Mines de rien


Festival des Blogs BD - Festiblog BD
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Lundi 4 août 2008
Pendant qu'on ne regarde pas et que la moitié de nos pays civilisés riches est en vacance, la science continue d'avancer. Pas de repos pour les labos et les hostos. Et l'avancée de la semaine dernière, c'est une transplantation des deux bras. A l'ère de la miniaturisation, on s'amuse à greffer des morceaux de plus en plus gros. Vivement les changements de corps.


C'est donc un agriculteur allemand qui a pu bénéficier de cette grande première. Il y a 6 ans, dans une discussion un peu virile avec une moissoneuse batteuse, ils s'étaient bêtement emportés et c'est l'engin qui avait gagné au final. Et comme il avait trop de mal à tripoter les pis avec des prothèses, il attendait depuis. Parce que bon, ce n'est pas facile de trouver des donneurs. Déjà pour des organes qui ne se voient pas, c'est pas évident, alors quand il faut en plus que le gentil mécène soit mort, du même age, de la même corpulence, sexe, groupe sanguin et couleur de peau, ça devient dur à trouver. Alors quand ça se présente, faut pas hésiter. Même s'il y a quelques différences, faut pas faire le difficile.
Du coup, j'imagine bien le gars épais comme un Woody Halen et héritant des bras d'un Schwarzenegger. Une sorte de redescente dans l'évolution avec une greffe de dos au bout. Quoi qu'il arrive, vu qu'il faudra, dans le meilleur des cas, au moins 2 ans pour qu'il récupère des sensations au bout des doigts, ça risque de ne pas être facile. J'espère surtout qu'il a une femme aimante et très compréhensive, parce que ça ne sera pas facile tous les jours d'aller aux toilettes. Sans même parler de se gratter les couilles.

Enfin bon, qu'il ne se morfonde quand même pas trop durant toute sa rééducation, il lui restera quelques loisirs adaptés. Depuis des années, les chaines de télé ont bien compris que tous les hommes étaient égaux face à Julien Lepers et les buzzers sont adaptés aux moignons et aux membres gourds. Idem pour les distributeurs de Caca-Cola avec leurs boutons géants et leurs cannettes à forme variable, pour peu qu'on serre un peu fort. Et dire qu'il y en a pour se plaindre que le monde n'est pas adapté aux handicapés.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Jeudi 31 juillet 2008
Elle a des couilles, Rachida. Elle est un peu obligée, en même temps. Quand elle était jeune, c'était ça ou se faire traiter de pute. En même temps, l'un n'empêche pas l'autre. Mais elle est fière. Elle ne s'est jamais cachée sous des vêtements de mec. Elle s'habillait juste un peu strict. La rigueur, la dureté, ça peut vous aider aussi parfois. En tout cas, ça lui a permis de trouver du boulot.
Elle est responsable de la sécu au Leclerc du quartier. Comme elle est quand même menue, même si pas sans défense, on la laisse généralement au pc sécurité. C'est elle qui vous traque avec la centaine de caméra quand vous allez acheter votre lessive. Comme la plupart des agents ici, elle a des origines, comme on dit. Il y en a qui s'amusent à dire que c'est parce qu'ils connaissent les combines pour les avoir pratiquées étant jeune. Elle a bien compris que c'était surtout pour éviter que l'enseigne ne se fasse taxer de raciste dès qu'elle serre un beur. Vu le pourcentage de deuxième génération dans sa banlieue, c'est vite arrivée.
Alors elle surveille. Et elle est sans pitié. Enfin, elle essaye. Pour le boulot, il faut se montrer dure. Des petits délinquants qui essayent de jouer au con ou sur la compassion, il y en a tous les jours. Elle en connait même certains. Alors elle fait comme elle a toujours fait. Elle pose ses couilles sur la table et elle montre les dents. Dans un milieu où il faut se montrer insensible, elle est la plus mécanique de tous. Ou presque. Parce qu'elle sait aussi que parfois, le mome de 12 ans qui pleure, c'est pas du chiqué. Qu'en rentrant chez lui, il se fera défoncer par son père pendant que sa mère fera celle qui n'entend rien. Et quand elle décide de la jouer coulante pour une fois et que son manager arrive en choisissant la voie dure, elle a du mal. Elle cherche des solutions. Le grand frère, le cousin, la voisine. Tout sauf le père ou les condés.

