Mines de rien

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Jeudi 6 juillet 2006

Ce matin, grace à une info laissée par Odrade (que les dieux du crayon lui prêtent bonheur et dextérité) sur un forum, j'ai appris que la téléportation arrive bientôt.

 

Je savais déjà qu'on avait réussi des expériences de téléportation sur des particules quantiques, mais c'était encore assez flou. Et là, les suisses commencent à nous maîtriser les photons pour faire passer de l'information via de la téléportation quantique. Bon, c'est pas vraiment de la matière qui est téléportée, juste de l'information, mais c'est déjà pas mal. Imaginez, envoyez vos photos de vacances de façon instantanée à vos potes à l'autre bout de la galaxie, le rêve.

 

Bon, pour l'instant, c'est limité à quelques centaines de mètres, c'est pas très fiable, et on est toujours dans notre trou du cul de voie lactée. Mais quand même. Le rêve science-fictionnel renaît. Entre ça et les robots que sont en train de nous construire les japonais, sans même parler des exo-squelettes, on est bientôt en l'an 2000. Bon, ok, l'an 2000 vu de 1930, parce que c'est vrai qu'à la place,on a plutôt eu de la récup' dans la culture et comme innovation technologique, on s'est arrêté à la frite au four surgelée et au retour de la patinette. Bon, je dis pas, la frite au four surgelée, c'est quand même bien pratique quand on n'a pas de friteuse, mais c'est pas en trotinette qu'on arrivera jusqu'à Proxima du centaure.

 

Et grace aux suisses, l'espoir renaît. On va pouvoir enfin envoyer des photos de Britney nue dans d'autres galaxies. Bon, on y sera pas pour vérifier que ça arrive bien, mais peut-être qu'on aura des réclamations des voisins, et ce serait déjà pas mal. Alors aujourd'hui, j'ai décidé de faire un geste scientifique fort en disant bien haut: vive la Suisse et vivement les diapos de l'espace.

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Jeudi 6 juillet 2006

Et encore un mort célèbre dans le week-end. Et une perte cruelle pour la télé américaine. Cette fois-ci, c'est Aaron Spelling qui nous a quitté. Mais arrêtez d'applaudir, c'est dégueulasse!

 

Aaron Spelling, c'est quand même le gars qui a rythmé ma vie avec toutes les séries à plus ou moins 2 francs (c'était encore des francs à l'époque, oui) dans lesquelles il a trempé. Souvenons nous quand même que ce mec a été impliqué dans Starsky et Hutch, Dynasty, les droles de dames, La croisière s'amuse, Hooker, Berverly Hills, Melrose Place, Charmed et j'en oublie. Ah c'est sur que l'industrie scénaristique américaine grand public a pris une sévère claque ce week-end. Et qui pour remplacer cet homme qui a poussé le dévouement jusqu'à créer une série pour sa fifille (Beverly Hills donc)?

 

Vraiment, je ne vois pas, à moins d'un réalisateur de novelas sud-américain, ou bien un indien peut-être. Ah c'est sur, de nos jours, on aura personne pour nous pondre un commandant Stubbing, ou un Bosley. Alors bien sur, on va me parler de Joey et Chandler, du Cosby show, de Bouffy et ses vampires, tout ça. Mais tout ça n'a décidément pas le même charme, cette touche de kitsch qui fait sa patte. Non mais quand même, sans ce mec, on n'aurait jamais pu avoir le mythique Derrick contre Superman. Vraiment, ça me fout un coup là. Je crois que je vais aller me finir à coup de petite maison dans la prairie, je vois plus que ça.

 

D'ici à ce que Stephen J.Cannell ne casse sa pipe dans le mois et ce sera vraiment l'apocalypse télévisuelle.

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Jeudi 6 juillet 2006

Hier soir, un étudiant a essayé de faire du social et de tenter une bonne action à mon égard. Appelons le Frads, parce que je me fous de son anonymat. Frads, donc, a tenté de faire bouger le monolithe cubikien. Etant lui-même autiste, il s'est pourtant fait violence pour m'inviter à sortir de chez moi. De la bienveillance à l'égard du vieux trentenaire que je suis, c'est pas tous les jours. Et pourtant, j'ai dit non.

