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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 15:20
Aujourd'hui, j'ai bossé. Les mouches m'ont regardé voler.  Comme un peu tout le monde, j'ai tendance à mettre une bande originale sur ma vie. Le genre de truc qui vous rappelle les scènes précédentes rien qu'avec de la musique. En écoutant quelques titres à portée nostalgique ce matin, je me suis rendu compte que c'était toujours les trucs un peu calme ou triste qui marquent le plus. En tout cas pour moi.
Alors cet aprèm, vu que je lutte contre le sommeil suite à l'attaque de cette nuit des légumes intérieurs, ça va être simple, ça va être jukebox. Et si j'y pense et que je prends le temps (si je me la joue pas grosse larve, quoi (c'est pas gagné)), j'essayerai de mettre des musiques ce soir.

Tout le House of the Holy de Led Zeppelin. The song remains the same, Dancing days ou même The rain song (Upon us all, upon us all, a little rain must fall... Ah ben c'est réussi) me rappelle systématiquement l'été. Enfin, un été plus que les autres, pourtant celui où j'ai sans doute le plus rien fait. A lire sur le toit de la maison familiale, à être seul et pouvoir mettre la musique à fond toute la journée. Et évidement, le joyau de l'album est aussi une des chansons les plus glauques qui soit, sans doute ma chanson préférée: No quarter. C'est bizarre de se dire que finalement, mes chansons d'été collent bien à celui de cette année.



Et pour le plaisir, la version Tool:



L'album qui m'évoque Bruxelles, c'est le Sophtware slump de Grandaddy. Peut-être par son côté simple et décalé. Son absurde joie mélancolique (ça veut rien dire ce que j'écris, faut que je dorme). Ca doit surtout être parce qu'à mon arrivée à Bruxelles, j'ai passé un mois sans logement et que c'était la bande son que j'avais en boucle à ce moment là. Le Miner at the dial-a-view et son "I'm going home someday" me paraissait particulièrement approprié à mon arrivée là. Aussi par son côté pathétique qui allait bien avec mes déambulements nocturnes et mes nuits d'hotel.



Le Nirvana, c'est pour la déprime. Même les chansons un peu plus joyeuses ou droles de celui qu'on peut aujourd'hui baptiser face de cul (ah ben c'est ça d'avoir un trou de balle dans la tête) ont plutôt tendance à m'enfoncer dans le goudron moelleux de la dépression. Et accessoirement, elles réussissent à m'en sortir aussi. Quand on arrive plus vite au fond, on rebondit d'autant mieux. Alors un Very ape ou une Heart shaped box, c'est toujours bon à prendre pour cracher un peu n'importe quoi, se déchirer la gorge avant de pouvoir prendre l'air.



Les chansons joyeuses ou pêchues me marquent moins, faut croire. Elles servent surtout de défouloir et après les avoir bien hurlé, avoir bien sauté, on peut les oublier. Je ne leur associe rien ou pas grand chose. Un peu comme une fureur, une amnésie provisoire procurée par l'adrénaline. Jusqu'à la prochaine fois, la prochaine suée.

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