Mines de rien


Festival des Blogs BD - Festiblog BD
Recommandé par des Influenceurs

W3C

  • Flux RSS des articles
Jeudi 21 août 2008
C'est vrai après tout, il y a des choses qui ne se font pas naturellement. Souvenez vous, quand vous étiez jeunes et encore innocents (très très jeunes donc), il vous était nettement plus aisé de croire à la bonté des gens et à la félicité terrestre. La confiance était votre lot quotidien ou presque.
Et pourtant haïr les gens est une façon formidable de nos jours de briller en société. On vous remarque tout de suite. Il y aura toujours des gens pour être d'accord avec vous, voire même pour vous prendre pour un martyr. Et pour peu que vous sachiez vous servir d'un pc connecté, vous pouvez même récolter une gloire internationale. Bon, ce n'est pas aussi facile que de rentrer à la Star Ac', mais c'est possible quand même.
Alors bien sur, le propos de cette note n'est pas de savoir comment faire pour haïr quelqu'un. Ca, c'est facile. Suffit de le dire. Voire même de le penser. Ca ne réclame aucun effort. Tel que vous me lisez là, je peux vous détester tous autant que vous êtes sans même vraiment y penser. Et même, sans les mains.


'oyez?

Bon, je reprends avec les mains tout de même, parce que tout agile du nez que je sois, c'est quand même plus pratique.

Je disais donc, l'intérêt se trouve seulement dans la justification. Bah oui, si on peut expliquer pourquoi on est misanthrope, c'est tout de suite mieux vu. C'est l'ère de la raison, que voulez-vous. Toujours est-il que ça peut tout de suite plus compliqué. Alors pour ça, il faut travailler au quotidien. Examiner les détails. Se concentrer sur ceux qui vous titillent, comme une graine de sésame coincée entre 2 dents.

Ca peut être cet être invisible qui a un jour installé la porte de votre batiment avec une serrure nécessitant un mode d'emploi pour l'ouvrir. Ce voisin qui prend l'habitude de bloquer votre boite à lettre. Ce technicien qui ne vient pas aux rendez-vous. Le conducteur du train qui ne circule pas le jour où vous êtes pressé. L'éboueur qui passe juste avant que vous ne sortiez la poubelle. Votre percepteur qui envoie sa note au retour de vacances. Ce collègue de bureau qui vous appelle par un diminutif que vous ne supportez pas. Le mome qui braille dans le bus en panne. Ce jeune qui n'arrive pas à cracher sur vos chaussures pour les reluire. Ce gouvernement qui fait tomber la pluie dès que vous sortez. Ce chanteur à la coiffure improbable qui veut être votre vieil ami et que vous l'appeliez Al, alors que vous n'avez jamais gardé les rillettes ensemble.

Enfin, y a de quoi faire. Faut juste y penser, accumuler et ensuite, mater un jt. Ah ben oui, ça énerve un peu. Mais bon, qu'est-ce que vous voulez. Tous des cons hein.
par cubik publié dans : Les riens des autres
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback
Mercredi 20 août 2008
Chaque matin, on me réveille à heure fixe. Il serait indécent de dormir trop longtemps. Après tout, un roi se doit d'être proche du peuple. Et l'entretien du corps doit également se faire au niveau du sommeil. Trop dormir assome l'esprit. Mes gens m'informent alors des nouvelles du royaume. Voire même du reste du monde. Ils évitent de parler de moi, car j'éprouve le besoin de rester discret sur ma vie privée. Mais par déférence, ils emploient tout de même le "vous" poli qui sied.


Une fois la radio éteinte, il est temps pour l'exercice matinal, avant les ablutions. Etirements prolongés, descente de l'étage en rappel, parcours d'obstacle... Pour que l'esprit puisse fonctionner à plein rendement, il convient de garder la forme afin que rien ne vienne perturber la réflexion royale. Comme tous les grands, celle ci commence dans le miroir de la salle de bain. Quelque soit la fonction ou sa grandeur, on finit toujours par se retrouver seul face à sa crasse. Enfin, la plupart du temps. Je m'emploie donc à rendre mon statut à ma personne après une nuit de repos.
L'heure des obligations arrive et le départ pour les tâches du jour avec. Il est temps pour le bain de foule du matin. On m'avance le tram que mes dévoués sujets ne peuvent s'empêcher d'envahir. Je ne suis pas genre à refouler une liesse populaire. Arrivée à destination, et après quelques saluts, je me dirige enfin vers le carosse métallique. Tout le long du trajet, je me tiendrais bien droit, en faisant signe de la main depuis le train à mon peuple et son bétail.