 

Vraiment, des fois, j'ai l'impression que le jeune n'a aucune conscience de la réalité du travail. M'inviter à me rendre dans un bar à 22h en pleine semaine, ça parait peut-être facile pour un étudiant, mais pour un faineant salarié comme moi, c'est totalement irréalisable. Et ce jeune de m'asséner ses arguments: "bah, de toute façon, tu feras rien au bureau... comme d'hab'.", "tu crois que je dormais beaucoup pendant mes exams?" ou encore "t'as qu'à pas dormir." avant de terminer sur un "quelle chochotte!". Ahlalala merveilleuse jeunesse qui ignore encore sa chance. Qui ne voit pas encore que sa première année dans la vie active se fera sans jour de congés. Que 8h par jour minimum, tous les jours, sans compter le transport, c'est abrutissant. Que s'il peut y avoir des coups de rush, un peu comme des exams, ils sont rarement suivis de journées de repos. Que le salarié travaille même pendant les vacances scolaires. Que 20 jours de congés (quand on les a), ça passe très très vite. Que même si on ne fait rien au bureau, il faut être présent et réveillé, voire avoir l'air occupé. Et que si on veut se la jouer cool, ça se répercute tout de suite sur le niveau de vie, via la fiche de paie (la sienne, pas celle des parents). Je ne comprends pas qu'on n'apprenne pas ça à l'école. Le choc en sera d'autant plus rude.

 

Décidément, la charité est bien mal récompensée de nos jours. Et tout ça à cause de quoi? Un manque d'information (s'agirait po de décourager le jeune avant qu'il ne paie des impots) et un égocentrisme qui pousse le jeune à penser plus à sa prochaine biture et à ses boutons qu'aux petits enfants qui meurent dans le monde. Je sais, ça n'a rien à voir, mais ça me faisait plaisir. Vraiment, ces trentenaires... Faisez leur du bien, ils vous chient dans la main. C'est moche de vieillir.

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Jeudi 6 juillet 2006

A force de jongler avec, il est tombé sous le poids des maux

Ces derniers viennent de perdre leur plus fidele Devos

(oui, je sais, ça ne fonctionne qu'à l'écrit et sans accent, mais tant pis)

 

Raymond Devos est mort hier. Et on peut pas dire que je connaissais vraiment son oeuvre. Tout ce que je retiens de lui, c'est l'image d'un monsieur, d'un artiste, très complet et surtout très fort. A l'ouvrage sur les mots, je crois qu'on peut même dire qu'il surpassait maître Capello (on a les références qu'on peut). Une impression de bloc, intègre, entier. Jamais grossier, ni vulgaire, j'ai l'impression qu'il n'a toujours fait que ce qu'il aimait, sans jamais empiêter sur personne. Une impression de modestie aussi. L'archétype du gentil clown, qui sait tout faire, le fait bien et est malgré tout le plus humble des hommes. S'il n'y avait Georges Abitbol, je crois que Raymond aurait pu concourir pour le titre de l'homme le plus classe du monde. Et pourtant, je connaissais à peine son oeuvre. C'est dire s'il a du rayonner. Maintenant, nous voila coincés avec Laurent Gerra, Dieudonné et Eric & Ramzy.

 

Avant-hier, c'était Jean Roba qui mourrait aussi. Pour les incontinents de la mémoire, c'était le créateur de Boule & Bill, entre autres. Comme tout le monde ou presque, j'ai du lire ses albums sans connaître le bonhomme. Mais l'auteur bd a tendance à se cacher derrière ses livres. Vous étonnez pas si on n'en parle pas à la télé, Raymond est plus visible et il n'y a que de la place que pour un seul grand mort. N'oublions pas que c'est tout de même la coupe du monde. Enfin bon, il nous laisse coincés avec Laurent Gerra (encore??!) et plein d'autres dont je ne retiendrai pas les noms.

 

En tout cas, ces derniers jours ont été prolifiques en morts regrettés. D'un coup, je comprends un peu mieux pourquoi le temps était en berne hier. Histoire de faire un petit tour du côté de l'hiver sans en avoir l'air. En gros, c'était pas Noël mais ça sentait bien le sapin. Comme dirait Georges: Monde de merde.

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Jeudi 6 juillet 2006

Oui vraiment, quels losers. Qu'est-ce que c'est que ces gens qui essayent de se baser sur des éléments objectifs pour côter les paris des joueurs de la planète? En se basant sur quoi en plus? Sur la forme des joueurs? Le classement des équipes? Leur composition? Non mais vraiment, on donne dans le grand n'importe quoi.

