Lundi 7 avril 2008
Aujourd'hui, c'est pas la fête au bureau.
Dina, notre secrétaire ado goth de 54 ans, est venue habillée en noir. Comme tous les jours, certes, mais ce matin, ce n'était pas par goût mais par deuil. Elle est toute triste et s'en veut terriblement.
Du coup, chaque visiteur inconscient et heureux d'être lundi matin pour retrouver sa machine à café a le droit au récit de son week-end. Et à la catastrophe. D'ordinaire, j'aurai tendance à me moquer, mais Dina est vraiment triste. Et pourtant, elle n'a pas fait exprès. L'inattention, et c'est le drame.
Mais elle s'en veut. Elle dit qu'elle aurait du savoir. Qu'elle n'a plus goût à rien, au moins aujourd'hui. Ses deux mois de déprime à 22h de sommeil par jour lui reviennent en plein face. Je suis sur qu'elle a eu du mal à se trainer jusqu'ici ce matin. Sans compter qu'on est lundi.
Je vois bien que ça ne va pas. Je l'entends aussi surtout. Le bureau est encore plus calme que d'habitude. Un de mes collègues a déjà fuit la chape de plomb qui couvre l'ambiance habituelle, qui n'est pas forcément plus bruyante mais sans doute moins pesante. Les rares fois où elle parle, c'est de lui. Ou bien c'est qu'elle n'arrive pas à se concentrer.
Et c'est vrai que ce n'est pas facile de se concentrer. Mon collègue hésite à lui demander les affaires du défunt. J'hésite à lui montrer mon t-shirt humoristique du jour, qui, sans le faire exprès, colle parfaitement au sujet. Tout le monde évite de penser à Gremlins.
Mais ce week-end, le petit chat est mort.
Et c'est Dina qui a fermé la porte du sèche-linge.
Dina, notre secrétaire ado goth de 54 ans, est venue habillée en noir. Comme tous les jours, certes, mais ce matin, ce n'était pas par goût mais par deuil. Elle est toute triste et s'en veut terriblement.
Du coup, chaque visiteur inconscient et heureux d'être lundi matin pour retrouver sa machine à café a le droit au récit de son week-end. Et à la catastrophe. D'ordinaire, j'aurai tendance à me moquer, mais Dina est vraiment triste. Et pourtant, elle n'a pas fait exprès. L'inattention, et c'est le drame.
Mais elle s'en veut. Elle dit qu'elle aurait du savoir. Qu'elle n'a plus goût à rien, au moins aujourd'hui. Ses deux mois de déprime à 22h de sommeil par jour lui reviennent en plein face. Je suis sur qu'elle a eu du mal à se trainer jusqu'ici ce matin. Sans compter qu'on est lundi.
Je vois bien que ça ne va pas. Je l'entends aussi surtout. Le bureau est encore plus calme que d'habitude. Un de mes collègues a déjà fuit la chape de plomb qui couvre l'ambiance habituelle, qui n'est pas forcément plus bruyante mais sans doute moins pesante. Les rares fois où elle parle, c'est de lui. Ou bien c'est qu'elle n'arrive pas à se concentrer.
Et c'est vrai que ce n'est pas facile de se concentrer. Mon collègue hésite à lui demander les affaires du défunt. J'hésite à lui montrer mon t-shirt humoristique du jour, qui, sans le faire exprès, colle parfaitement au sujet. Tout le monde évite de penser à Gremlins.
Mais ce week-end, le petit chat est mort.
Et c'est Dina qui a fermé la porte du sèche-linge.


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