La journée passera vite à mon cabinet. Toute la journée, les escaliers me font monter sans effort, les portes s'ouvrent seules, même l'eau arrive sur commande. Bien sur, on me laissera le temps de m'ennuyer comme il convient à tout monarque digne de ce nom. Mais à chacun sa fonction. Le soir venu, je suis de nouveau escorté jusqu'au domaine d'où je peux gérer les tracas du pays, en usant parfois de la force, quand cela s'avère nécessaire. Las, je peux finalement me retirer dans mes appartements où la grace propre au sang bleu me permettra de dormir du sommeil du juste. Qu'il est bon d'être le roi.
par cubik publié dans : Les riens des autres
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mercredi 20 août 2008
Décidément, ils sont forts ces scientifiques. Dans un climat plutôt morose (sans doute la faute du temps (et elle est où, et elle est où, et elle est où la canicule, la la la la la?)), ils arrivent encore à sortir des bonnes nouvelles de leurs chapeaux. C'est un peu les magiciens des temps modernes. Tout le monde sait qu'il y a un truc, qu'à un moment où à un autre, c'est juste pas possible, mais tout le monde a envie d'y croire.

Des chercheurs viennent donc de s'amuser à produire des neurones humains. Et plus précisément, des neurones de cortex, tout ça à partir de cellules souches. Du cérébral en boite quoi. Pour l'instant, ça va surtout servir à faire des expériences sur les diverses maladies neuro-dégénératives qui existent (Alzheimer, Parkinson, Koh Lanta, Tuning...). Mais à terme, il reste tout à fait envisageable de penser aux greffes. D'abord aux malades bien sur. Après tout, TF1 est la chaîne la plus regardée de France. Mais je vois bien le truc se développer au point de permettre une copie de chaque cerveau. Tu manges ta boite de neurones le matin et on t'enleve une pousse de cortex le soir avant d'aller la cultiver en serre. Sans aller jusqu'à finir comme le professeur Simon dans Captain Flam, ça permettrait d'attendre tranquillement un clonage du reste du corps, avec une vie éternelle à la clé. Vu qu'on prévoit déjà 8 milliards d'humains sur Terre d'ici 40 ans, ça pue un peu quand même.
Heureusement, la science pense à tout. Et d'autres scientifiques à qui on n'a laissé que les neurones de rat pour l'instant (ah ben oui, ceux des cellules souches étaient déjà pris, chacun son tour) ont commencé à faire des greffes sur robot. Et apparement, ils ont des résultats. Le robot fonctionne et apprends à éviter le mur. Alors bien sur, c'est comme partout, chacun à son pitit caractère. Il y en a un qui préfère essayer de défoncer le mur, pendant qu'un autre préfère se le prendre, mais gloablement, il y a un winner: le robot Gordon a bien appris à éviter le mur. Du coup, ça laisse entrevoir plein de possibilités. D'une part, des robots capable d'apprendre, donc intelligents. Et d'autre part, une belle interface biotechnologique qui laisse entrevoir des greffes de cerveaux humains sur des beaux corps mécaniques.

Y a pas à dire, il n'y a encore que la science qui puisse faire rêver comme ça, de nos jours. Même si le siècle est sensé être spirituel, si on commence à parler de vie éternelle, ça change tout. Et évidement, avec l'explosion démographique (quels salauds, ces pauvres), faudra aussi songer à la conquête spatiale, que les corps artificiels rendront aussi possible. La fin du siècle risque d'être chouette. Si on n'a pas explosé d'ici là, évidemment.
par cubik publié dans : Les riens des autres
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback
Mardi 19 août 2008
Ahhhh l'été. Pas grand chose à faire, il fait beau (en Belgique, il ne pleut pas, ce qui revient au même). On se laisse aller au rythme lent imposé par les vacances scolaires. On se fait bercer doucement par l'évènement sportif de l'année. De toute façon, il y en a un tous les ans. Et on se laisse hypnotiser par la rengaine de l'été, celle qui fonctionne tous les ans:

Vacances, j'oublie tout...