 

Pour gagner un pari sur la coupe du monde, il n'y a qu'un truc à suivre, et ce sont les chiffres. Et ça, chez KBC, banque de son état, on l'a bien compris. En effet, chez KBC, ils connaissent déjà le vainqueur de la coupe du monde. Et ils s'en foutent pas mal que Zidane mette d'abord sa chaussure gauche, toujours. Ici, on parle de prédiction sérieuse, mes bons lecteurs. Rien de basé sur le subjectif, l'affectif ou le collectif (de l'équipe, forcément). Non, à la banque, on ne se base que sur du concret, du solide. Et c'est là qu'apparait le nombre magique.

 

Le nombre magique pour la coupe du monde, ce n'est pas 7, ni 42. Le chiffre magique pour gagner à tous les coups son pari sur le vainqueur final, c'est 3964. Ne nous aventurons pas à chercher comment ce chiffre extraordinaire a pu être trouvé, là n'est pas la question. Il suffit juste de savoir que c'est là le produit de nombreuses années de recherche bancaires. Et si on sa découverte n'a pas été facile, son utilisation par contre est totalement simple. Voilà, grace au nombre magique, on peut déterminer tous les vainqueurs (ou presque) de la coupe du monde depuis 1986. Alors, comment ça marche?

 

Pour connaitre le vainqueur de la coupe d'une année donnée, il suffit de soustraire cette même année au nombre magique. Le résultat vous donne alors une année de coupe du monde également. Et le vainqueur de cette année là, ben ce sera le même que pour l'année dont vous voulez connaitre le vainqueur. Démonstration. Pour connaitre le vainqueur 2006, je fais 3964-2006= 1958. Et en 58, c'est qui qu'a gagné? C'est le Brésil. Et voila! Ne cherchez pas, c'est mathématique. C'est même tellement bien foutu que la règle a une exception, comme toute bonne règle qui se respecte, à savoir qu'elle ne fonctionne pas pour l'année 1998. Donc vous voyez, c'est vraiment une méthode imparable. En plus, c'est la banque qui vous le dit, c'est que c'est vrai. Ils sont même tellement surs d'eux qu'ils vont jusqu'à préciser que la banque n'est pas responsable du résultat effectif de la coupe. Si ça, ce n'est pas de l'assurance, je ne sais pas ce qu'il vous faut!

 

Après, on peut s'étonner de ne pas retrouver ce genre de mention pour tout. Par exemple, en même temps que la coupe du monde de fouteballe se déroule actuellement la coupe du monde de fouteballe des robots. Eh ben KBC ne dit rien sur sa responsabilité sur le résultat de cette coupe là. De là à penser que le grillage de condensateur du robot turco-bulgare soit simulé, il n'y a qu'un pas dont je me fous parce que je ne suivrai pas cette coupe là. En tout cas, une banque qui ne propose même pas un seau de cuisses de poulet avec ses comptes en banque, malgré son nom trompeur, je dis qu'il y a des raisons de se méfier.

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Jeudi 6 juillet 2006

Tiens, pour une fois, je vais parler d'un truc que je fais. Habituellement, je vous abreuve des choses que je ne fais pas, souvent par pure faineantise. Il faut dire qu'il y a beaucoup plus de trucs que je ne fais pas que l'inverse. Mais des fois, j'ignore comment, j'arrive à me motiver pour faire des trucs. Et parmi ces trucs, il y a les interviews d'auteurs bd.

 

Alors oui, je suis trentenaire, et je lis encore de la bd. Ouh, le vilain enfulte (ou adulescent) pas beau vilain qui lit des trucs pour les gamins. Toujours est-il qu'à ceux qui me disent, je leur répondrai simplement que l'enfulte vous emmerde, voire même l'emmerde vous enfulte, ce qui ne veut rien dire mais je pense que l'idée passe quand même. Donc oui, je lis de la bd. Avidement. Boulimiquement même. Et un peu de tout, d'un peu partout. Et donc à un moment, je me suis investi un peu plus, via une émission sur une radio associative. Ce qui m'a poussé vers les interviews. Contrairement à ce qu'on croit, c'est assez facile à faire. Et c'est assez agréable.

 

Au début, je les faisais en audio, radio oblige. Peu à peu, je les ai mis à disposition sur le web en mp3, puis retranscrit. Aujourd'hui, j'en fais encore de temps en temps pour différents sites web et webzine. Et à force d'entendre grogner différents auteurs sur les scéances de dédicaces, j'ai lancé une tentative de rencontre/repas/interview/débat si affinité sans dédicace. La première est aujourd'hui en ligne. Gihef, dessinateur d'une série nommée les Enchainés, a accepté d'être le premier à tester l'expérience (qu'il en soit remercié sur quelques générations), sachant qu'en Belgique, les amateurs de bd cultivent un côté collectionneur important, assez incompatible avec une soirée sans dédicace. Du coup, ca a été un relatif flop au niveau de l'affluence, mais j'en suis malgré tout assez fier. C'est suffisament rare pour que je n'en profite pas pour faire ma promo. Le (court) compte-rendu de la soirée et l'interview sont lisibles ici. Si un jour j'arrive à apprendre comment faire des podcasts, peut-être que je reviendrai à des versions audio, puisque de toutes façon, j'enregistre.

 

Je ne sais pas pour l'instant ce que deviendra le concept, puisque je n'ai pour l'instant pas de réponse d'éventuels prochains candidats (enfin pas pour bientôt en tout cas). Je sais en tout cas que j'ai envie d'en refaire. Mais je ne vous embêterai (peut-être) plus avec ça. Bien vite le retour des notes à la con.

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Jeudi 6 juillet 2006

Ca fait quand même un petit bout de temps que je traine mes guêtres sur le web. Un peu plus de 10 ans, je pense. Et bizarrement, moi qui suis un asocial comme un autre dans la vie de tous les jours, c'est toujours les chats et autres forums qui m'ont intéressé le plus sur la toile.

 

Bien sur, la bibliothèque mondiale, c'est très pratique. Je ne m'imagine pas d'ailleurs chercher quelque information sans commencer par fouiller le web. Mais c'est toujours la présence des autres que je suis venu chercher ici. Et toujours plus facilement qu'en vrai, je l'ai trouvé. Mais un truc intéressant, c'est qu'une fois avoir servi d'outil pour se former un groupe d'amis, les gens abandonnent généralement le web. C'est par vague. Ils viennent 2, 3 ans et puis passent à autre chose. A l'exception de quelques geeks bien sur, comme la Taupe qui vient de me débusquer après de longues années, sans que je sache vraiment comment il a fait d'ailleurs, bonne surprise.

 

A part ces geeks comme moi trop prisonniers de leur machine pour pouvoir sans dépatouiller sérieusement plus d'un mois, c'est intéressant de voir le cycle de l'internaute moyen. Il commence par se chercher des lieux parlants de ses centres d'intérêt. Une fois qu'il a trouvé, il s'amuse et s'investit sans doute plus qu'il ne devrait. Il rencontre finalement ses semblables "dans la vraie vie" et c'est encore plus merveilleux. Ca continue encore quelques temps et ensuite arrive une nouvelle vague, et l'aventure est quasi finie. Ce n'est plus comme avant, y a plus la même ambiance, et puis les autres ne viennent plus aussi souvent. On préfère se voir en vrai. Un nouveau cycle démarre avec les nouveaux qui créént leur propre ambiance et communauté, et quelques geeks pour mener la barque. Une vraie machine à se trouver des amis.

 

Dernièrement, j'ai rencontré quelqu'un qui n'a pas d'accès web. C'est assez perturbant. J'avais oublié qu'on pouvait communiquer autrement que par mail, qui est vraiment la solution de facilité. Je redécouvre mon téléphone. Je sors (un peu) de chez moi. C'est vraiment très perturbant. Vivement que Microsoft impose l'usage du web à l'école. C'est quand même plus pratique.

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Jeudi 6 juillet 2006

Pour ceux qui ne connaissent pas (et ils sont nombreux), je vous invite à aller écouter du Petitguyot à qui j'ai piqué le titre.

 

Voilà, ceci étant dit, j'ai quand même pas envie d'aller bosser. Après un week-end de 5 jours, c'est dur. Sachant que mes collègues vont me faire chier sur mon pessimisme à l'égard des performances footballistiques de l'équipe de France, que madame Nasco va être lourde et qu'on va essayer de me donner du boulot, je ne suis pas super motivé. Franchement, je ne remercie pas l'auteur de la bible d'avoir inventé la semaine de 7 jours avec un seul jour de repos (même si on en a 2 maintenant, en tout cas ici). Vraiment, Didier Moïse, t'aurais pu faire un effort.

 

Cinq jours de chaleur où je ne peux même pas lézarder en caleçon (ou alors juste une fois avant de me faire virer). Cinq jours où il faudra se faire violence pour se lever après un coma fiévreux typique des nuits d'été (déjà raté ce matin). Cinq pauvres petits jours où il faut lutter contre la moiteur assomante pourtant si agréable, pour donner une impression de concentration et de labeur. Moi qui aime suer et baigner allègrement dans un bain de chaleur étouffante, je dois abandonner tout ça pour me pencher bêtement sur un pc en faisant semblant de m'y intéresser et en évitant de gouter dessus.

