Mines de rien


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Lundi 12 mai 2008
par agota c/o cubik publié dans : Les squats du rien
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Lundi 12 mai 2008
Emmener un peu de chez soi.
par agota c/o cubik publié dans : Les squats du rien
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Lundi 12 mai 2008
Et donc on remplissait ses papiers pour qu'il aie droit à une formation.
(J'ai zappé l'intro parce que ça aurait été trop long de vous présenter le loup et tout ça).
Alors déjà, il retient son numéro de sécurité sociale par coeur.
Non non non, il n'a pas regardé sur un papier dans son portefeuille
(moi j'aurais dû fouiller dans une armoire pour trouver une farde où peut-être il y aurait le papier où c'est écrit).
Lui, il sait même pas que j'appelle ça une farde, ce truc à anneaux.
Et donc il connaît son numéro de sécurité sociale par coeur.
Déjà rien que ça, je comprends pas que ça soit possible.
On les martyrise à l"école, les Français ? Pendant qu'on nous sert de la bière brune de table (la Piedboeuf, mmh), eux, ils sont obligés de retenir des séries de chiffres (niveau 1) pour se préparer aux abréviations (niveau 2)?
...
Alors donc on remplit.
Enfin : il remplit. Et c'est clair il met le code postal sur la même ligne que là où il a mis le nom de sa rue, mais ça c'est la faute aux formulaires, ils sont tous différents et des fois c'est vrai qu'on doit tout mettre sur une seule ligne : c'est internationalement débile.
Et alors il me parle de CIF à l'AFSAD. Puis ça empire. Il me parle de DEUG (le BAC ça va : on nous rebat les oreilles avec ça depuis la BOUM (avec Sophie Marceau, hein . C'est pas la Bourse des Ours Urbains Malades, ou que sais-je).
Donc après il y a le ... euh ... CACES, ou je sais pas quoi, je vous passe les CFPTS, etc.
Je lui demande : Tout le monde sait ce que c'est ?
Il répond que oui.

Et il se fout de ma gueule quand je dis nonante-huit.
Les Français savent pas dire les trucs comme tout le monde.
Et après ils viennent se foutre à not' gueule.
C'est un monde.
par agota c/o cubik publié dans : Les squats du rien
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Lundi 12 mai 2008
Par respect et en signe de gratitude pour l'hébergement :
un mot sur un bon moment à la patate


C'était mercredi matin, on marchait vers le bâtiment du Cadastre.
C'est près de la place du Jeu de balles, il faisait soleil,
et vu que je suis parfois matheuse, j'ai rapidement fait l'équation suivante :
Loup + Soleil + Temps libre = Aller boire un verre en terrasse.
Alors on a traversé cette petite place, au bout de la rue Blaes, et de la rue Haute.
On est allés à un bar très orange dedans, avec une serveuse super sympa.
Et bien qu'il soit 11h, l'odeur de la petite friterie qu'il y a devant la chapelle
donnait envie d'un bon paquet à 40 avec sauce andalouse.
(oui, parce que "le paquet à 40", c'est une de ces expressions
de l'avant-Monnaie unique qu'on chérira encore longtemps chez nous)

Et que donc, j'ai pensé à Cubik.
...
C'est quand même terrible de penser à Cubik quand ça sent la frite.
...
J'espère que sa chérie a d'autres repères olfactifs.
par agota c/o cubik publié dans : Les squats du rien
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Lundi 12 mai 2008


L'avantage du baladeur c'est qu'on peut marcher pèpère en imaginant le monde qu'on rêve.
Par exemple, donc, les zoziaux, ils chantent ça. (appuie sur "Play", s'il te plaît)
Oui, bon à Bruxelles - que dis-je ! à Saint-Gilles ! - le chant des zoziaux est couvert par le bruit de la voiture de l'excité qui klaxonne. Mais justement ! Avec le baladeur : on peut se dire que c'est les zoziaux qui l'emportent, et que donc : ils chantent Another sunny day.
Et ça marche avec tout : genre tu traverses la rue et tu empêches ladite voiture de poursuivre sa course effrénée vers rien, et l'excité gueule "Ca va aller pauv'tache, regarde ouske tu marches".
Ben non ! En fait, il chante "Dododododo, dadadada" de The Police. (tu peux prendre une autre chanson si tu veux)
Bonheur. Autre cas de figure ?
Puisque voilà le beau temps, tu as mis une jupe (si tu es une fille OU si tu es un homme sûr de ta virilité) et c'est inévitable : un gros con dont les hormones prennent un bain de soleil te lance un "Hé cousine, viens voir !"
Paf : baladeur ! En fait, il chante "Bella ciao".
Eh oui, grâce au baladeur, le dernier des gros misogynes devient un vrai progressiste révolutionnaire.
Merci la technologie.
Et vive le lundi.
par agota c/o Cubik publié dans : Les squats du rien
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