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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 10:44
There is a fifth dimension beyond that which is known to man. It is a dimension as vast as space and as timeless as infinity. It is the middle ground between light and shadow, between science and superstition, and it lies between the pit of man's fears and the summit of his knowledge. This is the dimension of imagination. It is an area which we call the Twilight Zone.
* Tan tan tan taaann taaaannnn! *

* Utilisez ici la voix de l'immense Rod Serling *

Le lieu: Un de ses trottoirs piétinés chaque jour par des millions de pieds besogneux, pressés d'aller finir leurs 35h.
Le moment: Un de ces matins pluvieux, qui font le charme de la Belgique et qui accompagne chaque journée de travail.

Comme tous les matins, Bob se rend à son travail. Plus par habitude que par réel entrain, il parcourt comme chaque matin ce quai qui le mène au bureau. Anonyme dans une foule d'inconnus, sa masse grise ne se distingue pas de celles des autres. Il aimerait sortir de son morne quotidien, mais n'a aucun courage, ni même réelle envie de changement. Il se contente d'hiberner des jours entiers chez lui à lire le destin extraordinaires de quelques supermen. Il aurait cependant dû se méfier de ses aspirations, même molles. Car elle trouvent toujours un echo dans la 4ème dimension.


* Vous pouvez arrêter de penser à Rod (je mérite pas, je suis qu'une merde) *

Bob longe son quai. Comme tous les matins, il s'amuse à regarder les autres. Sans jamais les approcher, chacun a besoin de profiter de la courte marche vers sa tâche pour se rassurer sur sa journée, prendre un peu de force avant l'ennui. Du moins, c'est comme ça qu'il le voit et qu'il utilise son temps. Mais observer les autres, surtout les inconnus est un bon moyen de distraction.
Ce matin, il pleut. Rapidement, Bob aperçoit les traces. Des formes de pas, mais composés de bulles. En tout cas, des traces un peu blanchatres sur le sol gris de la ville industrielle. Un peu comme si, dans une sorte de négatif troublant, au lieu de salir un sol sec avec des chaussures mouillées, quelqu'un avait un peu nettoyé l'emplacement de ses pieds. C'est amusant. Rapidement, Bob comprend que les traces sont laissées par son prédécesseur, la personne qui marche 10m devant lui.
Par jeu, il commence à marcher dans les pas. La sensation est étrange, mais pas désagréable. Et puis sa marche correspond exactement au rythme du suivi. Rapidement, cela devient hypnotique. Il n'arrive plus à détacher ses pas de l'autre. Il ne marche que dans ses traces.

Le quai défile. Le pas est régulier. Toujours cette drole de sensation dans le bas des jambes et la régularité de la marche. Et cette impression bizarre d'aller moins vite que d'habitude, malgré cela. Les distances s'allongent. Les batiments paraîssent plus grands. L'inconnu qu'il suit n'en semble pourtant pas affecté. Leur rythme reste synchrone. Ils passent à côté de la boite aux lettres qu'il dépasse à peine, alors qu'elle lui arrive généralement à hauteur de bras. Cette fois, c'est sur, il se passe quelque chose. Et pourtant, il n'a pas quitté l'autre des yeux, et il ne voit pas de différence par rapport au début de cette poursuite improvisée.

Quand la pédale de ce vélo mal garé lui atteint la ceinture, c'est la panique. Rien ne va, tout s'agrandit à part cet inconnu dont le rapport de taille n'a pas changé. Bob court alors. Il veut le rattraper, savoir ce qui se passe. Avoir une explication.

Quand il l'atteint, une forte odeur de détergent l'assaille. Il attrape son épaule et le retourne. Les vêtements lui restent dans les mains, ne laissant qu'un immense champ de bulles dignes d'une soirée mousse au Macumba. Et lui même commence à se décomposer. A force de rêver de super-héros et de destins particuliers, Bob ne pensait pas un jour tomber sur un homme savon. Encore moins que son surnom, crassouille-boy, lui collerait aussi bien à la peau. Une peau qui se dissout maintenant dans la soude de celui qu'il n'aurait jamais du suivre et s'écoule doucement vers le canal. Ce matin, Bob a trouvé une réponse à ses attentes. Pas forcément celle qu'il attendait, mais c'est celle de la 4ème dimension.

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commentaires

cubik 31/01/2008 16:37

hemylie> c'est interessant uniquement si t'es pourri de dettesFrancis> ouais, c'est toujours bob qui se fait baiserMme A> arrete de boire au bureau, ça te reussit pas >)

mlle a 31/01/2008 15:52

bon ben force est de reconnaitre que tu te démerdes en écriture hein :)

Francis 30/01/2008 21:14

*plop*Pauvre Bob...

hemylie 30/01/2008 12:27

Le nettoyeur ! Ceci dit une bonne idée pour disparaître sans laisser de traces :)...