Alors quand finalement, elle parvient à joindre une amie de la soeur qui peut venir délivrer le petit tremblant dans son placard, elle respire. Elle peut remettre son air strict sur la gueule et frimer de nouveau. "La chance que t'as, petit, on l'a pas eu quand on était jeune et qu'on faisait des conneries, je peux te le dire." Une dernière bravade au mome et elle va s'isoler, peut-être souffler un grand coup dans les toilettes, s'essuyer les yeux et s'asperger la face avant de revenir dans son armure, intacte. Ce n'est que le 3ème gamin qu'elle attrape aujourd'hui, et il n'est pas encore midi.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Jeudi 31 juillet 2008
Alors que j'attends l'accès web chez moi sans lequel il n'est pas de bonheur terrestre possible, c'est bien connu, il faut bien reconnaître que l'accès du bureau m'ennuie. Tout le monde est en vacances, donc j'ai rien à faire, et du coup, j'ai vite fait le tour des quelques sites auxquel je suis habitué. Je peux même pas en profiter pour découvrir de nouveaux blogs, tout le monde est en vacances partout. Et puis ça commence à m'ennuyer un peu aussi.

Alors du coup, j'ai pas grand chose à dire. Vous me direz, ça change pas de l'habitude, mais là, mes pitits riens s'en vont dans le liquide que je perds toute la journée, surtout en grimpant mes 4 étages. Alors bon, il me reste bien un peu de firenes, mais c'est risqué au bureau. Depuis hier, je me suis mis à mater les épisodes de Striptease sur Dailymotion, mais je crains qu'il ne m'en reste plus beaucoup à voir. Il y en a même qui pensent à m'occuper deux minutes pendant que ma blonde regarde ailleurs, mais bon. Je ne peux même plus élever mes brutes au bureau. En gros, c'est la lose. J'en suis à deux doigts de me regarder un divx, et pourtant, c'est pas tres discret.

Je sais pas qui a inventé les congés payés mais s'il avait pu rendre obligatoire le fait que j'en ai dès que quelqu'un est absent, ça m'aurait arrangé. Vivement ce soir que le week-end commence. Bah oui, y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui gardent les ordis au bureau.
par cubik publié dans : Le vide intérieur
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Mercredi 30 juillet 2008
De tout temps, il y a eu 10 sortes d'hommes. Ceux qui connaissent le binaire et les autres. Ce qui revient à dire qu'il y a toujours eu d'un côté les techniciens et de l'autre les vendeurs. D'un côté, ceux qui doivent chercher, produire, faire et de l'autre ceux qui doivent générer le profit. Dans toute entreprise, on retrouve ces deux facettes de l'humanité. Elles sont aussi indissociables que Tintin et Milou, Black et Decker ou les chips et le sel.

Pourtant, les deux sont indispensables. Mais c'est un peu la guerre entre les deux clans. D'un côté, les techniciens qui estiment que les commerciaux sont des malhonnêtes, prêts à vendre n'importe quoi sans rien en connaître du moment qu'ils aient leur marge et qui ne s'encombre pas de la faisabilité des choses pour promettre monts et merveilles. De l'autre, les marchands qui pensent que les artisans sont enfermés dans leur technique sans jamais se soucier des contraintes du monde actuel, qu'ils s'intéressent plus à jouer avec leurs outils plutôt que d'écouter leurs clients et qu'ils rechignent à la tache alors qu'il faut bien gagner sa vie au final.
Etant moi-même plutôt technicien, j'avoue avoir du mal à apprécier le côté commercial des choses. Surtout parce qu'à un moment ou à un autre, on est tous amené à cotoyer quelqu'un de l'autre bord. Les deux sont inséparables comme pile et face (et je n'ai jamais rencontré la tranche). Alors forcément, je suis de parti pris quand je vous montre ceci, mais franchement, ça fait peur quand même:

par cubik publié dans : Les riens des autres
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Mercredi 30 juillet 2008
A l'ouest, rien de nouveau. Le pouvoir d'achat est en baisse (même s'il paraîtrait qu'en fait, pas tant que ça, mais bon, les chiffres, vous savez...), le moral des ménages est en berne, la sécu rembourse moins et les retraites diminuent, bref, le capitalisme vit sa vie. Sauf que voilà, à l'est, on pense aux pauvres du monde. Enfin, peut-être pas trop, mais en tout cas,on agit. Pauvres des pays riches, la Chine va vous sauver.

