Mines de rien


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Mardi 13 mai 2008
On peut dire ce qu'on veut, le capitalisme a quand même du bon parfois. Hormis la multiplication des établissements de gastronomie pratique, l'éclosion de la télé-réalité qui a permis la libéralisation du porno aux heures de grande écoute et la relance des sectes en tout genre, on peut aussi trouver d'autres avantages de grande envergure. Tenez, par exemple, l'évasion fiscale. En voilà un concept qu'il est beau.

Tout d'abord, rendons ici hommage à celle qui fut sans doute une des pionnières en la matière. Enfin, j'en doute, mais comme elle est morte hier, on va faire comme si. Irena Sendler a beaucoup fait pour l'évasion fiscale au XXème siècle. Bien qu'assistante sociale (je sais, certains mots font peur), elle avait parfaitement su saisir l'innovation du capitalisme mondial encore balbutiant. Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte des prix pour les oeufs de juif sur ebay en 1940? Un succès plus grand que les pokemons, pour sur. Avec, bien sur, la possibilité de faire fructifier l'investissement en les élevant dans les milieux de la finance par la suite. Il faut dire que le produit était rare et les pitits commerçants très demandeurs. Et puis il fallait oser se lancer dans une entreprise d'export mondial, à l'époque. Une entreprise visionnaire, vraiment, justement récompensée en 1965 par le mémorial de Yad Vashem.
De nos jours, son exemple reste très suivi. En tout cas, pour ce qui concerne l'évasion fiscale. Pour les enfants, on s'est rendu compte qu'on pouvait faire sans. Ou alors, ça finit en arche de Zoé. Grace à ce mécanisme financier, les nantis, dont je fais désormais partie (on peut être pauvre et nanti à partir du moment où on est propriétaire), peuvent économiser une bonne centaine de milliard d'euros tous les ans. C'est toujours ça que les pauvres n'auront pas. D'ailleurs, c'est le cas. Alors bien sur, les pays riches ne peuvent pas donner autant pour compenser. Bien sur, ça permettrait de couvrir 3 fois les objectifs du millénaire de l'ONU, qui pour l'instant creusent leur tombe. Mais bon, ils n'ont qu'à se mondialiser un pitit peu. Ou apprendre à chanter.

Pour ma part, je crois que j'ai pris mon évasion fiscale un peu à l'envers. Effectivement, je ne paie plus d'impots en France, mais j'en paie environ 3 fois plus en Belgique. Et encore, je contribue moins que l'indigène. Je ne suis même pas sur qu'un exil monégasque serait rentable. Ah ben oui, tout le monde ne peut pas être Bono, Lewis Hamilton, Johnny ou Florent Pagny. Comme quoi, il fait quand même parfois bon être pauvre.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Mardi 13 mai 2008
Qui a oublié sa pince à épiler? On m'y reprendra à inviter des filles, tiens. Même si pour certaines, c'était contre leur gré. Mais bon, heureusement qu'elles étaient là quand même. Parce que bon, les longs week-end ont déjà tendance à me larvifier, mais quand un coup de froid s'en mêle, j'ai tendance à me transformer en fantasme d'extrème droite: en gros, je deviens un bon à rien.

Déjà que ma blonde pense que je passe beaucoup trop de temps sur ma femme (rien ne pourra nous séparer) et pourtant, je n'ai fait qu'y consulter mes mails. Mais en plus, il ne m'était pas physiquement possible de l'approcher depuis dimanche. Assomé gentiment mais fermement par un courant d'air qui passait par là, à la faveur de l'insouciance liée au beau temps, j'ai déjà eu un mal de chien à rejoindre mon canapé. En plus, ma fièvre et ma gorge rétrécie (même pas moyen d'avaler plus d'un cubik's burger) se sont mises d'accord pour me pourrir les nuits en m'empêchant de dormir plus de 10 minutes d'affilée, elles-même déjà remplies de délires qui vous font regretter de n'avoir jamais tenté le lsd.
C'est comme ça que j'ai survécu au week-end, en essayant vainement d'oublier ces épisodes oniriques déconstruits qui me parlaient de chambrier (???), d'artefacts et de catalyseur, chacun étant inutile sans les autres. Le tout découpé en multiples morceaux colorés et disséminés à travers des pièces à tendance mouvante, comme prisonnières d'un rubik's cube. Ajoutez là-dessus un visionnage en accéléré X20 et sans le générique (va comprendre comment ça marche alors), avec une vague réminiscence de Zelda au milieu, sans doute liée au découpage des différents items, comme le moindre talisman démoniaque d'Hyrule. En plus, je crois que j'ai du choper des rediffusions plusieurs fois. J'ai le mal de mer en y repensant.

Alors forcément, le retour est difficile. Les hallus m'ont quitté pour l'instant, mais l'appétit n'est pas revenu. De toutes façons, ma gorge refuse encore d'entendre raison. Alors estimez vous heureux que seule ma blonde (malchanceuse) ait eu à subir ma faiblesse, qui me fait souvent dire n'importe quoi. Au moins, les squatteuses ont assuré. Vous pouvez leur dire merci. D'ailleurs, merci les filles (Charly's style).
par cubik publié dans : Le vide intérieur
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