Et donc on remplissait ses papiers pour qu'il aie droit à une formation.
(J'ai zappé l'intro parce que ça aurait été trop long de vous présenter le loup et tout ça).
Alors déjà, il retient son numéro de sécurité sociale par coeur.
Non non non, il n'a pas regardé sur un papier dans son portefeuille
(moi j'aurais dû fouiller dans une armoire pour trouver une farde où peut-être il y aurait le papier où c'est écrit).
Lui, il sait même pas que j'appelle ça une farde, ce truc à anneaux.
Et donc il connaît son numéro de sécurité sociale par coeur.
Déjà rien que ça, je comprends pas que ça soit possible.
On les martyrise à l"école, les Français ? Pendant qu'on nous sert de la bière brune de table (la Piedboeuf, mmh), eux, ils sont obligés de retenir des séries de chiffres (niveau 1) pour se
préparer aux abréviations (niveau 2)?
...
Alors donc on remplit.
Enfin : il remplit. Et c'est clair il met le code postal sur la même ligne que là où il a mis le nom de sa rue, mais ça c'est la faute aux formulaires, ils sont tous différents et des fois
c'est vrai qu'on doit tout mettre sur une seule ligne : c'est internationalement débile.
Et alors il me parle de CIF à l'AFSAD. Puis ça empire. Il me parle de DEUG (le BAC ça va : on nous rebat les oreilles avec ça depuis la BOUM (avec Sophie Marceau, hein . C'est pas la Bourse
des Ours Urbains Malades, ou que sais-je).
Donc après il y a le ... euh ... CACES, ou je sais pas quoi, je vous passe les CFPTS, etc.
Je lui demande : Tout le monde sait ce que c'est ?
Il répond que oui.
Et il se fout de ma gueule quand je dis nonante-huit.
Les Français savent pas dire les trucs comme tout le monde.
Et après ils viennent se foutre à not' gueule.
C'est un monde.
par agota c/o cubik
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Les squats du rien
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Par respect et en signe de gratitude pour l'hébergement :
un mot sur un bon moment à la patate
C'était mercredi matin, on marchait vers le bâtiment du Cadastre.
C'est près de la place du Jeu de balles, il faisait soleil,
et vu que je suis parfois matheuse, j'ai rapidement fait l'équation suivante :
Loup + Soleil + Temps libre = Aller boire un verre en terrasse.
Alors on a traversé cette petite place, au bout de la rue Blaes, et de la rue Haute.
On est allés à un bar très orange dedans, avec une serveuse super sympa.
Et bien qu'il soit 11h, l'odeur de la petite friterie qu'il y a devant la chapelle
donnait envie d'un bon paquet à 40 avec sauce andalouse.
(oui, parce que "le paquet à 40", c'est une de ces expressions
de l'avant-Monnaie unique qu'on chérira encore longtemps chez nous)
Et que donc, j'ai pensé à Cubik.
...
C'est quand même terrible de penser à Cubik quand ça sent la frite.
...
J'espère que sa chérie a d'autres repères olfactifs.
par agota c/o cubik
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Les squats du rien
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