On le savait déjà, les chinois sont partis pour s'imposer économiquement sur la planète. Sauf que bon, jusqu'ici, on était habitué à ce qu'ils constituent la plus grande réserve de main d'oeuvre du monde. Suffit de voir le nombre d'articles made in China qui trainent dans nos foyers. Et comme on s'en doutait, à force d'accepter toutes les bases besognes, ils en ont profités pour voir un peu comment fonctionnaient les outils, avant de les fabriquer eux-même et ainsi de suite. En gros, la Chine s'enrichit. Tant mieux pour eux, vous me direz, mais aussi tant mieux pour nous.
D'un côté, ça lui permet de gueuler plus fort sur ses exportations, ce qui aboutit à des blocages pour l'instant, comme à l'OMC par exemple, qui font qu'au final, chacun reste chez soi et les agriculteurs français sont bien contents (pour l'instant). Mais de l'autre côté, ça enrichit surtout son peuple. On a un peu tendance à l'oublier mais la Chine reste communiste. La socialisation (ouh le vilain mot), tout ça. Bon ok, un communisme... comment dire... enfin, y a marqué coco sur la boite, quoi, même si c'est du light (avec quelques agents conservateurs despotiques pour le goût). Donc normalement, quand ça marche bien, les revenus minimum imposés par le gouvernement augmentent pour tous. Ce qui vient de pousser Adidas à chercher de la main d'oeuvre ailleurs, parce que ça devient trop cher là-bas. Du coup, l'occident a sa chance. A force de libéraliser à tout va, la barrière du salaire minimum ne devrait pas tarder à sauter par chez nous. Il n'y a déjà plus de 35h en France et on peut avoir plusieurs jobs aux USA. Bientôt, grace à ces pourritures communistes, des pauvres américains pourront trouver un 3ème job chez Nike pour faire des baskets qu'ils n'auront pas les moyens de s'offrir. C'est beau.

Décidément, je pense pas qu'ils étaient nombreux à l'ouest à penser que les rouges les feraient un jour manger. Enfin manger... Et pourtant, c'est grace à eux et à l'argent dépensé pour la guerre froide que nous avons vécu une période faste après la dernière guerre mondiale. Et je parle même pas de Che Guevarra qui a lancé l'industrie du t-shirt en son temps. Alors encore une fois, je crois qu'on peut dire merci Groucho.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Mardi 29 juillet 2008
Il est vraiment des moments où la vie de bureau est dure, pour ne pas dire sauvage. Surtout en été. Quand tous les collègues sont partis faire un pétanque dans leur camping préféré, tu es tout seul et tu t'emmerdes. Oui, même toi qui a une conscience professionnelle, il faut bien reconnaitre que tu n'as pas grand chose pour justifier ton salaire. Alors pour toi le glandeur, si tu as déjà fait combattre tes azmils brutes, j'ai peut-être une solution pour toi. Mais c'est du lourd. Je m'adresse à ceux qui n'ont peur de rien. Ceux qui ont explosé leurs records de démineur et qui n'hésite pas à laisser Meetic en fond d'écran. Si tu es un pitit joueur qui ose à peine ouvrir un navigateur pour consulter tes mails après avoir piéger l'entrée à la punaise et au scotch au cas où quelqu'un viendrait, passe ton chemin. Ami fonctionnaire et/ou ingénieur, sois le bienvenu.

Alors bon, en fait, je me dis que la population qui pourrait être interessé par la chose doit sans doute être déjà au courant, mais on ne sait jamais. Alors en bon geek ou parce que tes potes t'ont dit que c'était mieux et ça t'amusait de participer à un record du monde qui a fini dans le guiness book, tu as téléchargé Firefox. Et c'est là que tu vas voir son intérêt. Souviens toi d'il y a 20 ans (ceux qui n'étaient pas nés ou à peine, vos gueules). On jouait encore aux billes dans les cours de récré et certains ramenaient même les premiers jeux vidéo Game & Watch avec carrêment 2 écrans. Un peu comme une DS, oui, mais en moins développé. Et tu avais vu le must have de l'époque dans les catalogues de jouet de Noël. Tu l'avais réclamé à tes parents et aussi au père-noël en menaçant de bouffer du renne toute l'année s'il n'assurait pas la livraison. Et finalement, elle était arrivée au pied du sapin, venant recompensé une année où on t'avait donné le brevet des collèges sans restriction. Ta toute première console et qui plus est, une Nintendo. Ta Nes.