Alors forcément, c'est pas de notre faute. C'est les vacances. Pour tout le monde.

Les russes qui oublient de quitter la Géorgie
, c'est pas de leur faute. C'est les vacances. Il fait beau, on est bien là, à la fraiche. On s'oublie même un peu. Si ça marque accessoirement le territoire, c'est juste une coincidence.

Le pourcentage de pauvres qui augmente dans le monde, c'est pas de notre faute. C'est les vacances. En plus, ils n'y sont pas pour rien non plus. Quelle idée ils ont de se reproduire alors qu'ils sont pauvres, vraiment? Si papa s'oublie dans maman, forcément, ça perturbe toutes les statistiques.

Le pouvoir d'achat qui continue à faire la gueule
, c'est pas de la faute du gouvernement. C'est les vacances. Et puis notre cher président a fait le plein à Pékin, vu que ça coute rien, les Nike, à la sortie de l'usine. Il a oublié qu'il avait Brégançon à faire vivre.

Les tibétains qui ont disparu de la planète (médiatique)
, c'est pas la faute des chinois. C'est les vacances. Et puis c'est pas la faute des journalistes non plus hein. Ils avaient qu'à envoyer un sprinter en finale du 100m aussi. Bon, c'est sûr, la soutane n'aide pas trop à courir. Et le fait qu'on les ait oubliés dans une geôle dont on ne cherche plus la clé non plus. Mais bon, ils ont qu'à faire des efforts aussi, s'ils veulent qu'on parle d'eux à la télé. C'est pas comme ça qu'ils vont relancer le tourisme. C'est comme les dissidents chinois. Ils ont du oublier de venir. En tout cas, la presse n'a jamais manqué de Caca Cola.

Enfin bon, l'effet secondaire inattendu, c'est la gastronomie pratique qui en bénéficie. Comme les vacanciers ont oublié leurs sous chez leur patron avant de partir en vacances, le marché du sandwich est en plein développement. Oubliés les 5 fruits et légumes par jour. Enfin mon régime alimentaire devient la norme. Je ne vais peut-être retenir que ça, tiens.

Vacances, j'oublie tout...
par cubik publié dans : Les riens des autres
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback
Lundi 18 août 2008
En Belgique, c'est la crise. Depuis quelques temps, c'est la débacle dans les rues. Surtout à Bruxelles mais aussi dans les communes alentour. Rien que cette semaine, le vandalisme (n'ayons pas peur des mots) a touché la pitite commune de Lennik. Et ça fait deux jours que ça dure. Les terroristes (non non, n'ayons vraiment pas peur des mots) agissent de nuit et chaque matin, c'est un choc pour toute la communauté: ils ont accroché des drapeaux belges devant la maison communale.


Alors que la commune fait bien partie du Brabant flamand, ces sauvageons viennent nuitamment décrocher les drapeaux jaunes au lion pour y mettre le tricolore à la place. Vous vous rendez compte? En Flandre, au XXième siècle, on tombe encore sur des nationalistes. Tout comme les bretons avec leur Gwenn ha du ou les corses avec leur maure, ils viennent essayer d'imposer leur minorité au pays. Et bien sur, tout ça sous couvert de l'anonymat et de la nuit, période propice aux activités interlopes.
Pourtant, le bourgmestre est vaillant et fait preuve d'autorité face à toute cette délinquance. Il continue envers et contre tout à faire décrocher les drapeaux honnis chaque matin pour rétablir la juste place du jaune et noir. Bien sur, les plus tatillons relèveront le fait qu'une circulaire royale donne droit aux indigents, mais vous savez ce que c'est, les nationalistes cherchent toujours à tirer parti du système contre lui-même. En tout cas, il est bon de voir qu'il y ait des hommes pour dire non, avant qu'ils en viennent à mettre des bombes.

