Mines de rien


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Lundi 15 septembre 2008
Je me suis rendu compte dernièrement que depuis quelques mois, je suis de plus en plus coupé de la vie politique française. Bien sur, il y a toujours des morceaux qui passent. Le filtre belge est beaucoup plus permissif que celui français à l'égard de ses voisins. Mais il y a quand même quelques trucs que je découvre avec retard, genre Edvige. Alors ce matin, c'était rattrapage, en particulier sur le NPA.

Le NPA (j'explique pour les non français et les ermites) est donc un parti qui n'existe pas encore. D'ailleurs, ce n'est pas son vrai nom. NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) est un logo utilisé en attendant que le parti devienne officiel et se choisisse un nom. A la base de ce parti, on trouve la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) censée disparaître dans le futur mouvement et c'est donc tout naturellement qu'on retrouve son porte-parole, Olivier Besancenot, à la pointe de la représentation sur le futur parti.


OB-NPA
envoyé par oziel1996

Il faut dire ce qui est: il le vend bien. Alors je sais, ce que je viens d'écrire va totalement à l'encontre des idées qu'il exprime, mais tout comme il utilise ses mots pour mettre en avant sa future formation, je le dis comme je le sens. Déjà dans la forme. On sent la rage sourde qui l'habite, dès qu'il commence à s'enflammer dans ses discours. Tout en étant totalement controlée, ça se met soudainement à sortir plus fort et plus vite. Sans forcément une cohérence par rapport au propos d'ailleurs, mais ça sort. Il ne s'arrête d'ailleurs pas face aux applaudissements qui viennent ponctuer tout discours politique actuel. Même si la communication est forcément travaillée, ça sent la conviction.
Mais sur le fond aussi, il peut séduire. Sans doute l'effet du temps. Tout comme certaines notions et questions d'extrême-droite se sont déplacées vers les partis plus présentables situés plus à leur gauche sur l'échiquier politique avec le succès qu'on connait, les questions sociales se sont également déplacées plus vers la gauche, emmenant avec elles les déçus par les tenanciers socialistes actuels, qui, il est vrai, n'ont plus de socialiste que le nom. Et puis il est aussi une réponse directe et pas forcément voulue aux discours sarkozystes de campagne qui se voulaient fédérateurs. Relancer le goût de l'effort et du travail, il disait? En voilà l'application sur le terrain politique. Parce que c'est ce que ce NPA appelle pour l'instant. A la prise en main de chacun des enjeux politiques quotidiens. A se mettre les mains dans le camboui. A faire de la politique plutôt que de la laisser à des spécialistes de la spécialité (même s'il y en aura sans doute aussi dans ce futur parti, n'en doutons pas).

Alors comme le dit le porte-parole, tout cela ne sera peut-être qu'une utopie. Il parle de prise en main personnelle pour éviter une bureaucratie élitiste. Mais rien ne dit que ça ne tombera pas dans une bureaucratie populaire et le terme qui fache, ça reste bien bureaucratie. Il parle de se regrouper pour éviter de s'épuiser et faire front commun, mais la volonté d'initiative qui est demandée peut aussi amener à une somme d'individualités difficile, voire impossible à gérer. Il parle d'espoir, pas de promesse et comme il le dit dans un autre discours, la meilleure façon de dire, c'est de faire. Mais peut-être n'aura-t-il jamais moyen de le faire. Après tout, il demande aux gens de quitter la politique de canapé pour agir eux-même, et ça, c'est toujours très difficile, surtout dans ces temps où l'apathie et l'individualisme sont roi.

N'empêche, il est séduisant politiquement, cet Olivier et ce qu'il amène avec lui aussi.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Vendredi 12 septembre 2008
Alors qu'un chanoine reçoit son boss spirituel à la maison, on essaye de me faire taire. On ne me fera pas croire que la coupure réseau de ce matin qui m'a empêché jusqu'à la visualisation de mes mails était dûe au hasard. Bon, ça m'a permis de jouer sans avoir à me cacher, mais quand même. Je sens bien l'attentat contre mon opinion. Je suis quand même un blogueur, merde. Et pourtant, j'ai des choses à dire.