Ah le bon vieux temps de la chasse au canard (car oui, tu avais eu le pack luxe avec le pistolet). Ah le premier Mario Bros. qu'à force de pratique et de raccourcis, tu finissais en 5 minutes. Ah, le tout premier Zelda, casse-tête infernal ultra-long qui avait du coûter un pitit peu en appel téléphonique à la hotline de trucs et astuces (pas de web plein de soluces à l'époque). Comme c'était ta seule occupation, tu arrivais même parfois à finir en une soirée des jeux prêtés. Que de souvenir grace à ta Nes. C'est sans doute grace à elle que tu es si bien intégré aujourd'hui dans cette classe moyennement dirigeante que sont les geeks. Et aujourd'hui, elle te revient. Je ne sais pas trop qui a eu la bonne idée, mais c'en était une: Créer un pitit plugin Firefox pour jouer à la Nes. Avec plein de jeux (en anglais la plupart, mais bon). Tout moche comme à l'époque, avec les sons midi comme sur ton vieux Bontempi. Le tout jouable directement depuis ton navigateur. C'est beau.

Je crois que l'été ne sera pas très productif, mais l'a-t-il déjà été? Pendant 2 mois, il manque toujours quelqu'un sur qui renvoyer le boulot, ce qui fait que tout reste au point mort. Autant en profiter. Je crois que je vais aller entamer mon paquet de madeleines par un pitit Bubble Bobble.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Mardi 29 juillet 2008
Ca y est, je suis dans mes murs. Et j'ai quasiment tout réglé, à part peut-être auprès des autorités, mais c'est pour bientôt. Et après ça, il ne me restera plus qu'à aménager. Parce que bon,on a beau exploiter des étudiants pour déménager, même s'ils ont été bien efficaces et ont même dit merci après avoir vécu le martyre, il arrive à un moment où il faut se débrouiller pour les finitions.

Actuellement, je vis dans une forêt de carton. Un peu l'Amazonie après transformation donc. Et après 4 étages sans ascenseur, alors qu'on est déjà tout liquide, il est difficile de se motiver à jouer à la déforestation. Alors il a fallu définir les priorités. La première de toute a été vite réglée: la cuisine est utilisable. Deuxième priorité: trouver un endroit où dormir. Et là, pas le choix, il a fallu bouger des trucs. Mais bon, le canapé est dans la bonne pièce, problème réglé. Dernière priorité: le point de lavage. Là, beaucoup plus facile, sachant que la salle de bain fait dans les 3m². Du coup, elle risquait pas d'être encombrée. Un coup de viakal, un joli rideau de douche tout neuf et hop! Le minimum vital est assuré.
Du coup, je me suis un peu offert du superflu. Le coin télé, avec le lecteur dvd et la wii est en place. Zelda a recommencé à occuper mes nuits. Il faut bien s'occuper, le soir. Surtout quand on a pas encore le web. Bon, j'arrive parfois à profiter de la bienveillante innocence d'Arthur et Céline, ces gentils inconnus qui ont laissé leur wifi sans protection. C'est bien aimable à eux. J'aurai presque honte de m'en servir pour élever mes brutes. En même temps, quand on oublie de verrouiller son réseau, c'est qu'on est pas très doué. Sans compter que l'accès est lent et n'arrête pas de sauter. Ouais, en fait, c'est des cons, ils n'ont que ce qu'ils méritent.

Plus qu'à attendre l'accès web (normalement pour vendredi, en tout cas pour la ligne) et l'achat du nouveau lit pour avoir un logement décent et vivable. Restera plus que le problème d'arrivée d'eau pour la machine à laver qui devrait aller vite, et hop! Je serai installé. Chez moi. Je pourrai même trouer les murs, ou jouer à d&co et tout. Enfin peut-être pas trop non plus. Trop d'effort.
par cubik publié dans : Le vide intérieur
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Lundi 28 juillet 2008
Je m'adresse à vous, vous et vous.

Finalement je suis encore derrière le clavier alors j'en profite pour balancer sur les « hommes ». Après ils vont venir se plaindre mais après tout c'est qui le sexe faible? Ah ah ah. Je disais donc qu'il est acquis que ce ne sont rien que des chochottes qui ne supportent ni la douleur ni la vue du sang. OK, on sait, on fait avec et même des fois, on fait semblant de compatir. Par contre, pitié, on n'est pas vos potes. Peut-être qu'au début on fera comme si ça nous amusait de vous entendre vous dire ouah j'en ai lâché une énorme, ou j'irais bien chier mais en fait non et d'une ça ne nous intéresse pas du tout et de deux on ne veut pas vous féliciter pour ça, nous on est des princesses. Franchement, vous voulez savoir ce que ça nous fait quand on a nos règles et qu'avec la chaleur ça colle de partout voire même ça déborde? (Le pervers derrière tu ne comptes pas).
De même, on ne joue pas à "C'est un doigt de pied ou de main, ferme les yeux et devine", on ne se mouche pas dans les doigts ni dans les lavabos, on ne fait pas pipi dans le lavabo, on ne ronge pas ses ongles et surtout on ne garde pas l'ongle en question dans sa bouche pendant des heures (et non ce n'est pas écologique), on ne se cure pas le nez discrètement (cela ne l'est jamais). Ah oui on utilise un cure-dent aussi. Bon j'en passe et des meilleurs mais je pense que vous avez compris même si vous faites non de la tête.
Alors s'il vous plait, on ne vous demande pas de changer, on veut juste un peu de mystère.
Faites comme nous, ninja style!
par Aurore publié dans : Les squats du rien
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Vendredi 25 juillet 2008