Vous allez voir que si ça continue, ils vont réclamer la création d'un pays. Avec une monnaie, un drapeau, un hymne propre et tout. Et tout ça aux frais du contribuable, bien sur. On se demande pourquoi on paie des impots. Déjà qu'ils se décomplexent de plus en plus et affichent sans vergogne leur symbole à leurs fenêtres. C'est vraiment moche à notre époque. Même sous cette forme:




par cubik publié dans : Belgique, mon amour
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Lundi 18 août 2008
Alors que la troisième guerre mondiale couve gentiment à l'est, il paraîtrait qu'il y aurait une idée neuve qui serait en train de se répandre dans les milieux scientifiques et économiques. Apparement, on s'interrogerait pas mal sur le bonheur des gens. Vous me direz, ça fait longtemps que les médecins connaissent ses effets et pour ce qui est de l'économie, on sait aussi depuis des décennies que le seul bonheur qui vaille est celui de l'actionnaire.



Mais non, apparement, on scrute aujourd'hui le bonheur du consommateur. Et pas forcément un bonheur chimique, provoqué par une compensation en réponse à un manque dû au sucre, à l'alcool ou à la nicotine. Améliorer la vie des gens, tout ça, tout ça. Pourtant, le dicton commercial est connu depuis l'antiquité: client content, client ravi. Et puis ça cultive la fidélité aux marques. Mais être content de son pq ne suffit plus. Il faut désormais que ce dernier entre dans une spirale de détails qui au final vous donneront la niaque le matin, histoire d'aller bosser en toute quiétude et d'être bien plus efficace. En plus, les gens heureux sont mieux protégés face à la maladie, c'est toujours ça d'absent en moins le lundi matin.
Il y aurait même des fondations pour le bonheur qui se montent. En gros, on prend des gens heureux et bien éduqués, et on leur demande d'offrir un peu de leur temps et de leurs qualifications pour des projets non lucratifs censés répandre des pitits bouts de bonheur dans le monde. Et elles causent même comme de vraies entreprises en remplaçant le mot profit par bonheur. A un point tel que ça fait presque peur, à se demander si quelqu'un ne se ferait quand même pas un peu de sous dans l'histoire. Enfin, il faut peut-être ça pour que ça fonctionne.

Mais bon, la route est encore longue pour que le bonheur soit admis partout. Il suffit de voir ce maire australien qui a essayé d'apporter un peu de joie dans sa ville. Comme sa communauté compte 5 hommes pour une femme, il a récemment passé un appel aux boudins, histoire d'équilibrer un peu tout ça. Et il y a évidement des gens pour se plaindre. A croire qu'on aime parfois être malheureux.
par cubik publié dans : Le vide intérieur
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Jeudi 14 août 2008
Allez, en ce jour de week-end (en tout cas, moi j'y suis), je pense bien fort à vous, ami lecteur, pendant que je contemple plein d'admiration le spectacle de ma machine à laver qui fonctionne enfin (merci la nouvelle arrivée d'eau). Enfin pas tant que ça. Pour l'instant, je songe surtout à l'évacuation d'eau. Et pendant ce temps là, pour ne pas vous laisser dans le désarroi total, je vous laisse de quoi vous divertir tout le reste de la semaine avec deux légendes de la culture anglo-saxonne, improbablement réunies pour les besoins nutritifs de producteurs en manque d'idée. Enjoy.

par cubik publié dans : Les riens des autres
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mercredi 13 août 2008
Je crois qu'on peut le dire, je suis un amateur de séries télé. Mais attention hein, je ne pirate pas. Que de l'officiel chez moi. Ou presque en tout cas. Et même si je regarde beaucoup de trucs, il y a quand même des choses que je ne me mettrai pas sous l'oeil. On peut être gros consommateur et encore trier un peu quand même. Faut pas pousser mémé dans les dvd.

