ai le droit de rejouer pour la chaîne des (super) héros atypiques, c'est
parti.
Alors qu'il recherchait un raccourci à travers l'océan que jamais il ne trouva, Bob fut un jour mordu par une moule radioactive atteinte du syndrome de la castagnette. Désorienté et
fièvreux, il s'échoua, amnésique, sur une plage où il fut recueilli par un groupe d'otaries. C'est dans cet environnement chaleureux, humide et joueur qu'il put développer ses étonnantes capacités.
Grace à cela, il put négocier un salaire en harengs décent quand le cirque vint capturer Gisèle, sa mère otarie. Il voulut la suivre, bien sur, mais elle sentait bien qu'il était destiné à de plus
grandes choses. D'un * Honk honk * affectueux et d'un coup de nageoire sur la tronche, elle l'envoya à travers le monde afin de faire régner l'ordre et la justice. Depuis, Clacman veille sur
nous.
On ne sait pas vraiment quel genre de radiation habitait la moule qui donna ses pouvoirs à Clacman. Mais on peut constater facilement leurs effets. Il est capable de déclencher chez n'importe qui
un mouvement claquatoire. Il pense, vous agissez. La tête et les jambes, enfin les bras, en quelque sorte. Un mome fait un caprice dans le bus? Afin d'éviter la lapidation (et faut en vouloir parce
qu'on trouve pas des masses de pierre dans les bus, ces temps ci), Clacman n'hésitera pas à utiliser ses pouvoirs pour que la génitrice lui décoche une bonne tarte en pleine poire. Ca lui aurait
été facile d'inciter les 20 personnes aux regards noirs et à la migraine naissante qui entouraient le bambin, à faire de même, mais il sait aussi ne pas tomber dans l'excès. Quand il l'applique à
lui-même, son pouvoir lui permet de décocher des méga mandales. Déjà boostés par sa mutation, ses bras deviennent alors de vrais distributeurs à baffes, que ne renieraient pas Bud Spencer et
Terence Hill. Son expérience otarienne lui a permis de développer tout un art martial basé uniquement sur la claque. Mieux vaut donc ne pas se frotter à lui. Malgré l'amitié qu'il a pour les moules
depuis le jour béni où il reçut son don, personne n'est à l'abri. Pas même Jean-Claude Van Damme.
Bon, bien sur, certains jours comme aujourd'hui, Clacman se laisse un peu aller à la blague en déclenchant à distance quelques claques aux culs. Voire en allant jusqu'à la fessée publique. Après
tout, c'est la journée de l'amour, même dans les fesses. Mais la vie d'un super-héros qui sent le hareng fumée n'est pas tous les jours facile. On s'amuse comme on peut.
Par cubik
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Publié dans : Les riens des autres
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