 

Va vraiment falloir que j'accède enfin à ma vraie vocation, à savoir rentier. Ami de la Française des jeux, fais oeuvre d'utilité publique en me laissant gagner l'Euromillions. Ne serait-ce que pour épargner mes collègues le jour où je craquerai et où j'exposerai mes poils. Pense à leurs traumatismes. Si tu ne le fais pas pour moi, fait le au moins pour eux.

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Jeudi 6 juillet 2006

... et dans mon coeur et dans mes gestes.... Hum. Pardon. Je disais donc, malgré mes efforts, malgré le pc qui m'a aidé incontestablement à me faire des amis, potes et autres relations, j'arrive pas à me dépatouiller de mon asociabilité (oui, moi aussi, je croyais qu'on y mettait 2 s, mais le dico me dit que non).

 

Au départ, j'ai cru que j'étais asocial car j'étais seul. Mais alors tout seul. Mais même pas. Ces derniers temps, et en particulier ce week-end, je vais voir des gens (et encore, peu) et je me rends compte que mon premier réflexe en arrivant chez eux est d'allumer la télé. Pas qu'il y ait un truc ç suivre particulièrement. Pas que j'en sois un grand fan non plus, j'ai aussi un récepteur chez moi et on ne peut pas dire qu'il sert souvent. Sauf quand je reçois.

 

Ca doit être un substitut à mon manque flagrant de conversation. Je ne vois que ça. Ca m'ennuie quand même de n'avoir rien à dire aux gens que j'aime bien. Fut une époque, j'arrivai au moins à avoir un bon débit de connerie, c'était déjà ça. Maintenant, même ça ne sort plus. J'ai l'impression que mon canal de communication est passé dans mes doigts. Un chemin plus lent, trop lent pour la voix, mais idéal pour le clavier. Moi qui était tout content d'avoir trouvé un outil qui arrive à me générer un minimum de sociabilité, voila qu'il me coince. J'essaye pourtant de m'en défaire un peu, depuis que je me suis rendu compte que je ne savais presque plus tenir un crayon pour plus de 2 phrases. Et j'aime toujours bien rencontrer de nouvelles têtes. Mais j'ai l'impression que ça ne passe pas. Comme s'il y avait un secret entre les gens que je ne connais pas et qui m'empêche de savoir comment intéragir.

 

Bah, peut-être que c'est un nouveau pouvoir que je récupérerai au prochain level.

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Jeudi 6 juillet 2006

Lecteur adoré, si tu as suivi, tu sais qu'hier soir, j'étais au concert de Tool. Et je peux te dire qu'il y a eu de la perte. En une soirée, j'ai perdu l'ouie, la voix, mes bras, une taille de pantalon, 3 litres de flotte et sans doute un peu de ma santé. Mais c'était bon, très bon, bien qu'un peu court. En tout cas, ils ont annoncé qu'ils repassaient en Novembre, donc j'aurai sans doute l'occasion de refaire un régime express par transpiration à ce moment là.

 

Enfn bon, face à toutes ces pertes, plus ou moins bienvenues, Marianne (que les dieux de la basse lui prêtent force et dextérité) a décidé de m'offrir un petit quelque chose, histoire que je gagne un peu quelque chose dans la soirée.

 

Elle a donc commencé par nous offrir la nouvelle sensation asiatique, qu'on pourrait qualifier de boys band de la feuille, j'ai nommé les Yatta. Une demi-douzaine de petits bonhommes japonais qui sautent dans tous les sens en slip ornés et en basket blanche, ça vous requinque déjà un cubik rapidement. Avec ça, votre foi en l'humanité revient. Mais ensuite, on a eu le plat de résistance. Après ça, Marianne nous a offert Dadane. Et là, ça envoit le paté. S'il est vrai qu'un bon rire équivaut à un bon steack, hier soir, j'ai mangé une vache. Y a pas à dire, Dadane est grand. Enfin pas légalement, par la taille, ni même par le talent, en tout cas de loin, mais il est grand quand même. J'espère vraiment qu'il atteindra son but d'arriver sur Skyrock, il le mérite. En tout cas, les auditeurs de la susdite radio le méritent. Faites place, grands du rap francophone, NTM, IAM et autre Benny B (apparement, ça marche bien quand je dis Benny B, je continue), Dadane arrive. Et il va tous vous manger.

Par cubik - Publié dans : Le vide intérieur
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