Prenons par exemple une série comme 24. Je me souviens avoir suivi la première saison alors que j'avais encore Canal +. En v.o. en plus. Voilà le genre de série qui s'annonçait prometteuse. Si le concept avait été limité, à une seule saison par exemple. Comment peut-on sérieusement croire que ce gars à tous les ans une journée de 24h riche en émotion? Avec un évènement important à chaque fois 5 minutes avant l'heure. Il devrait se méfier depuis le temps. Sans compter que c'est à chaque fois 24h où il ne va pas aux toilettes.
C'est un peu ça qui me gêne dans certaines séries, y compris celles à succès. Que le cadre de la série sorte de l'ordinaire, cotoye l'incroyable, je dis pas, mais un peu de cohérence, bordel. J'ai regardé le premier épisode de Lost. Ca m'a arrêté tout de suite. Une femme enceinte de 8 mois qui prend un avion et qui survit au crash sans une égratignure ni une complication, faut peut-être pas abuser.
J'ai lu le pitch de Prison break aussi. Le mec qui arrive à se faire enfermer dans la prison dont il a dessiné les plans, j'y crois pas une seconde.
Alors parfois, il parait que les incohérences sont expliquées par la suite. Comme pour Heroes où tous les gens à pouvoir apparaîssent en même temps et tous dans des pays riches (usa ou Japon). Sauf que bon, quand tu arrives au bout du 8ème épisode sans avoir l'impression d'avoir avancé d'un chouïa, même si on te promet une intrigue de folie, ça lasse.
Mais le problème, c'est que contrairement à une série européenne dont tu peux distinguer l'origine rien qu'en regardant l'image, là, tu te demandes. Obligé de mater pour distinguer le bon grain de l'ivraie. Et après, on s'étonne qu'il y ait du piratage.

Pour ma part, je loue au video club mais pas question que j'héberge ces bouses chez moi. Ca fait suffisament de mal à un nombre incalculable de jeunes, dont ma blonde. Même si j'en ai de moins en moins en prévision, j'ai quand même quelques séries prévues pour m'occuper à la place, comme la dernière saison de Shield, celle de Oz, les 3 prochaines de la 4ème dimension, la prochaine de Scrubs et quelques autres dont je ne connais que les noms mais qui s'annoncent pas mal. Sans oublier évidement les aventures de Derrick, en v.o. sous-titrée flamand. Le bretzel, ce sera toujours autre chose que les donuts. Enfin, sauf ceux d'Homer, bien sur.
par cubik publié dans : Les riens des autres
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback
Mercredi 13 août 2008
Oui, je sais, ça fait un peu pompeux comme titre, surtout pour ce que je vais raconter, mais on a bien le droit de se la pêter de temps en temps. Surtout quand pour une fois, j'écoute un peu de musique qui booste au bureau. Ce matin donc, je découvre (enfin pas trop, je le savais déjà, mais j'oublie vite) que les pitits français frétillent d'impatience (à juste titre) à l'arrivée du nouveau Batman sur leurs grands écrans. Alors que ça doit bien faire 3 semaines qu'il est sorti par ici. Encore une fois, je constate que les frontières, même si proches et ressemblantes, ne réagissent pas toujours de la même manière à la culture (oui, Batman, c'est de la culture, et même de la bonne).



Pareil, récemment, j'apprenais que le dvd de Cloverfield n'était pas encore sorti en France, alors qu'ici, oui. Et pour une fois, on pourra dire merci aux kreukreus pour ça. Enfin peut-être, j'ai pas vu le film. Alors j'entends déjà les pleureuses venir se plaindre en quémandant pourquoi. J'en sais rien moi. Peut-être qu'il y avait un tour de France à rentabiliser avant. Mais avant de pigner, je vous demanderai un peu de considération. La porosité douanière culturelle (des fois, j'utilise des mots de plus de deux syllabes, oui) n'est pas uniforme. Par exemple, si vous voulez jubilez un peu, je vous apprendrai qu'aujourd'hui sort enfin en Belgique Be kind rewind. Oui, le film sorti depuis bien 5 mois partout ailleurs, qui arrive même en dvd au mois de septembre. Le dernier Gondry, dont on ne peut pas dire qu'il est encore un débutant maintenant. Quand même, Eternal sunshine of the spotless mind, c'est pas de la merde. Ben non, ici, ils doivent le considérer comme un vague auteur indépendant et donc, c'est pas grave si ça sort pas tout de suite. D'ailleurs, je soupçonne l'annonce du dvd d'avoir un peu poussée la sortie en salle qui jusque là était annoncée à une date indéterminée en 2008.