En raison d'un déménagement consécutif à l'achat d'un appartement du propriétaire de ces lieux, nous ne sommes pas en mesure de vous proposer votre programme habituel...

Vous avez lu dans le post précédent (sinon allez-y) que le sieur cubik déménage.

J'assure donc un S.M., service minimum.
Ca veut dire une note et c'est tout.

Oui, on vous a habitué à des deux notes par jour ouvré et bien ça va changer. De toute façon, on le sait, on a vos noms et adresses, vous êtes presque tous des patates de canapé, des geeks, des déjà en vacances en train de boire une bière les doigts de pied en éventail... Alors ne venez pas me faire croire que vous attendez de lire le blog de cubik dès le matin et que vous allumez des cierges pour qu'il brille toujours par son intelligence.
Non non non, ne mentez pas, ça ne prend pas avec moi.

Alors parlons-en du déménagement, moi aussi je suis dedans et bien en plus.
Moi aussi je procrastine à mort mais j'ai une meilleure raison : je n'ai pas encore d'appartement à emménager. En attendant je n'arrive pas à me motiver à empaqueter parce qu'il n'y a pas la projection du nouveau chez moi. Il y a aussi la grosse flemme mais celle-là je la connais, je sais que le jour J-1 je serais en retard et qu'à l'heure H-1 je serai presque à l'heure alors ça va.
Pour le moment, je me prépare tout doucement à partir. J'envoie un mail pour annoncer mon pot de départ, je commence à vider mon bureau... à effacer mes emails, à copier mes documents, à ranger (beurk) et à jeter (c'est jouissif). Je commence à dire au revoir, c'était bien de bosser ensemble, passe me voir là-bas (euh non pas toi, toi tu n'auras jamais mes coordonnées).
J'y vais tout doucement mais sûrement parce que si je ne bouge pas c'est le temps qui le fera et advienne que pourra.

Vous pouvez désormais reprendre une activité normale, à tchao bonne semaine !

par Aurore publié dans : Les squats du rien
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Mercredi 23 juillet 2008
Cette fois, ça y est. Comme disent les belges, plus qu'une fois dormir. Demain, à cette heure ci, normalement, je dormirai dans mon nouvel appart. J'ai passé ma semaine dans les démarches et les cartons. Les étudiants que j'exploite pour le déménagement vont être contents.

A peu près 80 cartons de bd. Sans doute un peu plus. Je dois bien atteindre 110, 120 cartons au total. Evidement, il y a des trucs pas encore rangés. On verra demain. Pourtant, ce déménagement m'angoisse. J'apprécie vraiment l'appart que je quitte. Super beau, avec du bois partout. Il ne peut pas être plus au centre de Bruxelles, c'est dire si c'est pratique. Et je sais que je ne suis pas le seul à l'apprécier. Je crois que je n'ai jamais autant reçu que dans ce logement là. Alors ça me pèse de partir. Et ce soir, plus qu'un autre, je me pose la question de l'utilité de devenir propriétaire. Surtout que là, je vois de plus en plus les défauts du nouvel appart. De mon appart. J'ai encore un peu de mal à m'y faire.
Et pourtant, je la joue nonchalant. Ou feignasse, au choix. Je traine des pieds. Je laisse des trucs à faire pour demain. En même temps, quel déménagement est totalement prêt au jour dit? Alors faineantise ou manque de motivation? Je ne sais pas vraiment, je verrai demain. Comme toujours.

Je viens de débrancher la télé après ma dernière partie de Wii ici. Il ne reste plus que le routeur et le modem à déconnecter pour être prêt à partir. Enfin presque. Je vais essayer d'aller dormir. C'est pas gagné. Vivement demain soir quand même.

par cubik publié dans : Le vide intérieur
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