Alors le passage du seul chef d'état sans doute aussi pitit que le notre (ça doit être pour ça qu'il l'accueille à la sortie de l'avion plutôt qu'à l'Elysée comme les autres, pas besoin d'aménager le décor) m'a fait réfléchir un pitit peu (oui, j'ai fait caca). Est-ce qu'il a écouté sa femme lui parler de l'autre vieux spirituel qui est passé il y a quelques semaines, et qu'il a appris des choses sur la voie du milieu (venant de sa femme, ça doit mieux passer). C'est une question à la mode.

Regardons en Thaïlande par exemple. Ils sont en pleine crise politique. Et tout ça pour quoi? Parce que le président est allé faire une émission culinaire. C'est pas méchant d'aller poser à côté d'une vache tout en préparant Maïté, mais le fait d'être payé pour ça, si. L'indépendance du pouvoir, c'est bien, mais est-ce qu'ils n'en font pas un peu trop?

Idem pour le J.O. paralympiques. Rien à voir avec les tibétains hein. De toute façon, ceux là, ils sont soit vivants au travaux forcés, soit morts. Il n'y a pas d'handicapé chez eux. Non, là où on peut se demander s'ils n'en font pas trop, c'est à propos de cette disqualification pour handicap insuffisant. Le pauvre irlandais n'aurait pas été exclus s'il s'était entrainé moins. Mais il ne serait alors peut-être pas aux J.O.. Mais là, il y était et comme son entrainement atténue son handicap, il n'a plus le droit de jouer. Et je doute cependant qu'il soit admissible chez les valides. En gros, il l'a dans l'os. Bien au milieu.

Alors à côté de ça, le pitit Nicolas qui va présenter sa femme à son prêtre, ça ne vole pas haut. Et puis le vieux a beau essayer de le justifier en déclarant que la politique n'est pas la religion, et inversement, c'est un pitit peu facile venant d'un gars qui est quand même souverain à vie de son état théocratique. Alors c'est vrai, en tant que chef d'état, le président français n'est pas censé montrer ses choix religieux. Surtout dans le cas d'une visite d'état. Et puis se justifier en disant que le pays a reçu un autre papy prosélyte il y a pas longtemps, alors qu'il n'était pas là, c'est un peu mesquin. D'un autre côté, personne ne lui reproche d'afficher publiquement ses préférences sexuelles. Enfin bon, ça nous a au moins ramené la Pentecôte dans les jours fériés, c'est déjà ça. A quand pareil pour le Ramadan?
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Jeudi 11 septembre 2008
C'est dommage que je n'ai pas accès à tout le web, depuis le bureau. Je ne peux même pas aller voir les nouveautés en jeu vidéo. Pas sur que ça m'occuperait beaucoup plus, mais ce serait déjà ça de gagné. J'ai beaucoup de jeux en cours en ce moment. Guitar Hero 3, qu'il faudrait que je commence en mode difficile. Spore, avec lequel il faudrait que j'arrête de créer de nouvelles races pour vraiment en mener une à son terme, à savoir la conquête de l'univers, même si tout ça n'est pas très catholique. Et sur ma DS, Spore creatures et Resident Evil. C'est marrant, ça ressemble au tout premier auquel j'avais joué, y a longtemps. En fait, c'est même exactement le même (sauf qu'il est portable, bien sur). J'ai quand même vu qu'un nouveau volet de mon jeu d'avocat préféré sort bientôt. Peut-être que je ne le piraterai pas, celui là.

C'est dire si je m'ennuie. J'en suis même à faire du billard au bureau. J'avais essayé le poker, mais c'est plus prenant et moins facile à gérer, avec les collègues autour. Quant au sudoku, j'arrive plus à activer cette partie de mon cerveau au bureau. Déjà que j'ai encore 20 millions de grilles à finir sur ma ds.

Alors je glande.
Je pense à Dina, dont le fils a raté son permis ce matin. Du coup, elle est partie tôt pour entamer une nouvelle révolution capillaire. On a les combats qu'on mérite, il parait.
J'essaye de calculer quelle quantité d'eau je peux ingurgiter dans une journée de travail. La seule réponse à laquelle j'aboutis est "sans doute trop". Avec mon abonnement Grand voyageur aux gogues, je me demande si on ne va pas finir par m'offrir une pastille Canard WC pour récompenser ma fidélité.
L'été est un peu revenu. Il fait chaud. Juste le jour où j'ai mon t-shirt social qui dit "Faisez moi pas chier". Va falloir que j'évite les directeurs. Joe Dassin aurait au moins pu évoquer de ce genre de problème en chantant l'Eté indien.
Je me demande qui a eu la merveilleuse idée en France de choisir des sirènes de police si différentes des américaines. Dans la plupart des pays où j'ai pu en entendre, on a l'impression d'avoir un film quand on ouvre la fenêtre. Sauf en France. C'est sans doute ça qui empêche Navarro d'avoir l'envergure d'un Dirty Harry.

Bon, je crois que je vais partir tôt. J'ai des zombies à finir de poutrer dans le train. Ca m'évitera de penser à faire la même chose ici.
par cubik publié dans : Le vide intérieur
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Jeudi 11 septembre 2008
En ce deuxième jour de la fin du monde, on peut tout se dire. Pour le temps qu'il nous reste, on va pas faire de chichis, hein. Déjà que certaines en profitent pour quitter la rampe, histoire d'aller une dernière fois chouchouter leur phytoplancton, alors il n'y a pas de raison de faire sa sucrée. On se dit tout, on ne se cache rien. Aujourd'hui, je peux le dire, j'aime bien le F.N. parfois.

Bon, ça reste super rare quand même, faut pas déconner. Mais aujourd'hui par exemple, ils ont réussi. Même si on n'est jamais à l'abri d'un retour (après tout, il est à peine plus vieux qu'un Mc Cain), le vieux borgne a annoncé qu'il prend sa retraite en 2010. Ca faisait un pitit moment que ça devait tomber, eh ben c'est aujourd'hui. Un beau cadeau pour commémorer le 11 septembre, tiens. Bon, faut dire aussi qu'à la prochaine présidentielle, si elle a lieu, il devrait taper les 83 ans. Mais comme ça fait déjà un moment qu'il a dépassé sa date de péremption, c'est toujours bon d'avoir une info sanitaire officielle.
Alors évidement, il ne se retire pas des affaires pour autant. Et le parti reste en vie, probablement dans les mains de fifille. Mais on peut dire ce qu'on voudra sur la dangerosité de la demoiselle, surtout avec son dossier beaucoup moins taché que celui du papounet, mais elle reste tout de même nettement moins charismatique. Le succès malheureux du parti, il tient quand même pas mal sur les épaules du vieux. Et sans lui, même s'il aimerait bien promouvoir la dynastie, on peut espérer une chute notable de leur score. Surtout si ça éclate en guerres intestines pour la succession, comme je l'espère.

Ah c'est sur que c'est pas facile d'égaler une figure pareille, même quand on partage quelques un de ses gênes. Faut dire aussi que c'est beaucoup moins facile de nos jours d'aller torturer un algérien à la gégène. Pas impossible, mais plus compliqué. Et puis l'oeil de verre, même si ça flatte l'électorat en phase de décès, ce n'est plus aussi glamour qu'avant. Y a pas à dire, parfois, la vieillesse, ça a du bon.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Mercredi 10 septembre 2008
Bon, à priori, on est toujours là. Pas de grande lumière dans le ciel avec un 3ème bras qu'en profite pour essayer de sortir. Pas d'aspiration géante nous réduisant à néant au centre de la terre. Mireille Mathieu n'a toujours pas fait son come back. Je crois qu'on peut dire que c'est officiel. La fin du monde ne nous a toujours pas touchés. Ca commence à devenir n'importe quoi, ces histoires.

C'est vrai ça, comment voulez-vous qu'on s'organise. On a droit à une fin du monde tous les ans et c'est jamais la bonne. Va falloir faire attention hein. Parce qu'à force de crier au loup, un jour, la fin du monde va arriver et on sera pas prêt. Voire même, on viendra pas. Du coup, bien emmerdée, la fin du monde. Et ça nuirait foncièrement à la réputation hospitalière de l'humanité. C'est pas comme ça qu'on va gagner des étoiles au Michelin galactique.
Alors il va falloir que les différents prophètes se mettent un peu d'accord et s'activent un peu. On se sort les doigts du cul, les gars. J'en ai un peu marre d'aller stocker de l'huile et de la farine à chaque fois qu'un pecnot voit une étoile filante depuis son jardin ou qu'un geek surdiplomé veut jouer au hoola-hup lumineux dans son cyclotron des familles. Une fin du monde, ça se fait bien ou ça s'écrase. On se prend une vraie catastrophe, on tue Bruce Willis et c'est parti. Au pire, on fait les finitions à la main. Explosion de la plupart des villes au nucléaire, à commencer par Londres, On donne des pierres aux survivants, on attrape quelques bonnasses dans un abri anti-atomique et on attend 2 ans.

Bon évidement, si c'est un trou noir, on accélère un peu le mouvement et on attrape la première mignonne qui passe. Mais prévenez quoi. Déjà que c'était pas évident de trouver que le cyclotron démarrait tôt ce matin, mais si ça se trouve, on aura notre trou noir que demain. Vous me direz, niveau marketing, le 11/09, c'est plus vendeur comme fin du monde. Mais ça se prépare un peu, bordel.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Mardi 9 septembre 2008
Ah, il était temps! La France s'est enfin décidée à réagir. L'église de scientologie, la secte des stars (en v.o., the in-sect), vient de se voir accusée d'escroquerie. Et il était temps. Depuis 2000 ans que ça dure. Hein? Ah pardon, je me trompe dans mes dossiers parfois. Il était enfin temps qu'on arrête d'abuser de la crédulité des gens.

Parce que bon, c'est un pitit peu facile de promettre le paradis à tout va, moyennant finance. Surtout quand le paradis survient après la mort. Dans ce cas là, je veux bien payer après la mort aussi. Pas d'avances, faut pas déconner. Mais que voulez-vous, les gens sont crédules. Ils croient plus en une possible réincarnation qu'en leur chance à l'euromillion. Pourtant, ce dernier a autant de chance d'arriver et pour un résultat nettement plus immédiat.
Alors il était temps que quelqu'un paie et pour le coup, ce sera les scientologues. Faut bien commencer quelque part et ils s'étaient déjà mis sous les feux de la rampe. Ils cherchent aussi. Donc voilà, fini le bout de carton à laisser fondre sous la langue pour avoir une chance de finir avec les anges. Ah non, merde, c'est pas eux. C'est quoi déjà? Le régime d'un mois par an qui permet d'avoir azmilles vierges éthérées après le décès? Ou le coupage de bite qui permet de se croire mieux que les autres, comme quoi on serait élu (par qui? j'ai pas voté)? A moins que ne soit la tonte du crane et le k-way orange pour revenir en bousier dans sa prochaine vie, je sais plus.


Ah non voilà, ils ont vendu des bouquins, des électrodes et aussi des faux médicaments, voire des conseils médicaux. Et rien de prouvé scientifiquement bien sur. Vraiment, ces gens sont petits. Heureusement qu'ils existent de vraies religions pour mettre les gens dans le droit chemin, grace à leurs livres sacrés, leur réconfort pour l'après-vie et leurs conseils de vie.  La foi, c'est quand même autre chose que la naïveté. Ou presque.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Mardi 9 septembre 2008
Chaque jour, un pays souffre. A chaque instant, il subit un nouvel affront. Et pourtant, c'est un exemple pour beaucoup. Un ancien empire qui garde encore quelques restes. Mais la gangrène a finalement réussi à le toucher et c'est un peu de gloire d'antan qui disparaît à chaque seconde. Et pourtant je les aime pas beaucoup (c'est dans les gênes français). Mais aujourd'hui, les anglais ont besoin d'aide.

La nouvelle m'est parvenue ce matin comme un choc. Tous les jours, dans l'ombre silencieuse des églises britanniques, 5 pubs disparaissent. Ils sont lachement abandonnés, après des années de bons et loyaux services, comme ça, au bord des routes du royaume et ils meurent dans le dénuement le plus total. On traine leur carcasse dans des parcs immobiliers de batiments à vendre où on recyclera leurs os pour en faire des salons de coiffure. C'est proprement scandaleux.


Mais le pire est que les anciens habitués n'ont aucun remord de la chose. On suppose qu'ils reconvertissent leur temps de boisson dans le travail, la télé, voire la bouffe. Et ça, ça fait peur. On l'oublie trop souvent, mais les pubs assurent jusqu'ici une fonction oblitérative de la mémoire sur les anglo-saxons, les empêchant de s'essayer à d'autres activités nuisibles à l'équilibre du monde. Et également à faire de la bonne musique avec des chanteurs dissolvables dans l'alcool après 40 ans, mais c'est un autre débat.

Avec la mort des pubs, c'est la "gastronomie" anglaise qui risque de refaire surface. Un fléau qu'on croyait éradiqué depuis longtemps et qui pourrait surprendre le XXIème siècle comme la peste noire a pu le faire en son temps. Sans compter que la longue dégénérescente des débits de boisson risquerait également de se propager à nos contrées, pas encore trop abimées sur ce point. Alors aujourd'hui, faites un geste. Sponsorisez un pub. Pour que les anglais oublient d'oublier qu'ils boivent pour oublier que leurs cuisines existent.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Lundi 8 septembre 2008
On le savait, l'indépendantisme a des fans en Belgique. Souvent en Flandre, c'est vrai, mais il paraît que 20% des francophones songent de plus en plus à un rattachement de la Wallonie à la France. La seule chose qu'on peut saluer dans ces histoires, c'est que ça ne se traduit jamais de manière violente. La Belgique n'a pas encore son E.T.A. et c'est déjà pas mal. En général, ça reste juste bête et méchant.

Le week-end dernier se tenait donc le traditionnel Gordel. Avant d'expliquer ce que c'est, il faut savoir que la région bruxelloise (traduisez "la ville de Bruxelles") est une enclave dans la région flamande. Bon, à son point le plus fin, il ne doit y avoir qu'une bande flamande d'une vingtaine de kilomètre séparant Bruxelles de la Wallonie, mais la ville reste encerclée. Le Gordel (traduisez "ceinture") est donc une manifestation annuelle typiquement flamande. Voire flamingante (traduisez "nationaliste flamand"). Il s'agit d'une course cycliste qui s'amuse à faire le tour de Bruxelles tout en restant en Flandre. En gros, les nationalistes défilent en jaune et noir (traduisez "les couleurs de la Flandre") et pissent autour de tout ce qu'ils aimeraient être à eux. Il y a longtemps que l'aspect sportif est passé au second plan et les chefs de parti "nationaliste" (traduisez "pour l'indépendance de la Flandre") n'hésitent pas pour participer.
Alors depuis des années, du côté des wallons et des bruxellois (traduisez "Bruxelles ne fait pas partie de la Wallonie" (c'est pour les français qui font constamment l'erreur)), on s'amuse à perturber gentiment le Gordel, en mettant des punaises sur la route ou en volant des panneaux de direction. Encore cette année d'ailleurs. Mais vu la situation de l'unité nationale, d'autres ont décidé de faire plus. C'est pour ça qu'en même temps que "la ceinture", cette année, on a eu aussi droit à la bretelle (traduisez "la bretelle"). En gros, c'est comme les autres, sauf que c'est à l'intérieur de Bruxelles, et un peu aussi dans les communes à facilité (traduisez "communes de la périphérie bruxelloise en Flandre,  à majorité francophone et disposant de facilités administratives à cet égard").

En gros, on a un concours de domination (traduisez "de celui qui pissera le plus loin ")  autour de la ville, prévu désormais chaque année. Le pire étant qu'ils peuvent effectivement se croiser dans les communes à facilité. De là à ce qu'ils en arrivent à se pisser dessus, on est qu'à deux pas, soit le franchissement de la frontière linguistique. Alors qu'il est tellement simple de régler le problème. Si vous avez peur de baisser vos frocs les gars, il existe des solutions. Comme ça:

par cubik publié dans : Belgique, mon amour
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Lundi 8 septembre 2008
Je crois qu'il y a une compétition entre les journées mondiales de quelque chose. On s'en doutait déjà, vu qu'il y en a certaines qui s'amusent à tomber les mêmes jours. Apparement, toutes les dates ne se valent pas. Et il faut imposer sa journée mondiale. C'est pas toujours facile. Cette année, on constate déjà des pertes. Prenez la journée de l'alphabétisation, par exemple. C'est aujourd'hui, et c'est pas facile de trouver l'info en ligne.



Pourtant, c'est important les lettres. Bien sur, aujourd'hui, l'image peut jouer pour beaucoup, mais quand même. A quoi ça sert que Caca-Cola se décarcasse a dépenser des millions en pub pour dire que leur produit principal est sans conservateur, en essayant d'acheter une crédibilité au passage, si c'est pour que tu ne saches pas la lire? Non, vraiment, ça peut servir, l'alphabet. Le jour où on remplacera O.G.M. sur les boites par un terme plus politiquement correct et marketinguement acrocheur, tu seras bien dans la merde si tu n'es pas capable de le repérer. Un peu comme les armes à sous-munitions qui ne sont que des mines à fragmentation déguisées, sauf qu'elles seraient interdites sous ce nom là (ou un truc comme ça).
Alors c'est sur, en apprenant à être lettré, tu te disqualifies tout de suite de la plupart des émissions de télé-réalité. J'en suis bien conscient. Mais rends toi bien compte aujourd'hui qu'un Euromillion est beaucoup plus profitable, pour à peu près autant de chances que celle de faire carrière en sortant de ces trucs. Et pour le jeu, vaut mieux savoir lire les règles. Comment tu veux participer au jeu des boites d'Arthur, sinon? D'ailleurs, les mères l'ont bien compris. Certaines n'hésitent plus à inscrire leurs embryons à la maternelle. Il parait que plus on commence tôt, mieux on apprend.

Alors pensez-y. Ne laissez pas tomber cette journée dans l'oubli. Grâce à elle, tu pourras peut-être sauver ta vie un jour. En distingant par exemple la bonne gastronomie pratique de celle qui cache des légumes en son sein. Ou en apprenant comment éviter la chtouille et comment s'en débarasser sans utiliser l'eau de javel. Et puis comment veux-tu avoir la moindre chance avec elle si tu n'es même pas foutu d'écrire correctement: "Jennifer Ellison, t'es trop bonne"? Non vraiment, fait un effort.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Vendredi 5 septembre 2008
L'embêtant avec ce que nos amis journalistes appellent des marronniers (à savoir, des sujets qui reviennent d'une année sur l'autre), c'est les marrons. Tous les ans, je manque de me faire lapider. Heureusement, j'ai trouvé la solution presque malgré moi. Je ne me tiens plus au courant.

Ce week-end, c'est donc de nouveau week-end de la bière à Bruxelles. Et même que c'est le dixième. Et cette année encore, je ne l'apprends que quelques jours avant. Ce qui n'est pas plus mal. Le belge est sympathique et ne crie pas trop face à l'immigré que je suis, qui n'aime pas le breuvage national. En général, il se contente de me traiter de français, ce qui me va très bien. Enfin, jusqu'à ce qu'il apprenne que je ne bois pas de vin non plus, auquel cas je deviens un "faux-français". Enfin bref, le belge me laisse vivre.
Mais j'en suis un peu moins sûr pour les non-belges qui sont souvent plus fanatiques qu'un utilisateur de macintosh. Et comme en plus, le voyage en Belgique sert souvent de prétexte à une surconsommation excessive, ça peut devenir carrêment dangereux.



Du coup, ami, si tu veux venir au week-end de la bière, ça commence ce soir. Je sais, je préviens un pitit peu tard, mais je ne l'ai moi-même appris que ce matin. C'est vrai, je pourrai me tenir au courant, mais bon, que veux-tu, c'est pas facile la vie. Je ne suis pour l'instant qu'amiral en chef dans ma conquête spatiale dans Spore, alors je ne peux pas tout faire. Mais c'est vrai que c'est ballot.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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