Donc voilà, frétillez, plaignez vous que le reste du monde l'a vu avant vous, mais pas trop quand même. Et c'est même pas la peine de penser à l'éventualité que la Belgique pourrait être un peu attardée hein. Parce que je peux encore vous raconter le Batman avant cet après-midi.
par cubik publié dans : Les riens des autres
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback
Mardi 12 août 2008
Jeudi: Je ne sais pas ce qui se passe. Ce matin, je me sentais bien, un peu dominant même. Et j'avais cette impression bizarre d'avoir grandi. Physiquement, j'entends. Je sais que c'est bête, à mon age, mais ça m'a poursuivi toute la journée. Du coup, il a fallu que je vérifie en rentrant. Et effectivement, j'ai pris 2, 3 cm. C'est incroyable. Enfin bon, ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. C'est toujours ça de gagné.

Samedi: J'ai encore grandi. Encore quelques centimètres. Je ne comprends vraiment pas pourquoi ni comment. Toujours est-il que j'ai un peu de mal à me faire à mes nouvelles proportions. J'ai failli renverser le petit dej', ce matin. Mais sorti de là, c'est le rêve. Je me démarque. On ne vient pas m'embêter. Les femmes me regardent. Décidément, la taille, ça change beaucoup de chose.

Mardi: Bon, ça devient moins drole. Je ne rentre plus dans aucune de mes fringues, y compris les plus élastiques. Même le jogging que je porte généralement lache et large me paraît trop court. J'ai du emprunter des vêtements au fils des voisins, il est basketteur.

Mercredi: Je continue de grandir et j'ai une impression bizarre. Quand j'arrive à me baisser assez pour voir mon visage dans le miroir de la salle de bain, j'ai comme l'impression que ma tête est toute petite. Elle se serait mise à rétrécir alors que je grandis?

Samedi: Bon, je suis allé voir le médecin, parce que ça ne s'arrête toujours pas. Je ne passe plus les portes sans passer par d'improbables contorsions. Et ce que je prenais pour des rhumatismes dûs à un coup de froid sembleraient plutôt être des douleurs causées par ma croissance trop rapide. Le docteur m'a aussi expliqué l'impression de tête réduite. J'avais oublié que je le savais parce qu'on n'y pense jamais, mais la boite cranienne, une fois soudée, ne bouge quasiment plus. Surtout que je ne produis plus de nouveau neurones, du moins je ne crois pas. Idem pour les yeux, qui sont complètement formés à la naissance et n'évoluent plus.

Mercredi: Je n'arrive plus à sortir. J'ai de plus en plus de mal avec le clavier. Si la taille de ma tête n'évolue plus, il reste quelques trucs qui poussent quand même. Mes cheveux, ma peau, mes dents. Mes paupières sont de plus en plus lourdes, et ce n'est pas un tour d'hypnotiseur.

Samedi: Je fais dicter ces mots parce que je n'arrive plus à ouvrir les yeux et de toutes façons, mes doigts devenaient trop grands pour le clavier. Je sens qu'on m'a posé des électrodes partout. On essaye aussi de me faire une ponction lombaire mais on n'a pas encore trouvé d'aiguille assez grande et assez solide. Et si ça continue comme ça, le temps qu'on en fabrique une, elle sera trop courte. J'avale désormais l'équivalent d'un demi boeuf par repas. On m'a appris que la presse m'avait baptisé Gargantua. J'aurai préféré Gulliver ou King Kong, mais bon.

Vendredi: Le patient surnommé Gargantua est mort ce matin. On suppose que la mort est consécutive à une rupture d'anévrisme. La pression sanguine était trop élevée pour sa petite tête. Ses obsèques auront lieu dans un champ, à la sortie de la ville, si on arrive à le déplacer et à le replier pour qu'il tienne sur l'hectare en question. Le seul problème semble être que ses os continuent de pousser. Et vu leur taille actuelle, il sera peut-être plus simple d'exploiter le phénomène. Certains parlent déjà d'utiliser ses os comme une alternative au plastique. Peut-être qu'il sauvera le monde, finalement.
par cubik publié dans : Les riens des autres
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus