Mines de rien


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Jeudi 2 octobre 2008


On ne peut pas lui faire confiance. Elle n'oublie jamais rien. Si encore elle gardait tout pour elle, ça n'agiterait que les paranoïaques. Mais non, il faut toujours qu'elle lache tout. Plus ou moins vite, mais elle ne cache jamais quelque chose indéfiniment. Et pourtant, il y a toujours des gens près à lui faire confiance. A la croire sur parole. Pas qu'elle aille les chercher, mais bon. Elle ne fait rien pour les arrêter. Avant de les trahir.

Et tu peux creuser autant que tu veux, ça ne change rien. A la rigueur, sa fille la mer est plus discrète. Enfin, ça dépend des fois. Mais elle, on ne peut rien lui confier. Tu mets une pitite malédiction sur un cimetière indien, t'enterres, tu peux être sûr qu'un ou deux siècles après, t'as des poltergeists dans ton batiment construit innocemment par dessus. Pareil pour les déchets nucléaires. Idem pour les toilettes de cromagnon dont presque tout le monde se fout. Y aura toujours un archéologiste pour venir te les déterrer le jour où tu veux construire une galerie commerciale ou une autoroute.
Et encore, c'est des gros trucs tout ça. Mais si tu creuses ton pitit trou pour y crier un secret, tu peux être sur qu'elle va le cracher aux quatres vents et que la rumeur sera répandue avant que tu rentres chez toi. Limite si elle te le fait pas pousser sur les arbres. Idem pour les cadavres dont tu veux légitiment te débarasser. Elle trouvera bien un moyen plus ou moins spectaculaire (volcan ou souvenir paysager) pour te les ramener à la face.

Décidément, on ne peut vraiment pas lui faire confiance. Pas étonnant que tout le monde soit si dur avec elle. Et elle peut bien crier et souffler des tempêtes tout ce qu'elle voudra, c'est pas près de finir. Salope.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Jeudi 2 octobre 2008
Je crois que c'est la première année que j'allais au festiblog l'esprit serein, l'oeil vif, le nez aéré et l'estomac au repos. En clair, j'y suis allé en bonne santé. Mais l'univers étant très joueur et très porté sur les balances cosmiques, c'est deux autres organisateurs dont je tairai les noms qui se sont retrouvés misérables de l'état de santé. Et forcément, ça loupe pas. Depuis deux jours, mes meilleurs amis, c'est eux:


Eh ouais. La saison de l'huitre est ouverte. Sauf que voilà, comme à chaque fois que c'est le cas, je me trouve confronté à des moments de solitude intenses. Et en particulier un. La douche.
Je ne sais pas si c'est toute cette eau qui donne une soudaine envie à mon nez de couler (je ne le blame pas, les piscines m'ont toujours donné envie de pisser), mais c'est un peu pénible. Tout bêtement parce que le kleenex ne supporte pas la jaillissante cascade énergisante, nécessaire à toute journée active (oui, je suis bien au bureau, si si). Alors je vois déjà les barbares me conseiller de me laisser aller à tout laisser coller, voire d'utiliser mes doigts, histoire de me mettre au macramé morveux. Mais voyez, jouer avec mes fluides nasaux alors que je suis en train de me laver la tête, ça me répulse un peu. Déjà que mon shampoing fait un peu slime, c'est pas la peine d'en rajouter.

Et puis ce matin, l'illumination. Edika, comme dirait l'autre. Il suffit juste d'inventer le mouchoir imperméable. Enfin la libération des nez trempés! En plus, totalement réutilisable, pour peu qu'il soit suffisamment huilé pour laisser perler les mucus libérés. Grace à mon invention, le bonheur terrestre est enfin à portée de main. Alors si quelqu'un a des contacts chez K-Way, qu'il me fasse signe.
par cubik publié dans : Le vide intérieur
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Mercredi 1 octobre 2008
Le mot du jour, c'est philanthropie. Enfin, c'était plutôt le mot d'hier, et surtout en Belgique en fait. C'est vrai qu'en France, on le connait nettement moins, mais bon. Hier était donc la journée de la philanthropie. En gros, c'était le bon jour pour se demander si on ne serait pas un peu privilégié et s'il serait pas un peu temps d'en faire profiter les autres. Genre partager ma pralinoise? Avec le mal que j'ai à m'en procurer? Pas facile.

Alors bon, j'entends déjà les français se plaindre que oui, la France est une terre généreuse, que c'est quand même eux qui ont inventé Médecins sans frontière, tout ça, tout ça. N'empêche que le belge, il l'est encore plus. Et c'est pas moi qui le dit, hein. Le belge est partageur. C'est peut-être parce qu'il est plus taxé. Ou parce qu'il se rend compte que la vie n'est pas toujours facile. Surtout avec des accès web qui, en moyenne, sont plutôt à 4Mo et avec des quotas de téléchargement. Enfin bref, il se rend que la solidarité, ça pourrait bien être utile. Et du coup, il commence par donner l'exemple. Même qu'ils me donnent des sous pour tra... venir au bureau chez eux, c'est dire. Et même aux riches ils donnent. Parce que même quand on maîtrise l'humour absurde et le non-sens, on voit bien qu'un banquier à découvert, c'est triste.

Alors je dis, soutenons cette solidarité et devenez tous philanthropes. Parce qu'on peut toujours donner plus. Et qu'après 2 jours de philanthropie intense le week-end dernier durant lesquels j'ai quasiment pas eu le temps d'aller aux toilettes, je me rends compte que le bureau me fait chier. Alors envoyez moi vos sioux. Plein.
par cubik publié dans : Belgique, mon amour
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Mardi 30 septembre 2008
Encore un dur week-end de passé. C'est pas tous les jours facile, de descendre dans une capitale étrangère pour trainer dans les festivals. Tiens, prenez moi par exemple (oh oui, grande folle). Ben je peux vous dire qu'aujourd'hui, ma chaussette a des trous. Faut dire qu'à force de battre le pavé, il finit par répondre.

Le week-end a donc commencé tranquille au festival du jeu video vendredi. J'ai l'impression que c'était le bon jour pour y aller, pas trop de monde encore, la possibilité d'approcher les bornes de jeu avec les nouveautés, les babes approchables, y compris lors du show des pom-pom girls... Du coup, j'ai pu contempler le prochain Guitar Hero (un jour, il sera mien), le prochain lapin crétin (on n'a pas fini d'être ridicule dans nos salons), un peu de Warhammer online, un peu de retrogaming... C'était pas mal. Une mise en bouche avant l'évènement de la fin de semaine.

Car oui, il y avait mieux. En même temps, c'est pas une surprise, je l'avais déjà annoncé ici. Il y avait donc le Festiblog BD. Et j'en ai vu des choses sur place.

Une affluence probablement record (du monde tout le temps). Des gens respectueux dans l'ensemble, malgré parfois des longues attentes infructueuses. Des dragues au crayon. Des communistes. Des pirates. Des roger, roger. Des piles d'albums qui fondent plus vite qu'une pralinoise entre les doigts d'un fiévreux. De la notoriété féminine avec un défilé de dédicaces chez Agnes B.. Des animations bien achalandées. Mes pieds enflés, mais heureux. Magnum en chair et en moustache. Des langues de putes bien méritées. Un panda agonisant plein de pêche. Des médias pressés de parler à un organisateur hyperactif. Une miss blablabla qui bosse le dimanche (la folle). Du soleil. De la reconnaissance. Des gens souriants.

Et pour la première fois, une file qui se forme avant l'arrivée de l'auteur. Au moins 2km de gens à faire passer. Mais un jour, je l'aurai ma dédicace de Boulet. Oui, un jour, je l'aurai.

En attendant, y en a qui disent merci mieux que moi, alors c'est toujours plus facile de faire un lien.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Jeudi 25 septembre 2008
Alors...

La DS, c'est bon. Les caleçons, ça devrait aller. Les t-shirts, faut encore que je trie... Je crois que je suis prêt. Plus qu'à décider comment je descends.

Méthode fusion-man?

Mmh non. Pas assez d'autonomie.

Méthode taïkonautes?


Mmh non. Trop loin, trop long, trop polluant.

Bon be je crois que je vais m'en tenir à mon fidèle Thalys, alors.


Euhhhh non.


Plutôt ça.

Et n'oubliez pas, demain, c'est festival du jeu vidéo. Et le reste du week-end, c'est Festiblog bd. Ca va être bien encore.


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Décidément, j'ai pas une vie facile.
par cubik publié dans : Le vide intérieur
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Jeudi 25 septembre 2008
Eh ben oui, bad boy, what you gonna do? What you gonna do, when they'll come for you? Parce que bon, c'est quand même la crise là. Et même si personne n'a encore parlé officiellement de récession, tout le monde a entendu le mot circuler, voire s'appliquer. Le grand carnaval de la campagne présidentielle étazunienne a même été arrêté à cause de ça, c'est dire si c'est la merde. Ils vont être obligé d'intervenir avant d'être élu, je sais pas si tu te rends comment ça craint pour les candidats, qui s'exposent à des représailles lors du vote prochain.

Et là, on commence à parler de sanction. De trouver les coupables (les responsables, c'est plus intéressant mais c'est plus compliqué). Ca a commencé avec notre cher président qui a mis un peu les pieds sur les pitits fours de l'O.N.U. en appelant à des punitions. Bon, on se doute bien que c'est comme d'habitude, un effet d'annonce, même si pour une fois, l'intention est louable. Sauf qu'il y en a toujours pour prendre ce genre de choses au sérieux. A commencer par le F.B.I..
Le bureau préféré des vendeurs de t-shirts en manque de bonnes idées a donc lancé une enquête sur la crise dans les milieux financiers. On parle déjà de fraudes potentielles sur les crédits-logement. Et les directeurs financiers des établissements prestigieux récemment tombés en faillite commencent à serrer les fesses.



C'est bien joli tout ça, mais on la connait la pitite histoire. Même s'ils arrivent à attraper un gars (je me demande s'il y aura les images de la poursuite du 4x4 en hélico), il va faire quoi? Déjà, il va prendre Johnnie Cochran comme avocat, ou un de ses potes (pour ceux qui ne suivent pas, il s'agit de l'avocat qui a réussi à dédouaner O.J. Simpsons du meurtre de sa femme, avec l'aide de plein de caméras aussi (sa défense Chewbacca est remarquable)). Et puis après, il va reprendre la fameuse défense d'après-guerre du fabricant de poupées blondes, Klaus B.: "C'est pas ma faute si mon travail fait führer!".

Du coup, ça va retomber sur qui? Le portier de Wall Street? Les retraités américains qui veulent du 30% de rendement? Les pitits actionnaires du genre Messier? Les directeurs de banque? Ou tout bêtement le citoyen étazunien qui vote pour des gouvernements qui autorisent ces politiques de libéralisation intense des marchés? Heureusement, la double peine n'existe pas aux USA (enfin, je crois pas). Sauvés.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Mercredi 24 septembre 2008
Il y a des jours où je blame mon clavier. Parfaitement. Alors que ça pourrait un peu être considéré comme les nichons de ma femme (ma blonde n'est que ma maîtresse, mon coeur est à toi, portable), il y a des jours où je lui en veut. Surtout les jours où je dois m'exprimer oralement. C'est de moins en moins facile.

Et le pire, c'est que je ne peux pas vraiment vous le montrer par écrit, en l'improvisant au débotté, comme ça. Parce qu'il ralentit mon débit oratoire et avec lui, toutes les fautes et lapsus que je peux faire disparaissent, ou presque. Alors qu'à l'oral, ça y va. Ca se bouscule au portillon pour être le mot à sortir le plus rapidement et hop! Ca donne n'importe quoi. Je m'étonne d'ailleurs de n'avoir pas encore commencé à bégayer, parce qu'il me semble que c'est dû au même phénomène. Encore que le bègue, ça le bloque. Moi, tout sort, et ça devient incompréhensible. Ou drole, mais ça dépend pour qui. Les collisions de mot, c'est pas toujours beau.

" Et en 9 chiffres, vous avez?

_ Je sue du cul.

_ Pas mieux."

Tudu tun tuuuuun, tudun tuuuuun

Le compte est rond.
par cubik publié dans : Le vide intérieur
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Mercredi 24 septembre 2008
Tous les jours, une nouvelle journée. C'est quand même bien fait la nature. Et le calendrier aussi. Hier, c'était l'Overshoot day. Alors comment le traduire? La journée de fin du premier service planétaire? Le jour du découvert écolo? Enfin bref, c'est le jour dans l'année où l'humanité finit de consommer ce que la Terre produit en un an. Autrement dit, on mange du rab', là. Et ça, c'est pas bien. Surtout quand on pense que certains se sont fait piquer leur part. Mais il y a toujours des gens qui pensent à nous.

Ainsi, 60 millions de consommateurs révèle l'oeuvre secrète des fabricants de produits alimentaires pour nous éviter de courir à la catastrophe. Depuis quelques temps, il semblerait que nos habitudes changent, sans qu'on s'en rende vraiment compte. Grace à des groupes humanitaires comme Danone, peu à peu, nous consommons moins. Et il était enfin temps de le révéler au monde.
Ces grandes firmes alimentaires ont donc décidé de réduire les portions que nous achetons. Par exemple, les biscuits Prince sont plus légers désormais. Pareil pour le chocolat. Et tout ça, de façon totalement inaperçue. Un vrai miracle de marketing. Grace à ces entreprises altruistes, tous les jours, on peut faire un geste pour la nature en consommant moins. Et tout ça, sans augmentation de prix. Quelle générosité.

Alors bon, par pure modestie, ils sont restés dans l'ombre longtemps. Mais leur altruisme est enfin affichée au grand jour, même s'ils s'en gardent un peu. Quelle humilité. Et pourtant, il y en aura quand même pour se plaindre de payer le même prix pour moins de choses. Les fous.
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Mardi 23 septembre 2008
Ce soir, la plupart l'auront remarqué, c'est mardi. Et chez moi, le mardi, c'est Blue Bayou (395 Chaussée de Louvain à Bruxelles, bon, copieux, pas cher). Oui je sais, ça fait un peu sale habitude, mais c'est une tradition qui me reste du temps où je gachais quelques soirées par semaine à tenter d'apprendre le kreukreu. Et donc, ce soir, ce qui est spécial et qui mérite donc que je le signale, c'est que l'autruche est de retour au menu. Depuis que l'établissement s'est spécialisé dans la grillade, la chef avait un peu eu tendance à l'oublier. A force de réclamations, elle revient. Et c'est cool, parce que l'autruche, c'est bon.


C'est un peu comme une dinde géante avec un gout de filet de boeuf extra-fin. En gros, ça déchire sa maman. Surtout quand elle expulse l'oeuf, bien sur, mais même encore après.

Mais quand même, plus je la regarde, cette autruche, et plus je me dis que c'est quand même dommage. Oui, la viande est excellente. Bien sur, la récolte de plume de cul, ça a son charme. Mais quand même. Imaginez s'il y avait eu une culture du fromage dans les pays accueillant la bête. Un couteau à fromage en ergot d'autruche, ça aurait quand même eu une sacrée classe, non? Et puis là, on aurait pu prendre des vraies tranches de claquos, parce que l'engin, ça aurait été un autre format que l'opinel de papy. Il y a des folklores qui mériteraient presque d'être exportés, tiens. Presque.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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Mardi 23 septembre 2008
Elle vit à Bruxelles. Dans une banlieue un peu chicos. Bon, pas vraiment la banlieue non plus, juste au bord de la ville. A la limite de la Flandre, d'où les partisans les plus téméraires vont jusqu'à tagguer le panneau francophone annonçant l'entrée en ville. Ahlalala merveilleux nationalisme.

Ici, on est propre sur soi. Les rues sont dégagées, rien qui traine. Dégagées aussi de panneaux indicateurs, mais il faut ce qu'il faut. On va quand même pas se laisser emmerder par des piétons qui voudraient rentrer chez eux, alors qu'on essaye de se faire un rond point super design. Non, c'est propre, précis, pointu.
Le passe-temps favori de l'indigène, ça semble être de tailler sa haie. Ah c'est carré. Rien qui dépasse. Ou alors, c'est que les locataires sont en vacances. Et celui qui irait jusqu'à s'aventurer à laisser pousser anarchiquement sa haie, il risque de finir avec son chat cloué sur la porte. Idem pour les pelouses qui décideraient de se jouer des 3cm règlementaires. On ne rigole pas avec des gens armés de taille-haies.

C'est vous dire s'ils ont peur quand elles débarquent le soir. La rebellion débarque la nuit ou les jours de pluies. Une vraie invasion. Les vieilles restent cloitrées chez elle en espérant voir le matin. Les jardiniers du dimanche prient en appelant à la pitié pour leurs bégonias. Les chiens hurlent à la mort en songeant à leur gamelle de croquettes qu'ils n'ont pas eu le temps de finir et qu'ils ne reverront jamais. Quand elles arrivent en ville, tout le monde change de trottoir.


Décidément, même dans les quartiers bienfamés, les rues de Bruxelles ne sont plus sûres.
par cubik publié dans : Les riens des autres
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